Ce jeudi 17 juillet 2025, l’activiste Assane Diouf, 53 ans, a comparu devant le tribunal correctionnel de Dakar. Il est poursuivi pour diffusion de fausses nouvelles, discours contraires aux bonnes mœurs et offense à une personne exerçant les prérogatives du président de la République.
À la barre, il a contesté les faits, tout en reconnaissant avoir tenu les propos évoqués dans une vidéo virale sur TikTok. Il nie toutefois avoir nommé directement le Premier ministre Ousmane Sonko, affirmant n’avoir insulté personne en particulier, mais avoir « dénoncé ce que tout le monde sait ».
Le ministère public l’accuse notamment d’avoir tenu des propos graves et obscènes à caractère diffamatoire, citant notamment des allégations non prouvées sur des « cadeaux » reçus du patron de Seneguindia. Le procureur a requis deux ans de prison, dont six mois ferme.
La défense, assurée par Me Alioune Badara Fall et Me Aboubacry Barro, a plaidé la relaxe, arguant que le Premier ministre ne constitue pas une institution protégée par les textes incriminés, et dénonçant une instruction insuffisante. La demande de liberté provisoire a été rejetée par le tribunal, qui a mis l’affaire en délibéré au 7 août 2025.