PRESTATION DE SERMENT DE MACKY SALL : LE PRÉSIDENT DU FASO EST ARRIVÉ À DAKAR

Le président du Burkina Faso, Roch Marc Kaboré est arrivé dimanche en fin de matinée dans la capitale sénégalaise où il doit participer mardi à la prestation de serment de Macky Sall pour un second mandat à la tête du pays, a appris l’APS.

Le président du Faso, accueilli à l’aéroport Léopold Sédar Senghor par son homologue sénégalais est le premier dirigeant à fouler le sol du Sénégal parmi les treize chefs d’Etat et de gouvernement attendus à cette cérémonie prévue dans la Nouvelle ville de Diamniadio, à la sortie de Dakar.

L’arrivée du président Burkinabé à Dakar doit être suivie par celle de son homologue de Madagascar, Andry Rajoelina, selon Radio Sénégal (publique).

La cérémonie de prestation de Macky Sall sorti vainqueur de l’élection présidentielle du 24 février dernier va se tenir au Centre des expositions du pôle urbain de Diamaniadio, dans le département de Rufisque.BHC/AKS

Les investissements directs marocains en Afrique ont atteint 3,83 milliards de dollars entre 2013 et 2017

(Agence Ecofin) – La valeur cumulée des investissements directs marocains en Afrique a atteint 37 milliards dedirhams (3,83 milliards de dollars) entre 2013 et 2017, grâce à un développement remarquable des partenariats et à l’organisation de l’économie nationale orientée vers la promotion de la coopération Sud-Sud, a annoncé le ministre marocain de l’Industrie, de l’Investissement, du Commerce et de l’Economie numérique, Moulay Hafid Elalamy (photo), le 19 mars.

« L’Afrique est le premier bénéficiaire des investissements directs marocains. Le Maroc est désormais parmi les premiers investisseurs africains de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA) et de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC) », a-t-il souligné dans un entretien accordé à l’agence de presse officielle marocaine MAP.

Elalamy a révélé que 50 visites ont été effectuées par le roi Mohamed VI dans plus de 30 pays africains et plus de 1000 accords ont été signés depuis l’année 2000, indiquant que les opérateurs marocains des secteurs des télécoms, des banques et du bâtiment & travaux publics (BTP) sont très présents en Afrique.

Rappelant que des banques marocaines sont opérationnelles dans 30 pays africains, le ministre a d’autre part fait savoir que les investissements marocains sur le continent tendent désormais à se diversifier dans les secteurs d’engrais, du ciment, de l’agroalimentaire et de l’industrie pharmaceutique.Lire aussi :

Mastercard veut investir 300 millions $ sur l’introduction boursière d’une Fintech dubaïote opérant en Afrique

(Agence Ecofin) – L’entreprise américaine Mastercard, spécialisée dans les systèmes de paiements digitaux se dit prête à investir 300 millions $ en acquérant une participation de moins de 10 % dans le capital de Network International.

La firme dubaïote qui fournit des solutions de paiements au Moyen-Orient et en Afrique prévoit d’ouvrir son capital aux investisseurs en s’introduisant sur la bourse de Londres d’ici avril 2019.

Network International a annoncé qu’elle indiquera ultérieurement le nombre d’actions à céder et les différents prix associés à l’offre. L’ouverture de capital minimum attendue étant de 25 %. A côté du projet d’acquisition des parts, Mastercard envisage également de conclure avec le fournisseur des solutions de paiements, un partenariat visant à développer les systèmes de paiements sur les marchés d’Afrique et du Moyen-Orient, considérés comme les plus sous-exploités du monde.

«L’engagement de Mastercard de devenir un investisseur clé lors de l’introduction en bourse de Network International avec un investissement de 300 millions $ témoigne d’une grande confiance en la solidité de l’entreprise », a commenté Ron Kalifa (photo), président de Network International.

Rappelons que cette firme de paiement est détenue à hauteur de 51 % par Emirates NBD, une banque basée à Dubaï et à hauteur de 49 % par les sociétés de capital-investissement Warburg Pincus et General Atlantic.Chamberline Moko

Distancé par la Chine dans la conquête africaine, le Japon prépare lentement sa revanche

(Ecofin Hebdo) – La dernière décennie a vu l’Afrique devenir l’objet de la convoitise de toutes les grandes puissances mondiales. Dans cette course à la coopération stratégique, « l’ami chinois » a une longueur d’avance sur son rival et se fait remarquer par une présence massive dans tous les secteurs d’activité. Le Japon, logique prétendant aux faveurs du partenaire africain, au regard de sa position de troisième puissance économique, n’a pourtant commencé à rêver d’Afrique

que très récemment.

Si le pays s’est doté d’un département africain dès les années 60, c’est seulement en 2001 qu’a eu lieu la première visite d’un chef de gouvernement japonais sur le continent. Cette situation a fait perdre beaucoup de terrain à Tokyo dans cette guerre d’influence, mais le pays du Soleil levant n’a pas dit son dernier mot…

Dans l’ombre du géant chinois

Les échanges commerciaux du Japon avec l’Afrique s’élevaient à 24 milliards $ en 2015, contre environ 179 milliards $ pour la Chine. Cette même année, la valeur des exportations chinoises sur le continent était onze fois supérieure à celle du Japon alors que seulement 1,4% des exportations japonaises étaient destinées au continent africain.

Près de 10 000 entreprises chinoises seraient présentes en Afrique, d’après un rapport du cabinet McKinsey. Face à elles, seulement 440 entreprises japonaises ont été répertoriées par le cabinet Africa Business Partners en Afrique. Celles-ci investissent principalement dans les mines, l’automobile, le pétrole et les infrastructures

Près de 10 000 entreprises chinoises seraient présentes en Afrique, d’après un rapport du cabinet McKinsey. Face à elles, seulement 440 entreprises japonaises ont été répertoriées par le cabinet Africa Business Partners en Afrique.

De plus, seule une poignée de pays africains monopolisent les investissements japonais sur le continent. Ce qui contraste fortement avec la méthode chinoise qui a permis à Pékin d’étendre son influence sur la majorité des pays africains.

En 2015, l’Afrique du Sud, principal partenaire du Japon en Afrique, captait 70% des investissements directs étrangers (IDE) japonais sur le continent. D’ailleurs, le pays d’Afrique australe est celui qui attire le plus d’entreprises japonaises. Plus de 275 entreprises japonaises seraient présentes dans le pays contre 49 en Egypte et 47 au Kenya. Les pays francophones d’Afrique semblent encore très peu desservis par les entreprises japonaises, à l’image de la Côte d’Ivoire ou du Sénégal, qui n’attirent qu’une quinzaine d’entreprises nippones

Les pays francophones d’Afrique semblent encore très peu desservis par les entreprises japonaises, à l’image de la Côte d’Ivoire ou du Sénégal, qui n’attirent qu’une quinzaine d’entreprises nippones.

Cependant, plusieurs firmes japonaises ont mis en place des stratégies d’expansion progressive en Afrique. Parmi elles, figure le constructeur d’outils Komatsu, qui distribue des équipements de génie civil et des machines-outils dans plus de 14 pays africains.

L’entreprise Mitsui and Co., quant à elle, est présente à Accra, Casablanca, Nairobi, Maputo et Johannesburg. En 2015, la société spécialisée dans les infrastructures et l’énergie annonçait qu’elle s’implantera aussi en Côte d’Ivoire. Plusieurs autres entreprises telles que Sojitz, Sumitomo ou encore Mitsubishi sont présentes sur le continent, mais restent encore marginales par rapport aux firmes chinoises.

Mais l’une des plus emblématiques avancées japonaises en Afrique reste, en 2012, la prise de contrôle du groupe CFAO par Toyota Tsusho Corporation. Fondé en 1852, l’ancien fleuron français CFAO assure désormais au Japon une présence dans 26 pays africains, avec un vaste réseau de distribution automobile, pharmaceutique et de services technologiques, pour un chiffre d’affaires de 4,2 milliards $ réalisé à 80% en Afrique. A ses activités traditionnelles, le groupe ajoute désormais la grande distribution en association avec le groupe Carrefour, ansi que le développement des énergies renouvelables (solaire, éolien et geothermie).

Discret mais efficace

D’après le spécialiste Julien Kita de l’Institut français des relations internationales (Ifri), la part du continent africain dans l’aide publique au développement du Japon est passée de 2,2% en 1970, à environ 15,3% en 1989. Le journal Le Monde indiquait qu’en 2016, l’Afrique représentait désormais « 28 % de l’aide financière non remboursable, 15 % de la coopération technique et 4 % des prêts concessionnels consentis par le Japon ».

D’après le magazine Forbes, le Japon a multiplié par 14 ses investissements directs étrangers sur le continent entre 2000 et 2014. Les IDE japonais à destination de l’Afrique sont passés de 758 millions $ seulement en 2000 à 10,5 milliards $ en 2014.

Le Japon a multiplié par 14 ses investissements directs étrangers sur le continent entre 2000 et 2014.

Ces investissements sont essentiellement axés sur les infrastructures. En 2015 par exemple, le pays accordait un financement de 270 millions $ pour l’extension du port de Mombasa au Kenya. En janvier dernier, la Global Construction Review annonçait que deux des plus grandes entreprises japonaises s’apprêtaient à signer un contrat de 650 millions $ pour l’extension du port de Namibe en Angola.

En 2016, le Premier ministre Shinzo Abe annonçait un investissement de plus de 30 milliards $ pour le continent, avec un accent particulier mis sur les infrastructures. D’après The East African, les autorités japonaises ont accordé plus de 10 milliards $ de prêts aux pays africains, pour la construction d’infrastructures de qualité sur les trois dernières années. En février 2018, le pays a également conclu un accord de 700 millions $ avec la BAD pour fournir un prêt de développement aux pays africains via le Fonds africain de Développement (FAD).

Les autorités japonaises ont accordé plus de 10 milliards $ de prêts aux pays africains, pour la construction d’infrastructures de qualité sur les trois dernières années.

Depuis 1982 le gouvernement japonais est membre de la Banque africaine de développement (BAD). Au sein de cette institution, il finance de nombreux projets sur le continent à travers la JICA (Agence japonaise de Coopération internationale). Cette dernière a d’ailleurs lancé en 2016, un programme de 3 milliards $ avec la BAD pour stimuler la croissance du secteur privé.

Après la TICAD… la B-TICAD

En 1993, le Japon instaurait la Conférence internationale de Tokyo pour le Développement de l’Afrique (TICAD). Celle-ci constituait un cadre de concertation politique de haut niveau entre les dirigeants africains et leurs partenaires dans le domaine du développement. S’organisant désormais tous les trois ans, il vise à encourager la croissance économique, assurer la sécurité humaine et la consolidation de la paix et, depuis queques temps, à traiter des questions d’environnement et du

changement climatique.

Ainsi, le forum a permis d’améliorer les conditions sociales et économiques en Afrique, principalement grâce à des dons et à une assistance technique. Entre 2008 et 2013, le gouvernement du Japon a construit 1321 écoles primaires et secondaires, amélioré 4778 établissements sanitaires et médicaux et fourni de l’eau potable à 10,79 millions de personnes supplémentaires en Afrique.

Un conseil conjoint permanent entre le gouvernement et le secteur privé japonais a pour mission essentielle de promouvoir les investissements nippons sur le continent africain.

Cependant, malgré toutes ses réalisations, cette institution s’est avérée insuffisante pour relever le défi de la dynamisation des relations économiques Japon-Afrique. Ainsi, il y a quelques semaines, le Nikkei Asian Review indiquait que plusieurs mesures seraient adoptées par Tokyo. Parmi elles, la création d’un conseil conjoint permanent entre le gouvernement et le secteur privé japonais, ayant pour mission essentielle de promouvoir les investissements nippons sur le continent africain, et la création d’une B-TICAD. Cette nouvelle conférence permettra de réunir des responsables gouvernementaux et des hommes d’affaires africains, deux ou trois fois par an.

« Jusqu’ici, le secteur privé n’avait pas suivi. Mais, désormais, les entreprises japonaises s’intéressent sérieusement à l’Afrique » analysait Kataoka Sadaharu, spécialiste de la politique du Japon en Afrique.

Parier sur la formation locale

Avec l’Afrique, le Japon veut développer un nouveau modèle de coopération. A la marée de projets, de dons et de prêts consentis par les Chinois et les Occidentaux, aux pays africains, Tokyo veut opposer une meilleure qualité de projets.

« Le Japon est à la traîne par rapport à la Chine, c’est certain », déclarait au magazine Forbes, Yun Sun, membre du Centre Stimson, aux Etats-Unis. Et d’ajouter : « Mais le Japon bénéficie d’avantages en termes de qualité de ses projets »

« Mais le Japon bénéficie d’avantages en termes de qualité de ses projets ».

