Dans sa déclaration, la CDS a plus que jamais réaffirmé son attachement au principe de la reddition des comptes. Cependant, les membres de la CDS trouvent qu’il y’a derrière une application sélective et politisée de ce principe. En effet, cela ressemble plutôt à un règlement de compte ou une revanche sur une certaine partie adverse au moment où des transhumants bénéficie d’une impunité bienveillante.
« Nous tenons à rappeler que la CDS demeure profondément attachée au principe de reddition des comptes, socle éthique conforme aux valeurs fondamentales que défendent les partis de gauche. Toutefois, nous dénonçons une application sélective et politisée de ce principe, qui en trahit l’esprit même. Lorsque la reddition des comptes devient un instrument de règlement de comptes, ciblant uniquement ceux qui refusent de se rallier au pouvoir en place, pendant que les transhumants bénéficient d’une impunité bienveillante, la justice cesse alors d’être une exigence républicaine pour devenir une arme au service de l’arbitraire.
Du reste, qui peut exclure une visée politicienne de préparation des prochaines élections locales, au vu du nombre de maires destitués ou incarcérés dont Barthélémy Dias maire de Dakar, Farba Ngom maire d’Agnam, Mansour Faye maire de Saint-Louis, Moustapha Diop maire de Louga, Sophie Gladima maire de Joal-Fadiouth ? »