Lors de sa récente allocution, le président de la République, Bassirou Diomaye Diakhar Faye, a abordé plusieurs sujets cruciaux, notamment la stabilité du pays. Selon lui, le Sénégal n’a rien à envier aux autres nations en matière de stabilité.
La stabilité politique, clé de l’attractivité et de la paix
« Pour qu’il y ait une stabilité politique, il faut un climat politique stable permettant d’attirer les investisseurs », a souligné le président. « C’est pourquoi, je compte continuer à m’atteler à tout ce qui pourrait apporter la paix dans ce pays et je tends la main à tous ceux qui travaillent en ce sens. Nous ne pouvons pas l’oublier, nous venons d’un passé récent très difficile et, qui plus est, nous sommes tombés sur une situation économique et financière qui devrait nous amener à cultiver la paix et la stabilité. Tout ce que nous ferons hors de ce cadre en tant que gouvernement, les Sénégalais ne seront jamais en phase avec nous. En tant que président de la République, connaissant mes responsabilités et les missions qui me sont conférées, je vais toujours m’y atteler. »
Réconcilier les Sénégalais et restaurer la confiance en la justice
Le président Faye a ensuite mis en lumière deux de ses chantiers majeurs : la réconciliation nationale et la libération de la justice. « C’est un honneur et un privilège d’être président de la République, c’est aussi une charge que j’assurerai avec humilité et responsabilité. J’ai trouvé ce pays dans une division totale, même au niveau de nos propres maisons. Alors on a dit que pour le prochain président, son premier chantier c’est de réconcilier les Sénégalais. »
Il a insisté sur l’importance des assises : « C’est pourquoi, dès la première année, j’ai prêté serment le 2 avril, mais j’ai insisté pour que l’on respecte le calendrier des assises le 28 mai afin que le Président qui arrive s’attelle à réconcilier les Sénégalais avec la justice, [et à] restaurer la confiance du citoyen vis-à-vis de notre justice. C’était notre premier chantier. Quand on parle de justice, que ce soit au Sénégal ou ailleurs, on veut que la justice puisse marcher, et pour cela il faut la libérer, mais la libérer ne signifie pas laisser les juges faire tout ce que bon leur semble. Il faut dénoncer ceux qui auparavant ne marchaient pas. C’est pourquoi, j’ai eu à faire 11 mois en prison. Et si je viens aujourd’hui cautionner les anomalies, cela va constituer un échec pour moi. Je dois corriger les imperfections, c’est mon credo, d’où les efforts consentis actuellement. »
Voyage aux États-Unis et unité avec le Premier ministre
Concernant son récent voyage aux États-Unis, le président sénégalais a informé avoir pris part à deux importantes rencontres, notamment avec la Chambre de Commerce américaine, afin d’inciter les investisseurs américains à venir « investir au Sénégal, régler des problèmes et créer des emplois ».
Revenant sur la récente sortie du Premier ministre Ousmane Sonko, le chef de l’État a tenu à lever toute équivoque. « Par rapport à ce que Sonko a dit, il y a des gens qui vont dire ‘oui, il y a des divergences avec le Premier ministre’, non, le Premier ministre l’a dit, c’est mon ami. Je n’ai aucun conflit avec lui. Je compte continuer à faire le focus sur les attentes des Sénégalais, autrement dit comment trouver des solutions aux difficultés des Sénégalais. Le seul combat qui vaille, c’est le combat contre les difficultés que les Sénégalais endurent, que nous-mêmes endurons en tant que gouvernants qui butons sur un héritage difficile. »
Il a conclu en réitérant la vision de son gouvernement : « Et nous savons ce que nous allons faire avec le Jub, Jubbal et Jubanti [probité, redressement et justice]. Si vous héritez d’une situation financière complexe, il faudrait se concentrer sur cela pour trouver des solutions. C’est là où les Sénégalais nous attendent. Et c’est en ce sens que j’appelle tout le monde, notamment nous les gouvernants qui avons hérité de cette situation. Les attentes, c’est la gestion transparente, c’est l’affirmation de la souveraineté, c’est la veille systématique des intérêts de l’État, c’est la libération de la justice, la défense des libertés et la préservation des valeurs démocratiques. »