Au-delà de l’aide, Tokyo veut pousser les pays africains à « s’approprier » leur développement. Pour cela, l’empire du Soleil levant applique le principe du « Kaizen » dans le développement de tous ses projets et programmes d’aide en Afrique. Développée dans les entreprises japonaises, cette méthode vise à la base, à inciter les employés à développer l’esprit d’initiative afin d’améliorer la qualité de ce qu’ils produisent.

Ce principe du « bottom-up » vise donc à faire des pays africains les seuls responsables de leur propre développement à travers de réelles stratégies de gestion.

« […] nous pensons qu’il n’est pas juste de seulement donner. Nous sommes plus exigeants. Si vous êtes prêts à fournir d’importants efforts pour vous aider vous-même, alors nous vous aidons. Mais si vous vous asseyez en attendant que l’argent tombe du ciel, alors nous n’aidons pas » déclarait au Point, Yoshifumi Okamura, ambassadeur pour le Japon de la TICAD.

« Nous sommes plus exigeants. Si vous êtes prêts à fournir d’importants efforts pour vous aider vous-même, alors nous vous aidons. Mais si vous vous asseyez en attendant que l’argent tombe du ciel, alors nous n’aidons pas.»

Cette méthode se manifeste également dans l’exécution des projets développés par le Japon en Afrique. Ces derniers mettent un accent particulier sur la formation d’une main-d’œuvre locale, ce qui tranche avec la méthode chinoise consistant à déplacer sa propre main-d’œuvre sur le continent. Sur le long terme d’ailleurs, de nombreux experts pensent que ce modèle de coopération est bien plus bénéfique pour les Etats africains que celui de la Chine.

Cette méthode se manifeste également dans l’exécution des projets développés par le Japon en Afrique. Ces derniers mettent un accent particulier sur la formation d’une main-d’œuvre locale, ce qui tranche avec la méthode chinoise consistant à déplacer sa propre main-d’œuvre sur le continent.

« Ils n’amènent pas avec eux leurs ouvriers. Ils prennent davantage soin de leurs employés. Ça peut faire pencher la balance » soulignait Jonathan B. Miller, du Council on International Policy.Moutiou Adjibi Nourou

AU DERNIER TRIMESTRE 2018, LE PIB A DÉPASSÉ 3798 MILLIARDS, EN HAUSSE DE 1, 7 % (ANSD)

Dakar, 30 mars (APS) – Le produit intérieur brut (PIB) du Sénégal a enregistré une hausse en volume de 1, 7 % au quatrième trimestre de 2018, comparativement au trimestre précédent, a appris l’APS de l’Agence nationale de la statistique et de la démographie (ANSD).

‘’Au quatrième trimestre de l’année 2018, le produit intérieur brut (PIB) en volume, corrigé des variations saisonnières (CVS), a cru de 1, 7 % par rapport au trimestre précédent’’, rapporte notamment la structure dans sa Synthèse sur l’évolution de l’activité économique de la période revue.

Ainsi, sur cette période, le PIB a été estimé en valeur à 3798, 2 milliards de francs et à 12 729, 5 milliards de francs sur toute l’année 2018, faisant ressortir la croissance économique sénégalaise à 6, 8 %, contre 7, 1 % en 2017, indique le rapport consulté à l’APS.

Dans le document consacré aux comptes nationaux, la structure dépendant du ministère de l’Economie, des Finances et du Plan évoque une bonification des activités des secteurs primaire (2, 2 %), secondaire (1, 8 %) et tertiaire (1, 4 %).

Les taxes nettes de subventions sur les produits ont enregistré une hausse de 2,4% sur la période sous-revue, alors que du côté de la demande, la croissance en variation trimestrielle a été soutenue par la consommation finale, pour une progression de l’ordre de 3, 9 %, fait savoir l’ANSD.

Cette demande a également été tirée par la formation brute de capital fixe évalué à 4, 8 %, et les exportations de biens et services à hauteur de 18 %, souligne le document qui fait en même temps état d’une atténuation de cette hausse par le recul des variations de stock sur la période.

S’agissant des importations, une augmentation de 4, 8 % a été relevée, participant au relèvement de 6, 8 % de l’activité économique au dernier trimestre de 2018 par rapport à celui de l’année 2017, précise l’ANSD qui lie cette performance à la bonne tenue des activités primaire, secondaire et tertiaire, lesquelles ont connu des hausses respectives de 8, 7 %, 6, 5 % et 6, 3 %.

Par ailleurs, explique-t-on de même source, analysée sous l’angle de la demande, l’activité économique du dernier trimestre de 2018, comparativement à la même période une année auparavant a tiré profit de l’amélioration de la balance extérieure des biens et services.

Cette amélioration a notamment été favorisée par l’effet combiné de l’augmentation de 32, 5 % des exportations de biens et services et la diminution de 0, 9 % des importations des mêmes produits.AKS

Baisse de 10,68% l’indice du chiffre d’affaires de l’industrie et du BTP

APA-Dakar (Sénégal) Par Massamba Sall-L’indice du chiffre d’affaires de l’industrie et des bâtiments et travaux publics (BTP) a enregistré une baisse de 9,97% au terme du mois de janvier 2019 comparé à la même période de 2018, a appris APA samedi auprès de la Direction de la prévision et des études économiques (DPEE).

L’indice d’ensemble s’est établi à 112,87 points contre 125,38 points à la fin du mois de décembre 2018. Cette situation est due à la fois aux sous-secteurs de la construction et de l’industrie. Le premier a enregistré 45,21% de régression à 79,93 points contre 145,91 points en décembre 2018.

Au niveau de l’industrie, on relève un repli moins élevé de 5,20% avec un indice passant de 123,04 points en décembre 2018 à 116,64 points un mois plus tard.MS/te/APA

Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA): La croissance est restée forte en 2018

http://www.lactuacho.com/Selon le Rapport du personnel sur les politiques communes aux pays membres et déclaration de son directeur exécutif, la croissance est restée forte en 2018 en zone UEMOA.Le déficit budgétaire a été réduit de ½ point de pourcentage du PIB, les réserves extérieures ont augmenté et des réformes bancaires importantes ont été mises en place, notamment l’introduction des normes Bâle II / III.

Pourtant, la dette publique et les coûts de son service ont augmenté ces dernières années, en partie à cause d’importantes opérations en dessous de la ligne.

D’après le Communiqué de presse reçu, la vigueur de la demande intérieure, y compris les dépenses en capital, a contribué à un important déficit du compte courant, principalement financé par d’importantes émissions d’euro-obligations, qui ont également contribué à l’augmentation des réserves.

Un effort budgétaire supplémentaire devrait ramener le déficit de l’UEMOA à son objectif de 3% du PIB en 2019. Les perspectives à moyen terme restent positives en dépit d’une conjoncture mondiale un peu moins favorable.

Mais cela dépend essentiellement de l’assainissement budgétaire prévu et des réformes structurelles pour améliorer la compétitivité et permettre au secteur privé de devenir le principal moteur de la croissance.

Les autres risques sont liés aux chocs liés aux termes de l’échange et aux conditions climatiques ainsi qu’à la situation sécuritaire difficile dans certains pays.

Mounirou Ndiaye sur les propos de Le Maire : « La France a bien des intérêts dans le maintien du Franc Cfa »

http://www.seneweb.com/Ce vendredi, le ministre Français des Finances a déclaré, à Dakar, que les pays africains doivent prendre leurs responsabilités sur la question du franc Cfa. Pour l’économiste Elhadj Mounirou Ndiaye, nos pays doivent saisir la balle au rebond, pour régler une bonne fois pour toutes cette question.

« Que le ministre français des Finances vienne au Sénégal et dise que c’est aux Africains de prendre leurs responsabilités, c’est normal. Car la France doit réagir par rapport à certaines accusations. Nous savons que les Allemands ne sont pas favorables à ce système du Cfa arrimé à l’euro, les Italiens aussi ont critiqué les Français d’avoir mis sur pied un système d’exploitation des Africains. Et tout ceci fait que la France réagit pour dire qu’elle n’a rien à voir avec tout cela. C’est normal. C’est une déclaration diplomatique qui vient à son heure et qui offre l’occasion aux Africains de sonner la fin de ce système là », a-t-il indiqué sur les ondes de la Rfm.

Pour Dr Elhadj Mounirou Ndiaye, sortir de cette monnaie n’est pas une question d’activisme ou d’anti franc Cfa. Mais, cela relève « du réalisme économique ». « Aujourd’hui, on ne peut pas dire que l’expérience cumulée par le Sénégal dans le cadre de l’Uemoa, la Guinée, le Cap-Vert, la Gambie, le Ghana etc, ne peut pas permettre aux pays africains de générer de façon autonome une monnaie à merveille », indique-t-il. Soulignant cependant, que la France a bien des intérêts dans le maintien du Franc Cfa.

DES ACTEURS PRÔNENT UNE RÉFORME DE L’ADMINISTRATION POUR RÉUSSIR LE PSE

Dakar, 30 mars (APS) – Des participants à un panel consacré à la modernisation de la gestion des ressources humaines ont préconisé une réforme de l’administration articulée autour de la promotion d’un capital humain et d’un réseau de ressources capables d’impulser des transformations structurelles nécessaires au développement économique à long terme.

‘’L’administration sénégalaise doit être repensée pour la mettre au service de la production de valeurs (citoyennes), a par exemple indiqué Ibrahima Wade, directeur du Bureau opérationnel de suivi du Plan Sénégal émergent, référentiel des programmes devant permettre au pays d’atteindre l’émergence économique à l’horizon 2035.

Il participait notamment à un diner-débat organisé vendredi par l’Association sénégalaise des anciens de l’Ecole nationale d’administration de France (ASENA) sur le thème de la ‘’modernisation de la gestion des Ressources Humaines face aux enjeux du PSE’’.

‘’Dans le PSE, on ne parle plus de ressources humaines, mais plutôt de capital humain qui est un enjeu de transformation structurelle et de développement à long terme’’, a fait valoir Wade qui a loué les initiatives déjà prises pour opérer des transformations.

‘’Entre 2014 et 2018, plusieurs mesures correctives ont été prises pour répondre aux objectifs de l’économie et du PSE’’ a rappelé, en citant entre autres, l’alignement des formations de l’enseignement supérieur aux besoins de l’économie, développement accéléré des formations techniques et professionnelles.

Le directeur du BOS du PSE a également évoqué la structuration et la promotion de la formation continue, non sans vanter les résultats déjà obtenus en termes de création d’emplois des petites et moyennes entreprises (PSE).

A sa suite, Mamadou Diallo, président de la commission stratégie de l’Association sénégalaise en ressources humaines a insisté sur l’importance de ‘’repenser le modèle de gestion des ressources humaines’’.

‘’Il y a de lourdes tâches qui interpellent les ressources humaines dans la transformation d’une entreprise. On ne parle même plus de capital humain mais de réseau humain, une ressource rare, unique et qui différencie les entreprises’’, a-t-il analysé.

Il y a de nouveaux paradigmes dans la gestion des ressources humaines. Les ambitions du PSE exigent que nous interrogions les ressources humaines dans l’administration’’, a de son côté réagi, Abdoulaye Ndiaye, directeur de la Fonction publique.

Selon lui, la modernisation s’impose dans la mesure où l’administration constitue le moteur de l’émergence devant fournir aux usagers des services de qualité.

Yoro Dia, président de l’association initiatrice de la rencontre, a insisté sur l’importance de disposer d’un secteur privé dynamique pour atteindre les objectifs de l’émergence économique.‘’C’est la raison pour laquelle nous avons invité des acteurs du public et du privé. Les fonctionnaires sont certes bien formés, mais nous pensons qu’une formation continue est importante. Le fonctionnaire se situe au début et à la fin de l’émergence’’, a-t-il commenté.SKS/AKS

Coopération : tenue de la 1ière Session du comité de pilotage du Quatrième Programme Indicatif De Coopération Sénégal – Luxembourg (PIC IV)

http://www.lactuacho.com/Le 29 mars 2019 s’est tenu le premier comité de pilotage du Programme indicatif de coopération Sénégal – Luxembourg. Il marque ainsi le lancement du nouveau programme de Coopération entre les deux pays qui durera jusqu’en 2022.

La première session du comité de pilotage du PIC IV a été co-présidée par Messieurs Bassirou Samba Niasse, Secrétaire général du Ministère de l’Économie, des Finances et du Plan et Rui Fernandes, Chef de la Coopération luxembourgeoise à Dakar, d’après le communiqué du ministère.

Le Comité a réuni les deux ministères sectoriels en charge de l’exécution du programme (Ministère de la Santé et de l’Action sociale et Ministère de la Formation professionnelle, de l’Apprentissage et de l’Artisanat), le Ministère de la Gouvernance territoriale, du Développement et de l’Aménagement du Territoire, l’Agence d’exécution LuxDev et deux agences des Nations Unies (Bureau international du Travail – BIT et Fonds des Nations Unies pour la Population – FNUAP).

