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LES RECETTES DU MINISTRE AMADOU HOTT

Le Sénégal veut réussir la transformation structurelle de son économie dans ce contexte de la Zlecaf.

Pour y arriver, l’Etat doit construire un secteur privé fort, compétitif, mieux préparé et suffisamment outillé pour produire des champions nationaux prêts à aller à l’assaut des marchés extérieurs. C’est en tout cas l’avis du ministre de l’Economie, du plan et de la coopération Amadou Hott. Il était auditionné hier, lundi 5 Août, par le Conseil économique, social et environnemental sur le projet d’avis portant sur le thème : « quelles politiques pour une grande compétitivité du secteur privé national et une mobilisation des ressources intérieures indispensables à la transformation structurelle de l’économie dans un contexte de libre-échange continental.

«Si nous voulons réaliser l’ambition de la transformation structurelle de notre économie dans ce contexte de la Zlecaf, nous devons nous employer à construire un secteur privé fort, compétitif, mieux préparé et suffisamment outillé pour produire des champions nationaux prêts à aller à l’assaut des marchés extérieurs». C’est la conviction du ministre de l’Economie, du plan et de la coopération Amadou Hott. Il s’exprimait hier, lundi 5 Août, lors de la séance plénière du Conseil économique, social et environnemental dont le projet d’avis porte sur le thème : «  quelles politiques pour une grande compétitivité du secteur privé national et une mobilisation des ressources intérieures indispensables à la transformation structurelle de l’économie dans un contexte de libreéchange continental ».

Durant cette deuxième phase du Pse, il a souligné la nécessité pour le secteur privé sénégalais de porter les investissements et de s’attaquer aux marchés extérieurs. «Le renforcement de la compétitivité et l’accélération de la dynamique des transformations structurelles de l’économie ne peut se réaliser sans une augmentation de la productivité de l’économie mais également sans une augmentation et une diversité de nos exportations », indique-t-il. Pour y arriver, poursuit-il, il faudra un Etat qui utilise sa capacité d’endettement et sa relation avec les bailleurs pour soutenir massivement le partenariat public/privé, au lieu d’utiliser ses ressources pour faire un ou deux projets. Il s’agira selon le ministre de contribuer ses ressources dans 10, 20 ou 50 projets avec le secteur privé sénégalais qui a une part beaucoup plus importante. « Il s’agira de mettre à la disposition des entreprises nationales sénégalaises et aux projets en mode partenariat public privé des financements mixtes qui combinent un financement concessionnel des dons mais également un financement commercial qui cherche de la rentabilité financière pour permettre à l’État d’atteindre la rentabilité économique. Il s’agira également de promouvoir la destination sénégalaise par le développement par exemple de la compagnie Air Sénégal. Il s’agira de tout faire pour que les entreprises étrangères, les entreprises qui servent l’Afrique et cette nouvelle zone de libre-échange, soient basées au Sénégal pour que ces entreprises puissent employer des Sénégalais et délocaliser des emplois à forte valeur ajoutée », préconise-t-il.

Aussi invite-t-il l’État et l’administration à se réformer davantage. «  Nous devons avoir un Etat réformateur. Il faudra surtout simplifier notre système fiscal. Il faudra réduire la pression fiscale individuelle tout en augmentant la pression fiscale individuelle par l’élargissement de la base fiscale », préconise le ministre Amadou Hott.

«LE SENEGAL SOUTIENT LA CREATION DE LA MONNAIE UNIQUE»

 «La monnaie unique a beaucoup d’avantages même s’il y a quelques inconvénients. Car elle permet l’intégration économique et permet à nos acteurs économiques d’être beaucoup plus compétitifs. Avoir une monnaie unique pour les 15 pays de la Cedeao, permet en fait aux entreprises qui sont au sein de la zone de se frotter déjà aux concurrences à l’interne avant même d’attaquer le marché extérieur. Donc, le Sénégal soutient cette monnaie unique. Mais avec nos autres partenaires, nous pensons qu’il faut créer d’abord une monnaie unique avec certains pays qui ont respecté les critères de convergence. La majorité des pays de l’Uemoa ont respecté les critères essentiels de convergence. Au fur et à mesure que les pays satisfont ces critères de convergence, ils seront également acceptés dans la monnaie unique. Ce sera certainement de manière graduelle».

 

SudQuotidien


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