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LA SOCIÉTÉ CIVILE DÉCLINE SES TERMES DE RÉFÉRENCE

Pouvoir, opposition et société civile seront tous autour d’une table au cours du dialogue politique national initié par Macky Sall – En attendant ce grand raout, les tractations et positionnement vont bon train

Lors du lancement de la concertation devant fixer les termes de références du dialogue politique initié par le président de la République, le ministre de l’Intérieur, M. Aly Ngouye Ndiaye, qui présidait la séance avait présenté les points de référence proposés par le régime en place tandis que l’opposition, sous la bannière du Front de résistance nationale (FRN), avait posé ses conditions. Cette fois ci, c’est autour de la société civile de déposer son carnet de suggestions.

Pouvoir, opposition et société civile seront tous autour d’une table au cours du dialogue politique national initié par le président de la république et leader de Benno Bokk yakkar (Bby), Macky Sall. en attendant ce grand raout, les tractations et positionnement vont bon train. Car, alors que le ministre de l’intérieur Aly Ngouye Ndiaye, a louvoyé autour de l’éventualité du report des élections locales prévue en décembre prochain, le collectif des organisations de la société civile pour les élections (cosce) dirigé par le pr Babacar Guèye, lui, demande le respect du calendrier républicain. « Par principe, la société civile est toujours d’avis que les élections doivent se tenir à date échue même si à l’impossible nul n’est tenu. Mais notre position de principe, c’est que l’élection doit se tenir à date échue », a martelé avec force l’éminent constitutionnaliste.

Toujours en perspective du dialogue national, les ong de la société civile ont esquissé une feuille de route contenant des propositions en prévision notamment des prochaines locales. une synthèse des différentes contributions et débats sera d’ailleurs produite et présentée à l’issue de l’atelier d’évaluation de leur participation à la dernière élection présidentielle. Cependant, on peut d’ores et déjà annoncer que cette société civile devrait proposer une refonte du mode de suffrages et de scrutin des échéances municipales à venir. en d’autres termes, la société civile, à travers le cosce, prône une rupture totale par rapport au scrutin majoritaire et proportionnel qui, selon eux, favorise l’installation de conseillers municipaux sans aucune once de crédibilité et de représentativité populaire. Des procédés d’accession au pouvoir de gestion de la cité, qui, de l’avis de Moundiaye Cissé, heurtent la conscience démocratique. Quant au directeur général des élections, m. Thiandella Fall, venu représenter le ministre de l’intérieur, il a estimé que « cette rencontre de la société civile vient à point nommé car coïncidant presque avec le dialogue national ». De son point de vue, il serait donc normal que ces travaux de la société civile soient intégrés dans les pourparlers politiques en vue.


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