De Nouvelles Zones D’intervention

Après une présence de plus de 30 ans au Sénégal, la Coopération Sénégal – Luxembourg s’étend à de nouvelles Zones de Concentration opérationnelle et couvre désormais 51% du territoire sénégalais avec des actions dans les zones Nord et Centre du pays.

Deux Secteurs De Concentration

Le quatrième Programme indicatif de coopération se concentrera dans les secteurs de la Santé et la Protection sociale d’une part ; et de la Formation professionnelle et de l’Employabilité des jeunes d’autre part. Il accordera une attention particulière au genre, à l’environnement, à la territorialisation des politiques publiques et aux réformes liées à la modernisation de l´administration publique de l´État et au cadre harmonisé des finances publiques de l´UEMOA. Enfin, un appui spécifique sera apporté à la société civile active dans les deux secteurs de concentration.

Un Nouveau Pôle De Formation Pour Les Nouvelles Technologies

Parmi les actions prioritaires du programme figure en bonne place la mise en place d’un Pôle de formation professionnelle de référence dans la zone péri-urbaine de Dakar, axé sur les NTIC (nouvelles technologies de l’information et de la communication).

Un Budget De 42,6 Milliards De Francs Cfa

L’enveloppe budgétaire allouée à ce nouveau programme s’élève à 42,6 milliards FCFA (65 millions d’euros), répartis à parts égales entre les secteurs de la Santé et Protection sociale et la Formation professionnelle et l’Employabilité des jeunes.

Cité Senelec: Mactar Cissé pose un acte fort

https://www.leral.net/Mamadou Mactar Cissé a lancé officiellement ce matin, les travaux de la cité Senelec sise à la commune de Sangalkam. En à croire le DG de la Senelec, l’habitat social est considéré parmi les moteurs de développement du PSE. Mais pour la senelec, cette politique d’un agent un toit, traduit la volonté de la direction à soutenir ses travailleurs, qui constituent une cible prioritaire.

COMPLAINTES AUTOUR D’UNE «VAGUE DE LICENCIEMENTS»

http://www.enqueteplus.com/A Sabodala, l’or ne brille pas pour tout le monde. Une série de licenciements y est en cours, depuis le début de cette année, ‘‘pour des motifs économiques’’, dénonce-t-on dans les coulisses de la plus grande exploitation aurifère du Sénégal.

A Sabodala Gold Operation (Sgo), filiale sénégalaise de la Teranga Gold Operation (Tgo) la situation est loin d’être dorée. Dans ce site d’exploitation aurifère perdu dans les confins de Kédougou, le personnel ne dort plus que d’un œil, désormais. Pour cause, une série de licenciements provoque nuits blanches et cheveux blancs, depuis que ‘‘67 personnes ont été remerciées sans autre forme de procès, rien que pour ce premier trimestre de 2019’’, a pu recueillir ‘’EnQuête’’ dans les couloirs de cette discrète compagnie. ‘‘La manière même dont ça se fait est révoltante.

Certains l’ont su pendant leur temps de repos et on a empaqueté leurs affaires dans des sachets pour le leur faire parvenir’’, dénonce-t-on du côté du personnel. Bien sûr, l’anonymat est requis d’office, par peur de représailles, mais dans cette entreprise, les travailleurs n’en démordent pas. ‘‘Depuis deux ans, des coupes sont régulièrement effectuées dans le personnel, sans aucune raison claire qui explique cette politique. Pour les derniers licenciés, ils ont parlé de motifs économiques’’, dénonce-t-on. Des limogeages qui touchent les agents de sécurité, d’autres qui étaient affectés au camp, deux cadres (coordination de la communication et un senior supervisor).

Et d’après les échos qui leur parviennent des couloirs, la compagnie ne serait pas prête d’arrêter cette série de remerciements. L’un des business partner, l’entreprise Biya Camions, sous-traitant engins-routes, se serait également vu signifier l’arrêt de la collaboration avec Sgo.

Par ailleurs, les travailleurs sont dans la conviction que les nouveaux gisements de la compagnie aurifère découverts au Burkina Faso (Wahgnion) ainsi que les 1 200 kilomètres carrés de la mine d’Afema, dans le sud-est ivoirien, expliquent ce désintérêt de plus en plus grandissant pour Sabodala et la série subséquente de délestages d’une partie du personnel local auquel se livre Sgo. ‘‘On est dans un état de stress permanent, car on est sûr de débuter la journée à 8 h, mais on n’est pas certain de la terminer. Tout le monde est sur les nerfs. Les travailleurs ne méritent pas cela, après toutes ces années qu’ils ont passé à travailler ici, les dimanches inclus’’, se plaint on.

Le projet minier de Niakhafiri, les expatriés pointés du doigt

Les explications fournies aux travailleurs par le directeur des opérations David Schmitz,prennent prétexte sur une procédure de licenciements économiques collectifs pour une réorganisation intérieure. Lors d’une réunion récente, il a pourtant salué les productions record de 2018. Il a néanmoins expliqué que les coûts de production ont été trop élevés et beaucoup de dépenses d’investissement consenties pour permettre d’augmenter la durée de vie de la mine. Pour justifier la tension de trésorerie, M. Schmitz avance qu’un autre projet minier, Niakhafiri, a nécessité une rallonge 10 millions de dollars, en plus des 15 millions initiaux. La compagnie est l’une des plus grandes contributrices aux revenus du secteur minier sénégalais. Des 126,7 milliards de revenus générés en 2017, Sabodala Gold Operation (Sgo) est le premier contributeur aux recettes, sur les 18 entreprises publiques et privées inscrites dans le cadastre minier, avec un paiement de plus de 28 milliards (du fait de l’expiration de son exonération depuis 2015). D’ailleurs, Sgo a du mal à trouver de la concurrence dans ce domaine, occupant systématiquement la première place des rapports précédents de l’Initiative pour la transparence dans les industries extractives (Itie).

L’entreprise se glorifie d’être ‘‘le sixième employeur du pays et premier employeur de la région de Kédougou dont la contribution correspond à environ 1 % du produit intérieur brut (Pib) sénégalais. D’après une partie du schéma des effectifs consultée par ‘’EnQuête’’, Sgo compte 61 cadres non sénégalais, 462 recrues des villages environnants, 162 personnes recrutées originaires de Kédougou, 65 de Tambacounda et 502 sont du reste du Sénégal. Du côté du personnel, l’on ne comprend pas que, dans le même temps, on licencie à tour de bras de pauvres personnes, ‘‘des expatriés principalement australiens, sud-africains, canadiens sont amenés et grassement payés’’, dénonce-t-on. Ce personnel expatrié constitue un frein sur le plan de succession par les locaux annoncé depuis et qui n’est pas effectif. ‘’Ils sortent l’or comme ce n’est pas permis et se permettent de congédier les gens comme ils veulent’’, affirme-t-on.

Terrain d’entente

En février dernier, une partie du personnel était en train de vouloir trouver une issue à l’amiable, devant la situation inéluctable de licenciements, dans le cadre de la négociation annuelle obligatoire sur les salaires et les conditions de travail. Des doléances regroupées en six points concernant la priorité d’embauche pour rester fidèle à la lettre de L.61 de la loi 97-17 portant Code du travail. Les travailleurs avaient insisté sur le fait que les collègues licenciés doivent demeurer prioritaires, en cas de réembauche au même poste, l’instauration d’une prime de 13e mois ; réorganisation des congés annuels ; une prime de feu continu ; une prime de risque ; une prime de pénibilité ; une assurance vie et d’invalidité pour l’employé et sa famille. Une partie du personnel était dans l’idée que, pour tenter d’éviter un licenciement massif pour motif économique, l’employeur devait réunir les délégués du personnel et rechercher avec eux toutes les autres possibilités comme la réduction des heures de travail, le travail par roulement, le chômage partiel, la formation ou le redéploiement du personnel. Malgré les nombreuses réunions avec le site operation manager (Som) et les ressources humaines, les travailleurs de Sgo se sont dit surpris qu’on leur ait plutôt mis devant le fait accompli, avec une première vague de remerciements. Le dernier est daté de ce mois de février avec le procès-verbal n°002, qui a réparti

26 postes à sauver et 44 à licencier, qui leur a alors été présenté, contre toute attente. Ousmane Laye DIOP

Abdoul Aziz Sy, directeur général de Sabodala Gold Opérations « ON S’EST SEPARE DE 56 COLLABORATEURS – ET NON 67 »

http://www.enqueteplus.com/Saisi par nos soins pour réagir à la vague de licenciements au sein de Sabodala Gold Opérations, le directeur général Abdoul Aziz Sy a apporté des éléments de réponse.

Dans le document électronique qu’il nous a fait parvenir, il insiste d’abord sur le contexte. ‘’Bien que Sabodala Gold Operations ait fait une production record en 2018, écrit-il, les coûts de production assumés par la compagnie continuent d’exploser. Les teneurs en or déclinent d’année en année, impactant notre rythme de production dans le futur. La nature de nos opérations évolue avec notamment l’exploitation de gisements multiples et complexes à teneur moins élevée’’. ‘’Ceci, poursuit-il, nous amène à réévaluer nos effectifs pour les adapter aux exigences actuelles et futures de nos opérations dans de telles circonstances’’.

Ainsi, Abdoul Aziz Sy souligne qu’ils ont dû ‘’se séparer de 56 collaborateurs – et non 67’’. Car, selon ses dires, 11 employés ont pu être redéployés en interne. Le Dg explique que la décision a été prise ‘’dans le but de garantir la pérennité et la rentabilité de la mine de Sabodala qui demeure (leur) première priorité et préserver la majorité des emplois et après avoir sérieusement considéré toutes les options alternatives, dans le strict respect des procédures légales et réglementaires du Code du travail et du droit des salariés concernés’’.

Mais, aussi, dans un contexte où ‘’l’épuisement et la fin de l’exploitation du gisement à forte teneur de Gora en 2018 et l’inflation du budget de recasement des villages de Sabodala et Médina Sabodala, de même que la survenue inattendue de lourdes charges fiscales extraordinaires ont négativement impacté (leur) budget 2019’’.

Soulignant que ‘’les prestations des salariés partants n’étaient plus absolument indispensables à la poursuite optimale des opérations dans la conjoncture actuelle’’, Abdoul Aziz Sy tient à rassurer les travailleurs. Il affirme qu’à ‘’l’heure actuelle, il n’y a aucun autre projet de licenciement prévu’’. ‘’Nous avons même déployé certains de nos cadres sénégalais dans nos autres projets dans la sous-région et les mesures déjà prises visent plutôt à consolider les emplois de nos 1 245 salariés dont 95 % de Sénégalais que Sgo emploie directement ou à travers des sociétés d’intérim’’, tient-il à rassurer. Ousmane Laye DIOP

Saint-Louis : Bruno Le Maire constate les dégâts de l’érosion et se garde de faire une déclaration publique

https:///Lors de sa visite dans la Langue de Barbarie, accompagné du maire de Saint-Louis Mansour Faye, du ministre de l’économie et des finances Amadou Ba, du gouverneur de Saint-Louis Aliou Aïdara Niang, de son Excellence Christophe Bigot, ambassadeur de France au Sénégal entre autres personnalités, Bruno Le Maire a constaté par lui même, les dégâts causés par l’érosion côtière dans la Langue de Barbarie, notamment à l’école Cheikh Touré fortement endommagée par les vagues.

Le ministre français des finances et de l’économie s’est ensuite rendu à la Résidence des artistes, avant de traverser à pied avec sa délégation, les allées de la Place Faidherbe pour visiter la gouvernance, ancienne résidence du gouverneur de l’Afrique occidentale française (AOF).

Il a également visité le chantier de l’Institut français situé au nord de l’île de Saint-Louis.

Au terme de cette visite, M. Le Maire s’est engouffré dans sa voiture sans faire aucune déclaration publique. Évite t-il de tomber dans le piège des promesses, si l’on sait que lors de la visite du président français Emanuel Macron à Saint-Louis, les deux présidents avaient annoncé un plan d’urgence pour la construction d’une digue de protection estimée à 10 millions d’euros, afin de protéger la population de la Langue de Barbarie contre l’érosion côtière. Mais depuis, les choses tardent à se concrétiser…

EXPLOITATION DES 70 HECTARES DU GIE SURSAUTS DE LALANE : Les populations menacent, le président contre-attaque

http://www.enqueteplus.com/Rien ne va plus entre le président du Gie Sursauts de Lalane, Babacar Diop dit ‘’Baba Diop’’, et une autre partie de la population de la commune de Fandène. Mobilisées dans un comité pour défendre leurs intérêts, ces populations soupçonnent une gestion nébuleuse et solitaire, et accusent le président d’avoir cédé leurs 70 hectares à un nouveau concessionnaire pour une durée de 10 ans. Le mis en cause botte tout en touche.

