Dans la perspective de la célébration de la résolution 13/25, communément appelée « Femmes, paix et sécurité », les femmes de l’Afrique de l’Ouest et du Sahel notamment celles de l’Aes et de la Cedeao, ont décidé de mener la réflexion sur l’extrémisme violent. Concrètement, il s’agit de déterminer le rôle des femmes et des jeunes dans la prévention et la lutte contre les discours de haine, la polarisation, l’extrémisme violent et la radicalisation.
« L’expérience tirée des conflits armés pourrait servir à anticiper sur l’avancée de l’extrémisme violent qui secoue tous les pays du Sahel et naturellement le Sénégal », a estimé Adjaratou Wakha Aïdara Ndiaye, Directeur exécutif PARTNERS WEST AFRICA SÉNÉGAL qui considère que notre pays n’est pas épargné car, les organisations d’extrémisme violent sont à moins de 2 km de nos côtes.
En faveur de l’émergence et notamment de l’avancée technologique, les réseaux et surtout l’intelligence artificielle sont bien utilisés par ces organisations d’extrémisme violent pour mener leurs attaques, le recrutement mais aussi la propagande. Elles utilisent les vulnérabilités qui sont non seulement politiques mais également économiques. Le focus est fait sur les véritables cibles qui sont généralement des entités vulnérables qui sont faciles à manipuler, à atteindre, a ajouté Adjaratou Wakha Aïdara Ndiaye. « Les Sentinelles des Résolutions FPS et de la cohésion sociale », afin de permettre aux membres dudit programme de participer à la prévention et la lutte contre la radicalisation, l’extrémisme violent, la polarisation et la propagation des discours de haine en Afrique de l’Ouest et au Sahel allient les organisations de la société et d’autres acteurs à « discuter et d’apprécier les effets de la Résolution 2242, de l’outil de promotion de la participation des femmes et des jeunes aux processus de paix et de sécurité, notamment en Afrique de l’Ouest et au Sahel. Mais également de promouvoir l’utilisation des médias sociaux et d’autres outils numériques pour amplifier la voix des organisations de femmes et des jeunes, en particulier pour plaider en faveur d’efforts de prévention et de lutte contre l’extrémisme violent intégrant les approches transfrontalières régionales. L’autre option est aussi de mener des plaidoyers au niveau national, régional et international, avec un groupe de plaidoyer mis en place, afin de défendre l’adoption d’une Résolution qui reconnaitra l’impact des crises sociopolitiques et celle de la mal gouvernance sur le panier de la ménagère, et qui affectent de manière disproportionnée les femmes et les enfants, au même titre que les conflits armés et l’extrémisme violent.