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Situation économique du pays, paralysie des secteurs du BTP et de la presse, inquiétude des récoltes, suppressions des bourses familiales, endettement : l’incompétence du régime au banc des accusés

Situation économique du pays, paralysie des secteurs du BTP et de la presse, inquiétude des récoltes, suppressions des bourses familiales, endettement : l’incompétence du régime au banc des accusés

La Confédération pour la Démocratie et le Socialisme (CDS) n’est pas restée indifférente à la situation économique du pays. Selon ses membres, plusieurs secteurs d’activités sont à l’arrêt, à l’exemple du Bâtiment et Travaux Publics (BTP) et de la presse. Sont également soulignées les réalités difficiles du monde rural, la suppression des bourses familiales et l’endettement croissant.

« Notre pays s’enlise dans une crise aussi profonde qu’inédite, dont les manifestations sont visibles à tous les niveaux de la vie nationale. Les chantiers du BTP, autrefois symboles de dynamisme et de modernisation, sont aujourd’hui à l’arrêt. Ainsi, sont abandonnés des milliers d’artisans, d’ouvriers et de techniciens à une inactivité forcée, charriant angoisse et inquiétude. Les entreprises de presse, garantes essentielles de la liberté d’informer et de la vitalité démocratique, se débattent dans une précarité sans précédent, au point que, pour la plupart d’entre elles, se pose, de plus en plus avec acuité, un dramatique problème de survie. »

« Ce marasme économique global s’accompagne d’un affaissement moral préoccupant, nourri par l’inaction, le déni et l’autosatisfaction d’un pouvoir exécutif coupé des réalités, incapable d’anticiper les urgences, encore moins d’y répondre. Or, la prospérité d’un pays ne relève ni de l’incantation, ni de l’illusion, elle se bâtit par la compétence, le sens de l’intérêt général et l’exemplarité dans l’action publique. »

En milieu rural, l’inquiétude grandit : le monde paysan, pilier de notre souveraineté alimentaire, s’alarme déjà pour les prochaines récoltes. En effet, dans de nombreuses contrées du pays, les semences distribuées par l’État se révèlent de qualité médiocre, voire totalement inadaptées. Ce qui compromet, dès le départ, les efforts de milliers de producteurs qui pourtant savent travailler la terre avec abnégation et foi.

Cette agression vient s’ajouter à la suppression brutale des bourses de sécurité familiale, qui constituaient un filet de survie pour les populations les plus démunies, notamment en campagne, permettant à de nombreuses familles (plus de 300 000) de préserver un minimum de dignité. Dans le même temps, le train de vie de l’État demeure dispendieux, indifférent aux sacrifices exigés du peuple. Pire encore, l’endettement du pays s’accélère à un rythme effréné sans que l’on puisse en observer les contreparties en termes d’investissements structurants ou de retombées visibles pour les citoyens.


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