Ils sont membres du Gie ferme Sursauts de Lalane, regroupés autour du Comité d’initiative pour la défense des intérêts de la commune de Fandène et ne veulent plus que leur président Baba Diop parle ou négocie quoi que ce soit en leur nom. Parce que, disent-ils, lui et son équipe sont en fin de mission. Et pendant cinq ans, Baba Diop n’a organisé aucune assemblée générale pour leur notifier sa gestion des deniers publics.

En assemblée générale hier, le comité qui veille sur les intérêts de la commune de Fandène a menacé d’envahir le verger et d’arrêter les travaux du nouveau partenaire. Les populations ont, par la même occasion, demandé au ministre des Forces armées, par ailleurs maire de ladite commune, au sous-préfet de Keur Moussa et même au chef de l’État Macky Sall de sévir avant qu’il ne soit trop tard.

‘’Aux autorités de prendre leurs responsabilités’’

‘’Le président Baba Diop est là depuis plus de 10 ans. Et depuis 2014, le président et son bureau n’ont jamais fait un petit compte rendu pour informer les populations de Fandène de leur gestion des 7 millions de francs Cfa que le concessionnaire Sen fruit devait verser pour elles, à chaque fin du mois. Ce que nous voulons, aujourd’hui, c’est qu’il nous dise exactement où est-ce qu’il a mis notre argent, depuis toutes ces années, et qu’il nous présente aussi un bilan clair. Nous lui demandons également d’organiser une assemblée générale et de jeter l’éponge. Cet argent est à toutes les populations de Fandène’’, a martelé Adama Sow. Abordant la question de la signature de la nouvelle convention avec le nouveau partenaire Atta de Moustapha Mbacké Fall, pour les 10 ans à venir, M. Sow a soutenu que le bureau dirigé par le président Baba Diop ne dispose plus de prérogatives lui permettant de négocier et de parler au nom des populations des 37 villages de la commune de Fandène.

‘’Leur mandat est terminé. Baba Diop et son équipe ne doivent plus négocier en notre nom. Nous demandons au maire Augustin Tine et au sous-préfet de Keur Moussa d’intervenir avant lundi et avant qu’il ne soit trop tard. S’ils ne réagissent pas avant ce jour, nous allons envahir la ferme et demander au partenaire d’arrêter les travaux. Ils seront les seuls responsables de ce qu’il adviendra’’, a menacé Adama Diop.

De son côté, le porte-parole du jour du Comité d’initiative pour la défense des intérêts de la commune de Fandène a souligné que ce nouveau contrat, qui a été paraphé le 18 février, n’a pas été fait dans les règles de l’art. André Kouly Diop pense qu’avant de signer une nouvelle avec un partenaire quelconque, le président Baba Diop devait convoquer une assemblée générale. Chose qu’il n’a pas faite, si l’on se fie à ses propos.

‘’Depuis 2014, année de la dernière Ag, le président Baba Diop n’est jamais revenu vers le peuple. Le 18 février dernier, il a osé signer une autre convention avec un autre concessionnaire, sans l’aval de l’assemblée générale. Nous, membres du Gie, disons non. C’est pourquoi nous interpellons toutes les autorités, en commençant par le maire Augustin Tine, le sous-préfet et même le président de la République Macky Sall. Nous leur demandons d’intervenir. Le président Baba Diop a fait une mauvaise gestion. Rien n’a été fait depuis 2014, à part ce simulacre d’Ag’’, a regretté André Kouly Diop. Ce dernier demande que le nouveau partenaire arrête les travaux, en attendant qu’une solution consensuelle puisse être trouvée.

‘’Nous avons déjà rencontré le maire Augustin Tine et le sous-préfet qui nous ont promis d’intervenir au plus vite. Nous sommes très impatients. Le bureau n’est pas légal. On va mettre en place une commission ad hoc qui va revoir tous les textes du Gie. Mais, en attendant, nous invitons les autorités à réagir, avant que quelque chose ne se produise’’, a prévenu le porte-parole du jour.

Baba Diop brandit la loi

Depuis 2009, Babacar Diop préside aux destinées du Gie ferme Sursauts de Lalane. La gestion de ces 70 ha et quatre autres lui a été confiée par un certain Saliou Mbaye, ancien Président de la communauté rurale de Fandène (Pcr) et ‘’ami’’ du mis en cause. Il est reproché au président du Gie de ne jamais avoir organisé, pendant toutes ces années, une assemblée générale pour notifier aux populations de Fandène la traçabilité des 7 millions de francs Cfa que devait leur verser le concessionnaire Sen fruit, à la fin de chaque mois.

Aujourd’hui, tout ce que souhaite le camp adverse, c’est qu’il accepte de rendre le tablier et d’organiser au plus vite une assemblée générale de renouvellement du bureau.

Un vœu qui ne va pas se réaliser avant le 31 mai de l’année en cours. Même s’il reconnait que son mandat est arrivé à terme, Babacar Diop dit avoir agi suivant les textes et règlement intérieur de ladite association. ‘’Depuis que la contestation a débuté, j’ai tout de suite saisi le comité directeur composé de 33 membres pour lui faire part de cette affaire. C’est vrai que notre mandat a pris fin le 25 mars dernier, parce que le contrat que nous avions avec le concessionnaire Sen fruit est arrivé à terme depuis le 19 février 2019. Cependant, le comité directeur a décidé de lancer un appel d’offres afin de trouver un nouveau partenaire, avant une éventuelle rencontre avec l’assemblée. C’est pour cette raison que nous sommes encore là’’, a d’abord confié le président incriminé. Poursuivant ses explications, Babacar Diop, trouvé sur les terres du Gie Sursauts de Lalane en compagnie de ses protégés, soutient que le camp adverse doit se départir de cette idée de changement de bureau et de se concentrer sur l’urgence de l’heure : la réduction du taux de chômage chez les jeunes de la commune de Fandène.

‘’Notre Gie risque de fermer ses portes, si on y prend garde. Nous avons même interpellé le président de la République. L’urgence, aujourd’hui, c’est comment faire pour permettre aux jeunes de Fandène d’y venir travailler et gagner dignement leur vie. Nous avons lancé l’appel d’offres avant le mars 25 mars à minuit et plus tard, on a eu un répondant. Nous avons suivi à la lettre les textes et règlement intérieur du Gie. Tout a été fait suivant la durée de notre mandat. Aujourd’hui, encore, nous disposons de prérogatives nous permettant de signer ou de nouer un partenariat avec un quelconque partenaire’’, a clarifié d’emblée Babacar Diop.

Pour ce qui concerne le renouvellement du bureau, Babacar Diop a indiqué que le maire Augustin Tine et le sous-préfet de Keur Moussa ont déjà été informés. A cet effet, a-t-il fait savoir, le renouvellement ne se fera pas avant le 31 mai 2019. Une élection à laquelle il prendra part. Comme pour dire que ceux qui veulent précipiter le départ définitif de Babacar Diop doivent patienter.

Concernant le nouveau partenaire, il précise qu’il est prêt à mettre sur la table 14 millions de francs Cfa au lieu des 7 millions de Sen fruit. Les deux millions de francs Cfa, a-t-il dit, vont directement aller dans les caisses de la mairie.GAUSTIN DIATTA

35 pédiatres sénégalais formés en nutrition pédiatrique

APA-Dakar (Sénégal) Par Edouard Touré-Trente-cinq pédiatres issus des structures de santé publique et privées de différentes régions du Sénégal ont été formés en nutrition pédiatrique et viennent s’ajouter à leurs collègues formés les années précédentes, a appris APA dimanche auprès de l’initiateur de la formation.

« Cette formation en ligne, financée par l’Institut Nestlé Nutrition Afrique, permet aux participants de mieux appréhender l’importance d’une alimentation saine et précoce dans la lutte contre le cycle intergénérationnel de la malnutrition », rapporte un communiqué de Nestlé-Sénégal, précisant que les bénéficiaires ont reçu leur diplôme le 27 mars dernier à Dakar.

Cité par le communiqué, le Pr Ahmadou Sidy Ka, chef du service de néonatalogie du Centre Hospitalier National d’Enfant Albert Royer de Dakar, a rappelé l’importance de l’apprentissage de la saveur et de même que le rôle de l’alimentation complémentaire au moment de la diversification chez le nourrisson.

Pour le Pr Ndèye Ramatoulaye Diagne Guèye, chef du Service de Pédiatrie de

l’Hôpital pour Enfants de Diamniadio, « il est important de savoir quoi communiquer et avec qui communiquer » car, « le conseil nutritionnel doit être adapté à la cible ».

« Cette formation m’a permis de mettre à jour mes connaissances et de les ramener à un aspect pratique », témoigne Dr Abdallah Diallo, pédiatre à l’Hôpital Régional de Thiès, un des bénéficiaires de la formation.TE/APA

UN ACTEUR PRÉCONISE UNE ’’APPROCHE GLOBALE’’ DANS LA PRISE EN CHARGE DES HANDICAPÉS

Dakar, 30 mars (APS) – Le président de l’Association SOS Handicap, Lamine Dabo, a fait part de la nécessité pour l’Etat du Sénégal de mettre en avant une approche globale dans la prise en charge des personnes en situation de handicap.

Notre revendication la plus importante c’est l’établissement d’un cadre institutionnel permettant de régler nos problèmes suivant une approche globale, a-t-il laissé entendre samedi au cours d’une conférence de presse.

‘’L’un des freins à l’amélioration de la situation des personnes en situation de handicap est l’approche sectorielle. Il y a certaines mesures que les ministres peuvent facilement régler mais la difficulté c’est purement sectoriel. Il n’existe pas une approche globale’’, a expliqué Dabo.

« La mise en œuvre d’une approche globale doit passer la création d’une structure exclusivement dédiée à la gestion des problèmes des personnes vivant avec un handicap’’, a souligné le président de SOS Handicap.

« Le combat socio-économique et culturels des personnes vivant avec un handicap a tourné ces dernières années autour d’un cadre juridique et d’un cadre institutionnel. Le premier est aujourd’hui acquis, mais le second, le plus fondamental peine à se mettre en place », a-t-il rappelé.

« Si vous avez un problème pour l’éducation des enfants vous devez vous rapprocher du ministère de l’Education. Si c’est une question de santé il faut aller au ministère de la Santé parce que nous avons une approche sectorielle », a insisté Lamine Dabo.

Selon lui, la volonté des gouvernants est manifeste bien que le combat social des organisations des personnes en situation de handicap mérite davantage d’égards.DS/AKS

FELWINE SARR APPELLE À ’’DÉCONSTRUIRE LE DISCOURS ETHNOGRAPHIQUE’’ SUR L’ART AFRICAIN

Dakar, 30 mars (APS) – L’universitaire et économiste sénégalais, Felwine Sarr, a souligné samedi à Dakar, la nécessité de déconstruire les discours accompagnant les objets culturels africains exposés dans les musées occidentaux afin d’envisager leur réappropriation.

‘’L’enjeu est de déconstruire les discours qui accompagnent ces objets culturels, repenser les formes des musées et les scénographiques des objets culturels contenus dans ces lieux’’, a-t-il préconisé lors d’un colloque ouvert samedi au Musée des civilisations de Dakar sur le thème : ‘’ ‘’Patrimoine matériel, immatériel et altérité’’.

Dans le contexte d’un débat sur la restitution des objets culturels gardés dans des musées étrangers, notamment en France, il est nécessaire de voir comment réapproprier ces objets classés dans les collections dites ethnographiques, a renchéri Felwine Sarr.

Il a insisté sur l’importance de réinterroger la notion de Collection ethnographie dans la mesure où une collection porte un discours. ‘’Les objets issus de la +colonialité+ et la manière d’entrevoir leur scénographie dans les musées occidentaux ont représenté un type de discours sur nos société’’, a-t-il ainsi commenté.

Selon Sarr, le continent africain ne doit pas reprendre le même discours mais le réinventer dans ses propres musées.

‘’Ils ont figé ces objets dans une forme de signification. Le travail que nous devons faire consiste à les resocialiser et à leur redonner une signification’’, a fait savoir l’universitaire qui avait été, avec l’historienne de l’art française Benedicte Savoy, chargé de travailler sur la problématique de la restitution des objets d’arts africains gardés en France.L’initiative émanait du président français Emmanuel Macron.FKS/AKS

Jérusalem, «patrimoine commun» des trois religions monothéistes, affirment le pape et le roi du Maroc

iGFM – (Dakar) – Le pape François et le roi Mohammed VI ont appelé samedi à « préserver » Jérusalem comme « patrimoine commun des trois religions monothéistes », dans un texte commun signé lors de la visite du souverain pontife au Maroc.

« Nous pensons important de préserver la Ville sainte de Jérusalem/Al Qods Acharif comme patrimoine commun de l’humanité et, par-dessus tout pour les fidèles des trois religions monothéistes », ont-ils dit dans une déclaration, soulignant son « unicité et sacralité ».

Le roi du Maroc est président du « Comité Al-Qods » (Jérusalem en arabe), issu de l’Organisation de la coopération islamique.

