Dans une note rendue publique, le Président du Mouvement « AFAF », Tamsir Sall, a tenu à apporter sa pierre à l’édifice pour la relance de la Poste, une structure publique.
« L’économie Sénégalaise est actuellement plongée dans une baie de sable mouvant. Il appartient désormais à tout un chacun, de quelque bord qu’il se situe, d’apporter sa contribution pour éviter que notre cher Sénégal ne soit englouti.
Ainsi, au nom de la République, de la démocratie et du patriotisme, nous proposons à l’Etat du Sénégal une solution pratique pour relever une structure publique très importante qu’est la POSTE qui est paralysée par un manque de liquidité dû fondamentalement à l’absence de stratégies adéquates, d’orientation claire et de visibilité », a-t-il indiqué.
Et la solution qu’il propose est la suivante. « Que désormais, toute personne étrangère établie au Sénégal et ayant des activités économiques dont le chiffre d’affaire est inférieur ou égal à 500 000 000 de FCFA, ouvre un compte directement à la POSTE.
Pour se faire : • Une loi doit être votée à l’Assemblée Nationale, pour que chaque étranger établi au Sénégal et ayant des activités économiques sur le territoire national dont le chiffre d’affaire est inférieur ou égal à 500 000 000 de FCFA ait obligatoirement un compte à la POSTE.
• Une loi interdisant à tout étranger établi au Sénégal et dont le chiffre d’affaire est inférieur ou égal à 500 000 000 de FCFA d’ouvrir un compte dans une institution financière autre que la Poste. •Une loi criminalisant la thésaurisation de la monnaie par les étrangers établis au Sénégal ».
À l’en croire, « Ces lois permettront à l’État du Sénégal d’avoir une visibilité parfaite sur les flux financiers générés par les étrangers établis sur l’ensemble du territoire national. En outre, elles permettront de procéder plus facilement à imposer les revenus générés par les activités des étrangers établis sur le territoire national. Enfin, cette mesure concernant l’ouverture obligatoire d’un compte par toute personne étrangère établie au Sénégal et dont le chiffre d’affaire est inférieur ou égal à 500 000 000 de FCFA permettra sans nul doute à la POSTE de se refaire une peau neuve et de sortir de sa longue et douloureuse agonie », a-t-il conclu.