Face aux journalistes, l’auteur et ancien ministre-conseiller sous le régime du président Macky Sall n’a pas mâché ses mots. « Le Sénégal doit beaucoup à sa presse », a-t-il affirmé d’emblée. Pour lui, la liberté de presse et d’opinion constitue « l’encre indélébile de la démocratie ». Toute tentative de répression serait vouée à l’échec. « Un pouvoir qui veut bâillonner la presse, c’est un combat perdu d’avance », a-t-il martelé.
L’ancien porte-parole du gouvernement estime que le régime actuel s’attaque à la presse sur le plan fiscal, mais « cela n’a pas marché ». Il a également fustigé les attaques contre les influenceurs et journalistes indépendants, considérant que « la liberté de presse est consubstantielle à la démocratie ».
Plus largement, Yoro Dia voit dans cette posture des autorités une méconnaissance de l’histoire politique du pays. « Ils ont tenté l’insurrection, ont été arrêtés, puis c’est par l’opposition légale qu’ils ont accédé au pouvoir. Une fois au sommet de l’État, leur devoir devrait être d’élargir la base démocratique, pas de la restreindre », a-t-il affirmé.
Selon lui, le Sénégal est ancré dans une tradition démocratique profonde : « On vote ici depuis 1848. Nous sommes assis sur deux siècles de tradition démocratique. »
Fidèle à sa vision d’un État de droit fort et inclusif, Yoro Dia a appelé à consolider la démocratie, et non à la soumettre à des velléités autoritaires.