Jérusalem doit demeurer un « lieu de rencontre et symbole de coexistence pacifique, où se cultivent le respect réciproque et le dialogue », ont demandé le pape François et le roi Mohammed VI. « Dans ce but, doivent être conservés et promus le caractère spécifique multi-religieux, la dimension spirituelle et l’identité culturelle particulière de Jérusalem/Al Qods Acharif » (Jérusalem la sainte, en arabe), ont-ils plaidé. Ils ont appelé à « garantir la liberté d’accès aux fidèles des trois religions monothéistes et le droit de chacune d’y exercer son propre culte ».

Leur appel commun intervient alors que Jérusalem est au cœur de tensions diplomatiques, notamment depuis la décision du président américain Donald Trump d’y transférer l’ambassade américaine de Tel-Aviv.

Le statut de Jérusalem est l’une des questions les plus épineuses en vue d’un règlement du conflit israélo-palestinien. Israël considère toute la ville de Jérusalem comme sa capitale, alors que les Palestiniens veulent faire de Jérusalem-Est – secteur palestinien de la ville, occupé et annexé par Israël – la capitale de l’État auquel ils aspirent.

L’ONU considère que cette question doit faire l’objet d’un accord entre Israéliens et Palestiniens, et qu’en attendant les capitales ne doivent pas établir à Jérusalem leur représentation diplomatique en Israël.

À la suite de la décision de M. Trump, le pape François avait réitéré à plusieurs reprises son souhait d’un statu quo international pour Jérusalem et la reprise du dialogue entre Israéliens et Palestiniens pour une solution basée sur l’existence de deux États.

Venu samedi au Maroc pour une courte visite, le souverain pontife, chef des 1,3 milliard de catholiques, a été invité par le roi Mohammed VI pour une visite « placée sous le signe du développement du dialogue interreligieux », selon les autorités marocaines.

Fidèle à ce message, le pape a ainsi défendu « la liberté de conscience et la liberté religieuse » et appelé les croyants à « vivre en frères », lors d’un discours prononcé sur une immense esplanade devant le roi Mohammed VI et des milliers de Marocains.Auteur : Jeune Afrique

LE PAPE AU MAROC, UNE « NOUVELLE ÉTAPE » DANS LE DIALOGUE ISLAMO-CHRÉTIEN (PRÊTRE)

Rabat, 30 mars (APS) – La visite officielle de deux jours, entamée ce samedi, au Maroc par le Pape François, sur invitation du Roi Mohamed VI, constitue une ’’nouvelle étape’’ dans le dialogue islamo-chrétien, a déclaré, le chargé de presse du Diocèse de Rabat, le Prêtre Daniel Nourissat.

« Le Pape Jean-Paul II était venu au Maroc en 1985 et il avait prononcé un grand discours aux jeunes. Son discours est devenu la charte du dialogue islamo-chrétien. Le Pape François vient franchir une étape nouvelle à ce dialogue islamo-chrétien’’, a-t-il déclaré à des journalistes africains lors d’une visite à la Cathédrale Saint-Pierre de Rabat.

Le Pape François, est arrivé peu après 14 h à Rabat, pour une visite officielle de deux jours sur invitation du Roi Mohammed VI, la première dans le royaume et la deuxième dans un pays arabo-musulman, a constaté l’envoyé spécial de l’APS.

Le souverain pontife a été accueilli à sa descente d’avion à l’aéroport Rabat-Salé par le Roi Mohammed VI et plusieurs autres dignitaires du royaume.

Le prêtre français qui officie depuis 13 ans à Rabat, a précisé que ‘’c’est le Roi du Maroc qui a invité le Pape François et non l’Eglise’’.

‘’C’est l’Amir al Muminine +Le Commandeur des croyants+ qui invite sa Sainteté. Ce n’est pas le roi du Maroc qui invite le roi du Vatican’’, a-t-il noté, soulignant que ‘’la dimension religieuse de leur rencontre sera très importante’’.

‘’Le Pape François vient au Maroc pour voir déjà comment la charte de la fraternité qu’il a promulguée avec les grands imams de l’Université Al-Azhar du Caire, il y’a plus d’un mois à Abu-Dhabi (Emirats arabes unis), est vécue ici’’, a-t-il ajouté.

‘’Quand on regarde l’enthousiasme du peuple marocain à accueillir sa Sainteté, on a de bonne base. Le sel de la terre n’a pas besoin d’être très nombreux pour que ça sale. Nous sommes une très petite minorité’’, a-t-il dit, faisant allusion à la communauté chrétienne du Maroc estimée à 30.000 fidèles.

D’après lui, ‘’qui aurait pu imaginer il y’a 150 ans que l’Eglise au Maroc aurait été revitalisée par des chrétiens africains. Le pape vient nous encourager, c’est une visitation, il vient discrètement porteur du Seigneur provoquer des réactions heureuses de la part de ceux qui l’accueillent.

Le chargé de presse du Diocèse de Rabat a expliqué que le voyage du souverain pontife est partagé entre parts égales entre la société marocaine et des chrétiens résidant dans ce pays.

Après l’accueil ce samedi à l’aéroport de Rabat-Salé par le roi Mohammed VI, cortège du roi et celui du pape dans la papamobile se sont dirigés vers l’esplanade du Mausolée Mohammed V.

La société civile, la population et la communauté chrétienne étaient très largement représentées lors de cette rencontre.

Après les discours, le pape s’est recueilli sur les tombes de feu Mohammed V et feu Hassan II, avant que les cortèges séparés ne se dirigent en direction du Palais royal où le souverain pontife sera reçu en audience par le roi Mohammed VI.

Ils se rendront ensuite à l’Institut royal de formation des imams où l’orchestre philharmonique jouera les musiques sacrées des trois religions monothéistes.

Dimanche, au deuxième et dernier jour de voyage au Maroc, le Pape François visitera le Centre des œuvres sociales de Témara (dirigé par les sœurs de la charité).

Il est prévu une rencontre à la Cathédrale de Rabat avec les religieux et les religieuses du Maroc, un déjeuner à la Nonciature de Rabat avec les archevêques du Maroc (2 de Rabat et 2 de Tanger).

Une messe au Complexe sportif Moulay Abdellah va mettre fin à son séjour dans le Royaume du Maroc, avant son départ de Rabat vers Rome à bord d’un avion de la Royal Air Maroc (RAM).ASB/AKS

LA MIGRATION NE SERA PAS RÉSOLUE PAR L’ÉRECTION DE BARRIÈRES (PAPE FRANÇOIS)

Rabat, 30 mars (APS) – La crise migratoire ne pourra jamais trouver de solution en construisant des barrières ou en diffusant la peur de l’autre, a soutenu, le Pape François, samedi à Rabat (Maroc).

« Il s’agit d’un phénomène qui ne trouvera jamais de solution dans la construction de barrières, dans la diffusion de la peur de l’autre ou dans la négation de l’assistance à tous ceux qui aspirent à un légitime mieux-être pour eux-mêmes et pour leurs familles », a-t-il dit.

Le Pape François, est arrivé peu après 14 h (heure locale) dans la capitale marocaine, pour une visite officielle de deux jours sur invitation du Roi Mohammed VI, la première dans le royaume et la deuxième dans un pays arabo-musulman, a constaté l’envoyé spécial de l’APS.

Le souverain pontife a été accueilli à sa descente d’avion à l’aéroport Rabat-Salé par le Roi Mohammed VI et plusieurs autres dignitaires du royaume.

« Nous savons aussi que la consolidation d’une véritable paix passe par la recherche de la justice sociale, indispensable pour corriger les déséquilibres économiques et les désordres politiques qui ont toujours été des facteurs principaux de tension et de menace pour l’humanité tout entière », a-t-il soutenu.

Egalement, a souligné le Pape François, « la grave crise migratoire à laquelle nous sommes affrontés aujourd’hui, est pour tous un appel pressant à rechercher les moyens concrets d’éradiquer les causes qui obligent tant de personnes à quitter leur pays, leur famille, et à se retrouver souvent marginalisées, rejetées ».

De ce point de vue, le chef de l’Eglise a rappelé que, la Conférence intergouvernementale sur le Pacte mondial pour une migration sûre, ordonnée et régulière, tenue au Maroc, en décembre dernier, « a adopté un document qui entend être un point de référence pour toute la communauté internationale ».

En même temps, a-t-il ajouté, « il est vrai que beaucoup reste encore à faire, surtout parce qu’il faut passer des engagements pris avec ce document, au moins au niveau moral, à des actions concrètes et, spécialement, à un changement de disposition envers les migrants, qui les considère comme des personnes, non comme des numéros, qui en reconnaisse dans les faits et dans les décisions politiques les droits et la dignité ».

« Vous savez combien j’ai à cœur le sort, souvent terrible, de ces personnes, qui, en grande partie, ne laisseraient pas leurs pays s’ils n’y étaient pas contraints », a insisté le Pape François.

Il a dit espérer que « le Maroc, avec une grande disponibilité et une délicate hospitalité a accueilli cette Conférence, voudra continuer à être, dans la communauté internationale, un exemple d’humanité pour les migrants et les réfugiés, afin qu’ils puissent être, ici, comme ailleurs, accueillis avec humanité et protégés, qu’on puisse promouvoir leur situation et qu’ils soient intégrés avec dignité ».

« Quand les conditions le permettront, ils pourront décider de retourner chez eux dans des conditions de sécurité, respectueuses de leur dignité et de leurs droits », a-t-il conclu. ASB/AKS

VOTE DU BUDGET DE LA MAIRIE DE THIES : La ville nage enfin dans 1 milliard 759 millions de F Cfa

http://www.enqueteplus.com/Après deux années de rejet, le budget de la mairie de la ville de Thiès a finalement été voté, hier, par la majorité des conseillers présents. Il a été arrêté à 1 milliard 759 millions de francs Cfa.

Pendant deux années successives, les conseillers du parti Rewmi d’Idrissa Seck, majoritaires au Conseil municipal de Thiès, ont empêché le vote du budget de la mairie de ville. Ils brillaient par leur absence. Hier, quelques-uns ont décidé de revenir à de meilleurs sentiments et participer au conseil municipal. Même si le plus grand nombre a encore été absent, l’institution détenait des procurations qui lui ont permis, cette fois-ci, d’organiser le vote. La majorité des conseillers présents a procédé, sous la supervision de l’adjoint au préfet du département de Thiès, au vote du budget de l’année en cours. Celui-ci s’élève à 1 milliard 759 millions de francs Cfa. Le maire de la ville de Thiès, Talla Sylla, s’est réjoui de l’acte posé par les conseillers qui, enfin, ont décidé de débloquer la situation qui n’a que trop duré.

Par contre, dit-il, l’heure a maintenant sonné de veiller à ‘’l’exécution parfaite’’ de la mission qui leur est confiée. Il demande également à tous les conseillers de mettre de côté les positions électoralistes et de se pencher sur les questions de développement de la ville. ‘’Avant le vote du budget, le compte administratif 2018 a été voté et il n’y a eu aucune voix contre. C’est un fait qui doit être salué. Maintenant, notre devoir, c’est d’être à la hauteur et de travailler au développement de la ville de Thiès. Pour y arriver, il faut adopter une posture de discernement. Nous pouvons avoir des positions politiques, des positions partisanes, mais quand il s’agit de prendre en charge les préoccupations des Thiessois, il faut tout mettre de côté’’, recommande Talla Sylla.

Ainsi, lors de ce vote du budget, 30 conseillers ont donné un avis favorable contre une seule abstention. Celle de Saër Mangane du parti Rewmi. A la fin de la séance, ce dernier, approché, dit ne pas regretter l’acte qu’il a posé devant ses collègues conseillers. Pour lui, la mairie de ville est une ‘’institution fantôme qui n’obéit pas à tous les principes de sincérité’’. Restant sur sa logique, Saër Mangane, qui se dit prêt à briguer les suffrages des Thiessois en décembre prochain, pour la mairie de Thiès, accuse également Talla Sylla d’avoir privilégier une gestion solitaire.

