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Trafic illicite de bois à Kolda: 5 ans requis contre 4 prévenus

Les prévenus, trois Gambiens et un Sénégalais, ont été renvoyés, mercredi, à la Maison d’arrêt et de correction de Kolda où ils séjournent depuis quelques semaines. Ils sont poursuivis pour le délit d’association de malfaiteurs et de trafic illicite international de bois.

Jugés au tribunal de Grande instance de Kolda, les quatre prévenus ont nié devant la Cour les faits pour lesquels ils sont attraits. A la barre, le Gambien Tounkara, a déclaré que la patrouille des agents des Eaux et forêts n’a pas trouvé sur lui un tronc d’arbre au moment de son interpellation, contrairement à ce qui est indiqué dans le procès-verbal d’interrogatoire. Il est écrit dans le document qu’il avait quitté son village, en traversant une partie du Sénégal où le chemin est plus praticable, pour aller rendre visite à des parents vivant dans un autre village de la Gambie.

Ses compatriotes Dramé et Doucouré, interpellés à bord d’un tracteur, ont également embouché la même trompette, ajoutant même ne pas connaître le troisième prévenu, à savoir le Sénégalais Ombo Sabaly, conseiller municipal et membre de la Commission de l’environnement de la commune de Némataba. Les Gambiens ont nié les faits relatés dans le procès-verbal d’interrogatoire, qui indique qu’ils ont été interpelés alors qu’ils étaient en train de charger du bois dans le tracteur.

Face à la cour, le conseiller municipal de Némataba dit n’avoir rien à faire dans le trafic illicite de bois. Ombo Sabaly affirme qu’il a été contacté par Saliou Boiro, également conseiller pour venir en aide à certaines personnes. «Mon arrivée sur le site de la rencontre a coïncidé avec celle de la patrouille des agents des Eaux et forêts. Saliou s’est enfui, puisque je n’avais rien à me reprocher, et pour mon honneur et mon respect, je ne me suis pas enfui, étant donné que je ne savais même pas de quoi il s’agissait», a dit Ombo Sabaly aux juges. Pour cela, l’avocat d’Ombo Sabaly a plaidé la relaxe de son client au bénéfice du doute, surtout que les trois autres prévenus ont affirmé ne pas le connaître pour constituer avec lui une association de malfaiteurs.

Avant de renvoyer au 8 mai prochain le délibéré, le président de la Cour a fait savoir à l’agent des Eaux et Forêts venu défendre son dossier, que deux prévenus ont signé le procès-verbal sans être entendus. Le juge a ensuite demandé au propriétaire du tracteur, également de nationalité gambienne, qui a comparu libre, de produire des documents attestant que l’engin lui appartient.



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