Pour sa part, conseiller de ville et secrétaire de séance pour le vote du budget, Denaba Sall indique que les élus de Thiès sont ‘’revenus à l’essentiel et ont pris conscience’’. Ensuite, il a évoqué les difficultés que rencontre la ville de Thiès en matière de développement. C’est pourquoi il invite le chef de l’État a honoré ses engagements pris il y a plus de deux ans. Macky Sall, rappelle-t-il, s’est engagé à octroyer 500 millions de francs Cfa à la ville de Thiès. Les 250 millions ont déjà été mis à la disposition de la mairie de ville. Il reste les 250 autres millions. Outre cet argent promis par le président de la République aux Thiessois, M. Sall demande au chef de l’Etat de revoir l’assiette financière de la ville pour le Pacasen. Selon lui, Thiès mérite au moins 1 milliard de francs Cfa et non 24 millions. GAUSTIN DIATTA (THIÈS)

MAMADOU DIOUF : «Macky Sall s’inscrit dans le modèle Islamo-Wolof»

http://www.lesoleil.sn/Historien de la vie politique et intellectuelle sénégalaise et professeur à l’Université Columbia (Etats-Unis), Mamadou Diouf est réputé pour son regard sans complaisance sur les sociétés contemporaines africaines. Il nous livre dans cet entretien sa lecture du scrutin présidentiel du 24 février dernier et la nature de la démocratie sénégalaise. Co-auteur, avec Momar Coumba Diop du célèbre ouvrage « Le Sénégal sous Abdou Diouf », l’universitaire donne aussi quelques clés pour comprendre la méthode Macky : une parfaite expertise dans le contrôle de l’Etat, des ressources et réseaux clientélistes, une obsession infrastructurelle sans le langage magique d’un Abdoulaye Wade, un souci administratif sans administrer la politique…

Quelle analyse faite-vous de l’élection présidentielle du 24 février ?

Je pense que pour apprécier les dernières élections présidentielles sénégalaises, il faut distinguer les séquences suivantes : la préparation des élections, le déroulement de la campagne, l’administration des élections et les résultats. Dans la première séquence, le candidat-président a mis tous les atouts dans sa manche. Il avait à sa disposition l’appareil d’État et les ressources qui sont associées à l’exercice du pouvoir. Une position qui a, en particulier contribué au recrutement de transhumants. L’élimination de deux de ses principaux rivaux qui étaient susceptibles de l’envoyer à un second tour de tous les dangers, Khalifa Ababacar Sall, l’ancien maire de Dakar, en prison et Karim Meïssa Wade, ancien Ministre, fils de l’ancien président Abdoulaye Wade, en exil. Le parrainage qui a contribué à un filtrage des candidats et permis au président de choisir lui-même ses opposants. Autant de facteurs qui devaient concourir à une élection au premier tour du candidat Macky Sall. Dans la seconde séquence, le déroulement de la campagne, je pense que malgré des affrontements qui ont entrainé mort d’hommes, la campagne s’est déroulée dans de bonnes conditions. Le candidat Sall et ses alliés ont bien évidemment continué à bénéficier directement ou indirectement de leur contrôle des infrastructures administratives et financières de l’État. Les troisième et quatrième séquences, l’administration des élections et la proclamation des résultats, les querelles traditionnelles ont ressurgies. Elles sont relatives à l’engagement politique du ministre de l’intérieur, chargé d’organiser les élections, aux listes électorales, à la proclamation des résultats … La conséquence de tous ces contentieux est la suivante : les résultats des élections sont toujours suspects aux yeux de l’opposition.

« Les facteurs clés de la victoire du Président Sall renvoient à un travail systématique, administratif, politique, économique, culturel et social pour réunir les conditions d’une victoire au premier tour »

Quels sont les facteurs clés du triomphe de Macky Sall dès le premier tour, malgré un fort taux de participation ?

On a tendance à croire qu’un fort taux de participation est nécessairement favorable aux candidats de l’opposition et défavorable au candidat de la coalition au pouvoir. Les votes obtenus par les trois candidats les mieux placés démentent une telle interprétation. Ousmane Sonko a certainement bénéficié du vote des jeunes en particulier ; le président Macky Sall a récolté les fruits d’une campagne électorale systématique qui met en valeur les infrastructures dont il continue de doter le pays, d’une distribution de ressources à une clientèle rurale et péri-urbaine mobilisée. Ce qui explique sa victoire au premier tour. Je pense aussi qu’en se plaçant second, Idrissa Seck semble avoir retrouvé une partie du terrain perdu au cours des dernières années. Les facteurs clés de la victoire du Président Sall renvoient à un travail systématique, administratif, politique, économique, culturel et social pour réunir les conditions d’une victoire au premier tour. Après l’élimination de ses principaux adversaires, il a réussi à recruter certains de ses anciens rivaux, maintenu la cohésion de son parti et de sa coalition malgré les dissensions. Il est resté, comme en 2012, le candidat reconnaissable qui a un agenda qu’il déroule sans accroc. Un second tour de tous les dangers a certainement contribué au déroulement d’une campagne électorale solide et gagnante, malgré les reniements présidentiels.

Comment expliquez-vous le « phénomène » Ousmane Sonko arrivé troisième avec 15,67% des voix alors qu’il était totalement inconnu il y a trois ans ?

Le « phénomène » Ousmane Sonko signale plusieurs situations : l’essoufflement de la classe politique, pouvoir et opposition confondus ; la mise à la question de la société civile dont les leaders et les slogans ne semblent plus attractifs et mobilisateurs ; la recherche d’un axe idéologique et politique qui contribue à recentrer une société qui se retourne sur elle-même. Une société qui se soucie plus obstinément de sa refondation morale que de ses formules politiques et formalités démocratiques qui se réduisent à une rhétorique vaine. Le discours politique de Sonko fait écho au trouble qui secoue la société sénégalaise en procédant ainsi : il sort du périmètre de la culture politique traditionnelle et s’installe dans une zone hors des règles politiques et confrériques qui ont fortement configuré les espaces, public et politique sénégalais. Il opère en s’inscrivant dans une culture religieuse qui met l’accent sur la moralité et le bien commun. Il dénonce les travers des politiques et énonce des vérités fortement colorées par son engagement religieux. Il attire les jeunes précisément parce qu’il est hors-jeu.

« Sonko attire les jeunes précisément parce qu’il est hors-jeu »

Le pouvoir voit en cette élection la confirmation de « l’exception démocratique sénégalaise », alors que l’opposition y voit son essoufflement (contestation du processus et des résultats). Où se situe la vérité ?

C’est de bonne guerre. En termes de propagande, la référence à l’exception démocratique sénégalaise est toujours présente dans la fiche signalétique de la distinction sénégalaise. Elle est une ressource significative dans le marché des relations internationales. Elle n’est pas limitée aux opérations électorales ; elle renvoie plus centralement, à une culture de l’engagement politique, du dialogue et de la confrontation régie par un « contrat social » qui est probablement la principale raison de la stabilité politique du Sénégal, la « success story » (D. Cruise O’Brien). Elle alimente, dans ses différentes formules et ses ajustements variés, la démocratie sénégalaise, ses avancées et reculs. Sur certaines questions comme l’administration des élections et la recherche d’un consensus pour sa conduite, il y a eu un recul. En atteste l’adoption et la mise en œuvre de la loi sur le parrainage. Par contre, je ne pense pas que la démocratie sénégalaise s’essouffle. Au contraire, malgré ses multiples crises, y compris durant le premier mandat de Macky Sall, la démocratie sénégalaise est une démocratie vivante. Ses turpitudes en sont des signes manifestes. Elle demande approfondissement et engagement soutenu. La démocratie est un projet inachevé. Dans le cas sénégalais, elle a besoin d’être décrochée des règles traditionnelles.

Comment interprétez-vous le refus de l’opposition d’accepter les résultats tout en refusant d’introduire un recours devant le Conseil constitutionnel ?

C’est incompréhensible et inacceptable. S’engager dans un processus électoral, c’est accepter les règles du jeu et l’engagement de les respecter jusqu’au terme du processus avec une seule alternative : contester les résultats devant le Conseil constitutionnel ou les accepter devant l’opinion publique. Cela participe du renforcement de la culture démocratique.

Certains ont parlé de vote ethnique, régionaliste ou confrérique. Partagez-vous cette lecture ? Si oui, ce phénomène est-il nouveau dans l’histoire politique du Sénégal et quelles peuvent en être les conséquences ?

Je ne pense pas que l’on puisse caractériser le vote comme l’expression d’un vote ethnique, régionaliste ou confrérique. Je croyais que le modèle Islamo-Wolof était en phase d’essoufflement et de révision. Modèle colonial réinventé par Senghor dans son affrontement avec Lamine Guèye et ensuite avec Mamadou Dia, il n’est pas besoin d’être Wolof pour le déployer avec succès. Macky Sall en est une excellente illustration. Il revendique trois terroirs, Halpulaar, Sereer et Wolof. En bref, il est sénégalais. Il coule avec une certaine aisance dans le moule du modèle postcolonial sénégalais. D’une part, les trois facteurs, ethnique, régionaliste et confrérique participent de la production d’une modernité sénégalaise, dans des combinaisons qui sont instables et circonstanciels. D’autre part, il existe une géographie électorale qui indexe le Fuuta comme plutôt conservateur et loyal au pouvoir en place alors que la Casamance est, au contraire, dissidente et encline à un vote d’opposition.

« Senghor, c’était le jeu de l’enracinement et de l’ouverture associée à la rythmique d’une démocratie limitée ; Diouf, c’est l’organisation et la méthode accoudée à la règle administrative ; Wade, c’est la magie, le dérapage et l’éclectisme brouillon ; Sall partage avec Wade l’obsession infrastructurelle sans le langage magique de ce dernier »

Vous avez été avec Momar Coumba Diop l’initiateur d’un projet de recherche pour documenter les trajectoires de l’État et de ses relations avec la société sénégalaise (« Le Sénégal sous Abdou Diouf », puis sous Wade). Comment qualifierez-vous le Sénégal sous Macky Sall ?

Il est vrai que Momar Coumba Diop et moi-même, ensemble ou séparément, avons tenté de comprendre les trajectoires de l’État, depuis la période coloniale, en suivant à la trace ses différentes figures, les ressources matérielles, symboliques (y compris religieuses) qu’il mobilise et déploie, les acteurs sociaux qu’ils enrôlent, attaquent et débauchent, pour imprimer sa puissance et sa munificence dans l’espace public. Senghor, c’était le jeu de l’enracinement et de l’ouverture associée à la rythmique d’une démocratie limitée ; Diouf, c’est l’organisation et la méthode accoudée à la règle administrative ; Wade, c’est la magie, le dérapage et l’éclectisme brouillon. Sall, je ne m’autorise pas pour le moment à le qualifier. Il a essayé, de manière délibérée ou feinte de remettre en question le modèle Islamo-Wolof – les marabouts sont des citoyens ordinaires/la patrie avant le parti – avant de se replier dans « la modernisation des villes saintes ». Grâce à sa femme, il semble beaucoup plus en phase avec les réalités quotidiennes sénégalaises. La supplique de Boubacar Diop Promotion adressée au peuple sénégalais lors des élections de 1983, après le départ de Senghor, pour « un pagne au palais de la république » paraît réalisée. Sall partage avec Wade l’obsession infrastructurelle sans le langage magique de ce dernier. Il a un souci administratif qui se traduit par l’importance prise par ses ministres de la justice (Mimi Toure et Ismaïla Madior Fall) mais n’administre pas la politique comme Diouf. Je pense que son identité présidentielle va se préciser au cours de ce dernier mandat. Son principal souci lors du mandat qui s’achève était d’assurer sa réélection. Il a donc fait feu de tout bois. Son défi aujourd’hui, les traces qu’il laissera à l’histoire.

Existe-t-il une méthode Macky et qu’est-ce qui la différencie de celles de ses prédécesseurs ?

Il s’inscrit dans le modèle Islamo-Wolof, en utilisant son histoire et son expérience politique et administrative. Ce qui le différencie de ses prédécesseurs est qu’il n’a pas un parti puissant à son entière disposition comme Diouf et Wade. Par contre, il affiche une parfaite expertise dans le contrôle de l’État, des ressources et réseaux clientélistes qui lui sont associés.

Où va le Sénégal à votre avis et quels sont les principaux défis qui se posent à Macky Sall pour ce deuxième mandat ?

Les principaux défis sont ceux liés à la situation de sous-développement du Sénégal : la jeunesse, l’emploi, la santé, l’éducation, le renforcement de la démocratie, locale en particulier, la bonne gouvernance et la lutte contre la corruption. Ce qui nécessite beaucoup d’imagination, de créativité et de dialogue.

« Plusieurs signes annonciateurs de la disparition prochaine du Ps et du Pds sont identifiables : la fragmentation et les luttes intestines, le vieillissement du leadership, l’impossible transition vers une direction plus jeune et plus féminine, l’impossible débat démocratique et surtout, l’échec retentissant de la transformation de partis au pouvoir en forces d’opposition »

Quelle interprétation faites-vous de l’appel au dialogue lancé par le président Macky Sall aussitôt après la proclamation définitive des résultats et surtout son invite à ses deux prédécesseurs (Abdou Diouf et Abdoulaye Wade) à y prendre part ?

Je pense que l’appel relève de l’ordre démocratique. La séquence de la compétition démocratique doit nécessairement être suivie d’un appel à la cohésion nationale et d’un engagement du président élu à être le président de tous les sénégalais. Cette tradition doit être maintenue, réaffirmée et mise en pratique pour conforter la démocratie sénégalaise. Le dialogue doit bien sûr rejeter radicalement la cooptation et la transhumance. Il doit préserver les frontières partisanes et assurer un fonctionnement et un gouvernement démocratiques de la vie publique. Il faut, en effet, sortir de la logique de la confrontation continue du vainqueur qui accapare tout et écrase les vaincus qui, à leur tour, ne songent qu’à mettre le feu au pays. Trouver un rôle aux anciens présidents participe de la consolidation de la culture démocratique pour autant que ces derniers sortent des périmètres partisans et deviennent des intercesseurs au service du bien commun et de la paix sociale.

Comment voyez-vous la recomposition de l’échiquier politique qui s’annonce après ces élections ? Certains prédisent une mort programmée des deux partis traditionnels (le Ps et le Pds)…

Il est difficile de prédire, de manière précise, les contours de la recomposition politique même si l’on peut commencer à écrire la chronique de la mort annoncée (c’est le titre d’un livre de Gabriel Garcia Marques) du Parti Socialiste et du Parti Démocratique Sénégalais. Plusieurs signes annonciateurs de cette disparition prochaine sont identifiables : la fragmentation et les luttes intestines, le vieillissement du leadership, l’impossible transition vers une direction plus jeune et plus féminine, l’impossible débat démocratique et surtout, l’échec retentissant de la transformation de partis au pouvoir en forces d’opposition. Certes, le Ps et le Pds partagent certaines des caractéristiques retenues avec les organisations politiques dites de gauche qui, tout comme eux étaient absentes de l’élection présidentielle. Une situation qui a contribué à ouvrir un espace politique à l’entreprise de refondation d’Ousmane Sonko. Aurait-il les moyens de transformer l’essai présidentiel ? L’avenir le dira. S’inscrire dans le paysage politique durablement n’est pas la conséquence d’une bonne tenue durant des élections présidentielles. Plusieurs forces politiques vont lui disputer le recrutement de militants. De quelles ressources politiques, symboliques et idéologiques dispose-il pour faire face ? On peut se poser les mêmes questions pour Idrissa Seck. Saura-t-il bâtir sur son succès relatif aux élections présidentielles pour se refaire une légitimité politique et, face à Sonko et à l’Apr construire une coalition gagnante pour les élections locales et présidentielles à venir ? Devra-t-il, comme Ousmane Tanor Dieng, Moustapha Niasse Landing Savané, Mamadou Diop Decroix, Pape Diop, céder la place a une nouvelle génération de politiciens et politiciennes ? Quel est l’avenir des partis politiques du Ps au Pds à la gauche ? Pourront-ils se refonder ou ressouder leurs morceaux épars et concurrents qui les ont réduits à des appendices du parti au pouvoir. Enfin, quel avenir pour l’APR face à la situation inédite à laquelle elle devra faire face. C’est le dernier mandat du président Sall. Il a les coudées franches pour s’imposer comme le maitre du jeu et opérer à sa guise. Il a levé la préoccupation de la réélection. En même temps, il va faire face à une lutte intense pour sa succession, entre les vieux et jeunes caciques issues de la tradition Pds et les « mackystes » (Mimi Touré, Ismaïla Madior Fall. Amadou Ba, M. B. Dionne…). C’est véritablement une nouvelle aventure qui commence. Les pistes qui peuvent mener à des directions différentes sont nombreuses même si demeure la tendance lourde de l’émiettement politique et non du regroupement des différentes obédiences politiques, fortement rythmée par le déficit démocratique à l’intérieur des partis.Propos recueillis par Seydou KA

Abou Abel Thiam : «Un technocrate n’a pas de place dans un gouvernement»

https://senego.com/Abou Abel Thiam, président du conseil de l’Artp, n’est pas pour un gouvernement de technocrate.

« La fonction de ministre est éminemment politique » a-t-il déclaré sur les ondes de i Radio.

Pour l’invité du Jury du dimanche « un technocrate n’a pas de place dans un gouvernement, il faut que chacun reste à sa place »

Et Abou Abel Thiam de préciser qu’ »il n’est pas dit que lorsqu’on est politique, on est pas compétent ou quand on est technocrate qu’on est compétent ».

Abou Abel Thiam souhaite un gouvernement de combat

http://www.emedia.sn/Réélu pour un mandat de 5 ans à la tête du pays, le président de la République va prêter serment ce mardi avant de former sa nouvelle équipe gouvernementale. Invité, ce dimanche, à l’émission « Jury du Dimanche » sur les ondes d’Iradio (90.3), Abou Abel Thiam, ancien porte-parole de la présidence de la République souhaite que le prochain gouvernement soit un gouvernement de combat. « Dans notre architecture juridique, le président de la République est dans une solitude constitutionnelle pour prendre ses décisions. C’est à dire, il lui revient, à lui seul, de voir quel est le format adapté à sa politique pour former son gouvernement. Cela dit, personnellement, j’appelle à un resserrement, j’appelle à un gouvernement de combat pour continuer les grands chantiers que le président de la République a ouvert », a déclaré M. Thiam. Selon lui, le resserrement est un élément, mais aussi le choix de l’équipe gouvernementale est très important. Mais, s’empresse-t-il de souligner, « le fait d’appeler à la constitution d’un gouvernement d’experts est un faux débat. »

Par ailleurs, Abou Abel a indiqué qu’il ne sent pas une guerre de succession à l’Alliance pour la république. De même, il a dit son désaccord sur la question du dauphinat. « En toute humilité, j’invite le président de la République à ne pas créer un dauphin. Créer un dauphin c’est même mépriser le peuple, c’est affaiblir celui qui serait tenté de le faire. Pour devenir président de la République, il faut s’éprouver en allant de son propre chef briguer les suffrages des sénégalais. Il ne faut pas passer par la courte échelle ».

« Je suis pour le couplage des élections si… »

Interrogé sur le couplage des élections, l’ancien porte-parole de la présidence de la République dit qu’il n’est pas contre si cela permet de gagner du temps. « Il faut beaucoup de moyens pour organiser des élections. On ne peut pas, sur un mandat de 5 ans, être là à organiser des élections. Je suis pour la simplicité des choses. Si le couplage des élections nous permet de gagner du temps, je suis pour. Nous avons besoin de travailler et pour cela, il faudrait qu’on fasse moins de politique et moins de programmation d’élections ». Sur un autre registre, Abou Abel Thiam a dénoncé le massacre des peulhs du Mali qui, dit-il, l’a choqué mais ne l’a pas surpris. Car, explique-t-il : « Le Mali est un pays qui est en train de s’affaisser sur ses piliers. C’est un pays sans armée, sans administration, un pays qui a été amputé d’une bonne partie de son territoire. Ce sont pleins de défauts qui viennent s’ajouter aux problèmes du Mali ». ALIOU DIOUF

ABOU ABEL THIAM : «CE DÉBAT AUTOUR DU 3e MANDAT EST MALSAIN»

http://www.emedia.snInvité, ce dimanche 31 mars 2019, du Jury du Dimanche, sur iRadio (90.3 FM), tranche sans ciller, la polémique relative au 3e mandat, allant même jusqu’à qualifier de mauvaise foi ceux qui essaient d’entretenir le flou autour de cette question. « Je ne comprend pas ce débat. Il est mal malsain », a-t-il déclaré. Le président du Collège des délégués de l’Artp pense que le principal concerné dans cette affaire a, lui-même, clos le débat. « Le premier constituant sénégalais, qui est le Président, lui-même, dans sa volonté exprimée publiquement et qui aspire aux exigences démocratiques, a fait savoir qu’un président de la République ne doit plus faire plus de deux (02) mandats », a rappelé M. Thiam

Pour la mise en place, très prochaine, du nouveau gouvernement, des langues se délient prônant des ministres technocrates. L’idée ne convainc pas Abou Abel Thiam. L’ancien porte-parole du président Macky Sall est tout à fait contre un gouvernement composé de technocrates. « L’histoire a démontré que les meilleurs ministres à leur poste n’étaient pas des technocrates », a fait savoir le président du collège des délégués de l’Artp.

Macky Sall fera sa Déclaration de patrimoine (El Hadji Kassé)

http://www.seneweb.com/Selon El Hadji Kassé, le responsable de la communication de la présidence, Macky Sall fera « forcément » sa déclaration de patrimoine. Il s’est empressé de préciser que celle-ci se déroulera selon le timing prévu par la loi. Une façon de renvoyer dans les cordes le Forum du justiciable, qui suggère au Président réélu de faire l’inventaire de ses biens avant sa prestation de serment, mardi prochain.

« Il faut rappeler que le Président Macky Sall à été le premier président de la République à faire une déclaration de patrimoine alors que la loi ne l’imposait pas », a souligné El Hadji Kassé, sur le plateau d’Objection de Sud Fm, ce dimanche.

Sur le choix porté sur le Centre des expositions de Diamniadio pour abriter la cérémonie de prestation de serment de Macky Sall, Kassé informe qu’il a été imposé par un souci de commodité : « Il fallait un espace convenable pour accueillir tout ce monde qui va prendre part à cette cérémonie. »

Une quinzaine de chefs d’Etat, les responsables des différentes institutions de la République, le corps diplomatique, les élus, prendront part à cet « événement de la République », annonce le chef de la com du Palais.

Quinquennat Macky Sall – Nouveau Gouvernement : El Hadji Kassé liste les priorités du chef de l’Etat…>

https://senego.com/Le président Macky Sall a été réélu avec 58,26% des voix, lors de la présidentielle de 2019. Il va ainsi procéder à la prestation de serment, ce mardi 02 avril, à Diamniadio avant de dévoiler, plus tard, la « Dream team » qui devra l’accompagner durant son quinquennat.

Toutefois, la question qui se pose depuis un moment, le président Macky Sall mettra-t-il en place un Gouvernement de complaisance, ou choisira-t-il son équipe en fonction de leurs compétences? Au moment où les défis à relever restent majeurs.

El Hadji Hamidou Kassé était l’invité de l’émission « Objection », sur la radio Sud fm. Le ministre conseiller en charge de la communication à la présidence de la République est revenu sur les priorités du président Macky Sall. Ainsi, l’emploi des jeunes demeure une des priorités du chef de l’Etat avec les « PME-PMI, dans tous les domaines de transformation agroalimentaire, dans le domaine minier, pétrolier etc, et qui va générer des centaines de milliers d’emplois…«

« Il y’a deux autres initiatives, notamment l’Economie solidaire qui va également générer des emplois et enfin, il y a l’Economie numérique qui est la troisième grande initiative qui va, évidemment générer de l’emploi. Egalement dans le domaine agricole, de la culture…« , autant de domaines qui, selon El Hadji Kassé sont générateurs d’emplois. Soit plus d’un million d’emplois, promet-il. Pour ainsi dire que « le problème de l’emploi ne saurait demeurer« .

Il donne ses raisons : « il faut dire qu’en 7 ans, nous avons quand même créé plus de 500.000 emplois (…), hors emplois agricole et commerce. Cela veut dire que si on prenait en compte ces deux secteurs, on a plus de 500.000 emplois. Même si on créait trois (3) millions d’emplois, ça ne règle pas le problème. Parce qu’il y a des contraintes d’ordres structurels qu’il faut régler, que nous sommes obligé de régler pour créer plein d’emplois… » A cet effet, il revient sur la question de la formation car, rappelle-t-il qu’ils sont nombreux les jeunes à la recherche d’emploi et qui n’ont pas la formation requise. Ou d’autres qui ont été bien formés, « mais malheureusement les profils ne répondent pas aux demandes du marché… qui demande beaucoup d’expertise dans, par exemple le domaine de la construction…, les métiers du pétrole… »

Dans un autre registre, il a été interpellé sur la formation du nouveau Gouvernement avec le président Macky Sall qui risque d’être l’otage de ses alliés au moment où la plupart réclame leur part du gâteau.

Selon le ministre-conseiller, seul le président Macky Sall sait ce qu’il va faire. « Tout le monde peut témoigner la dimension d’homme d’Etat du président Sall. Parce qu’il sait gérer les affaires de l’Etat dans la plus grande des discrétions, les décisions de l’Etat. Et c’est ce qu’on demande à un homme d’Etat. Et ça, je pense qu’on peut lui donner une note et certainement 20/20, premièrement. Et deuxièmement, le président Macky Sall tient en estime, sincère la coalition Bby. D’abord par principe et par expérience. Par principe, parce que le président croit que la démocratie ne peut pas se réduire en une confrontation permanente en minorité et majorité. Que la démocratie commence même par la recherche de consensus. Et la Coalition Bby illustre parfaitement ce principe. Parce que de 2012 à 2019, Bby a tenu, elle a résisté, elle a traversé des épreuves, elle a fait face aux intempéries et s’est même élargie en se payant le luxe d’accueillir de nouvelles forces vives de la nation« , ce qui, selon El Hadji Kassé a installé le Sénégal dans la stabilité politique durable, mais surtout donné, à l’extérieur l’image d’un pays stable, calme… D’où la confiance des bailleurs de fonds.

« Moi je n’ai pas entendu le président dire qu’il faut dissoudre la coalition Benno bokk yakaar (Bby)…« , tient-il à préciser. Non sans rappeler certaines coalitions de l’opposition qui n’ « ont pas duré« .

Macky Sall sur le prochain gouvernement : «Je vais faire des changements…»

https:///Ceux qui prédisaient un chamboulement lors du prochain remaniement ministériel ont vu juste. Macky Sall himself l’a confirmé, en parlant du futur gouvernement, qu’il fera des changements pour « répondre au mieux aux aspirations des populations ».

Conseillers techniques, conseillers spéciaux, chargés de mission, ministres-conseillers, ambassadeurs itinérants…, ils étaient tous présents au Palais hier lors d’une cérémonie d’un genre particulier. En effet, leurs contrats expirant le 2 avril, Macky Sall les avait convoqués pour un « au revoir », ou un adieu pour certains.

« Vous avez servi la République avant de me servir», leur a affirmé Macky Sall. « Ce septennat a été sans répit. Dès que je suis arrivé, certains on dit que j’étais un Président par défaut, il y avait des délestages tous azimuts et il fallait travailler pour remettre le pays sur les rails », a ajouté le Président.

Qui lâche au passage : « Comme pour le gouvernement, je vais procéder à des changements pour répondre, au mieux, aux aspirations des populations. C’est un quinquennat plein de défis qui nous attend », a-t-il signalé.

Réélu le 24 février dernier, Macky Sall prêtera serment le 2 avril prochain au Centre des expositions de Diamniadio. Un nouveau gouvernement devrait voir le jour après cette cérémonie. Mercredi dernier, le Président a présidé la dernière rencontre du conseil des ministres du septennat. Une occasion saisie pour féliciter le Premier ministre et l’ensemble du gouvernement.

RENCONTRE AVEC LES MEMBRES DE SON CABINET: les poignantes confessions de Macky Tall

https://www.jotaay.net/ Macky Sall regrette de n’avoir pas pu, pendant sept ans, rencontrer régulièrement son cabinet et se désole aussi que les conditions de travail de certains d’entre eux n’étaient pas des meilleures. Sans entrer dans les détails, il a annoncé une réorganisation de son cabinet, en vue de son second mandat, qu’il entend mettre sous le signe de l’accélération de ses réalisations. Une «réorganisation» que le Directeur de cabinet Me Oumar Youm explique comme le départ de certains. Ce qui a provoqué une triste ambiance.

Le chef de l’Etat a reçu hier les membres de son cabinet, pour leur signifier la fin de leur compagnonnage, pour le premier mandat qu’il termine officiellement le 1eravril prochain. Après les salutations, Macky Sall a exprimé ses «regrets» de n’avoir pu les rencontrer tous, régulièrement, depuis son accession au pouvoir. Et il explique cette situation par le fait qu’il a traversé «un mandat de sept ans très difficile», parce que, dit-il, «l’adversité était féroce». En effet, Macky Sall a souligné qu’on ne lui a même pas donné une période de grâce. Et que dès le début de son mandat, certains ont commencé à tirer sur lui, en disant qu’il était un Président par défaut. Ce qui fait qu’il avait «à cœur de prouver le contraire» et montrer qu’il était «un président de la République bien préparé» et qui pouvait remplir correctement ses charges. Aussi, il a déploré le fait que «les conditions de travail de certains n’étaient pas des meilleures». Par exemple, il a souligné que certains n’avaient pas de voiture de fonction et d’autres avaient des voitures qui tombaient souvent en panne.

Exprimant sa désolation pour ces impairs, il a demandé à ses collaborateurs de mettre tout cela sur le compte du «mandat difficile» qui finit. Mais pour son second mandat qui démarre le 2 avril prochain, après sa prestation de serment, Macky Sall annonce de grandes réformes. Ce qui lui permettra d’appuyer sur l’accélérateur afin de réaliser son ambition pour le Sénégal. «Ce mandat-ci sera un mandat d’accélération des réalisations», annonce-t-il.

L’annonce de la réorganisation du cabinet présidentiel jette le froid dans l’assistance

Le Président Sall a souligné qu’après sa prestation de serment, «un gouvernement sera formé et il y a aura une réorganisation du cabinet». A en croire le chef de l’Etat, «un certain nombre de mesures seront prises» dans le sens de cette réorganisation. Sur ce chapitre, les propos de son directeur de cabinet, Me Oumar Youm, ont été plus explicites. Après avoir remercié le chef de l’Etat, ce dernier a fait savoir aux membres du cabinet qu’à leur nomination, ils avaient remplacé des gens et qu’eux aussi peuvent être remplacés. Des propos qui ont jeté le froid dans la salle. Car les collaborateurs du chef de l’Etat ont compris que certains d’entre eux vont partir.

Omar Pène émarge à la Présidence

Et ce n’est guère surprenant que le chef de l’Etat puisse se séparer de certains conseillers, chargés de mission et autres. En effet, avec plus de 200 collaborateurs, il a fallu faire recours à la salle des banquets pour les recevoir. Dans cette foule de ministres d’Etat, ministres conseillers, conseillers spéciaux, conseillers techniques, chargés de missions, ambassadeurs itinérants, personnel d’agences rattachées…, il y a avaient des personnalités visibles : Youssou Ndour, Me Alioune Badara Cissé, Khalilou Fadiga, El Hadji Diouf, Mansour Niasse, Pape Ibrahima Diagne, Diouma Dieng Diakhaté, Mor Ngom, Mbaye Ndiaye…. Il y avait même Oumar Pène dans la salle. Nommé ambassadeur auprès des étudiants lors de la fameuse grève estudiantine, on ne savait pas que Oumar Pène émargeait à la Présidence de la République. Apparemment… Même le très mécontent Youssou Touré (il est ministre-conseiller) était de la partie. De même que l’animateur de la 2s Tv Mamadou Sy Tounkara. A tout ce beau monde, Macky Sall a dit au revoir, après leur avoir offert un cocktail. Mbaye THIANDOUM

Barthelemy Dias annonce une plainte contre le ministre de l’intérieur, la DGE et la DAF

http://www.dakarmatin.com/A moins de 72 heures de la prestation de serment du président de la République, Macky Sall réélu pour un second mandat, le maire de Mermoz Sacré-Cœur a fait une conférence de presse pour, dit-il, démontrer que la présidentielle du 24 février dernier a été fraudé.

Connu pour son hostilité à l’encontre du régime, Barthélemy Dias indique d’emblée que « la victoire de Macky Sall au premier tour est étonnante et ahurissante ». Muni de documents, il a essayé de démontrer que le 24 février dernier, il y eut « tout sauf une élection ». « Cette prestation de serment qui se tiendra le 2 avril ne s’appuie sur aucune crédibilité républicaine et sur aucune réalité électorale. Il a gagné l’élection présidentielle avec la complicité de plusieurs autorités administratives, judiciaires et administratives. Ils ont fait un forcing pour passer au premier tour », a accusé l’ancien parlementaire, non sans estimer que les leçons du scrutin sont amères pour la démocratie sénégalaise. Qui a été constituée au prix de plusieurs sacrifices. Ainsi, il déclare Macky Sall « responsable du recul démocratique au Sénégal en portant atteinte à ce symbole en modifiant les règles du jeu pour être président ».

« A Agnam, même les moutons et les poulets ont voté »

Très en verve, Barthélémy Dias d’accuser le chef de l’Etat d’avoir commis un coup d’Etat institutionnel avec la complicité des institutions de la république. Lesquelles sont entre autres le Conseil constitutionnel, la Cour suprême, la Direction de l’automatisation du fichier électoral, la direction générale des élections et quelques autorités indépendantes comme le Conseil national de régulation de l’audio-visuel. Ce, ajoute-t-il, non sans oublier les manœuvres de la justice. Dans le même sillage, le poulain de Khalifa Sall a fait un exposé pour, dit-il, déceler des irrégularités qui ont permis à Macky Sall de réaliser son « hold-up électoral ». A l’en croire, il a constaté des irrégularités de sept ordres. Il s’agit, entre autres, de la fabrication des numéros de cartes d’électeurs qui sont antérieurs à la création de l’Etat, des numéros d’actes civils inexistants dans le fichier électoral du ministre de l’intérieur, des codes inexistants, l’inscription massive d’électeurs par audience foraine, l’attribution des doublons sur le fichier électoral en mode bis-repetita et les électeurs dont lieu de naissance est Sénégal. « Je mets ma main sur la bible que le président de la République a mis sur le fichier 14 379 électeurs sur le code 699. Or, ce code n’est rattaché aucune collectivité locale. Ce code n’existe pas. Et c’est valable pour les codes 713 et 413. On a mis sur le fichier plus de 180 mille électeurs qui n’existent. Ce sont des personnes virtuelles qu’on a transformé en personne réelle », a expliqué Barthélémy Dias avant d’ajouter : « En 5 ans, 2921 personnes ont eu des pièces d’état civil dans les audiences foraine dans le village de l’ancien ministre de l’intérieur Abdoulaye Daouda Diallo. Or, le tribunal ne peut pas traiter autant de cas en 5 ans. Si à Agnam il a pu gagner 100% c’est parce que là-bas même les moutons et les poulets ont voté ».

Série de plaintes contre les autorités impliquées dans l’organisation des élections

Compte tenu de tous les chiffres révélés et qui, selon Barthélémy Dias, attestent sans ambigüité que le président sortant à fraudé, Barthélemy Dias interpelle le procureur de la République. Il lui demande de s’autosaisir pour apporter la lumière sur cette affaire. D’ailleurs, il annoncé qu’il va porter plainte contre le ministre de l’Intérieur, la direction des élections et la direction de l’automatisation du fichier électoral parce que nous avons assisté à un tripatouillage de l’état civil du Sénégal. « Cet homme qui va prêter serment n’est pas le président du Sénégal. Cet homme s’est déclaré président suite à un holdup avec la complicité des plus hauts magistrats de ce pays et des institutions qui ont en charge l’organisation de l’élection. Nous sommes prêts à mettre tous les documents à la disposition du procureur de la République », a soutenu Barthélémy Dias.

Le lieutenant de Khalifa Sall annonce également qu’il mettra le dossier à la disposition d’Amnesty, la Radhoo du Forum du justiciable, de l’Union des magistrats du Sénégal entres autres. Poursuivant, il propose la création d’une CENI à la place de la CENA, la nomination d’une personnalité neutre et crédible à la tête du ministère de l’intérieur, l’implication, dans tout le processus électoral, des représentants de la société civile, des familles religieuses, de l’Union des magistrats du Sénégal, la réforme du fichier électoral et la révision de la loi en vigueur sur le parrainage avant la tenue des élections locales. De même, il a invité l’opposition à avoir une attitude de lutte et d’unité et de conquête du pouvoir par tous les moyens légaux et républicains. Le maire de Mermoz Sacré-Cœur a, pour terminer, indiqué qu’il ne fait pas de divulgation de données personnelles mais, il dit « dénoncer une association de malfaiteurs orchestrée par les plus hautes autorités du pays »

Fraude dans le fichier électoral : Barthélémy Dias annonce une plainte contre Aly Ngouille Ndiaye…

https:///Les incohérences découlant de l’audit du fichier électoral effectué par le maire de Mermoz/ Sacré-Coeur, Barthélémy Dias et ses services prouvent que le fichier n’a jamais été diagnostiqué par l’Union Européenne, renseigne-t-il.

« Nous faisons à présent face à une bande de voleurs » a-t-il fait savoir et informe « qu’au vu des constats, des manquements et des tripatouillages (…)la cérémonie de prestation de serment à laquelle nous assisterons, le 02 avril prochain ne reposera sur aucune légitimité électorale et surtout sur aucune crédibilité républicaine ».

Invitant le procureur de la République à s’auto saisir de l’affaire, il entend d’ailleurs porter plainte contre le Premier ministre, Aly Ngouille Ndiaye, le directeur général de la DAF et le directeur général des élections.

Les résultats de l’audit qu’il a effectué avec ses services sera transmis aux structures militantes des droits humains telles le Raddho, la Lsdh, Amnesty International entre autres, confie Dias-fils.

Il invite ainsi l’opposition à avoir une attitude de lutte.

Barthélémy Dias exige toutefois, la création d’une CENI à la place d’une CENA, la nomination d’une personnalité neutre à la tête du ministère de l’intérieur, la refonte totale et la mise en ligne du fichier électoral ainsi que la révision de la loi en vigueur sur le parrainage avant la tenue des élections locales.

Audit du fichier électoral : L’exposé magistral de Barth tendant à remettre en cause l’élection du PR

https:///Barthélémy Dias n’a pas encore livré son dernier mot sur l’issue du scrutin présidentiel.

À quelques jours de la prestation de serment du président Macky Sall, déclaré vainqueur au premier tour, le responsable politique et maire de la commune de Mermoz/Sacré-Coeur s’est lancé dans un exercice de diagnostic sans complaisance du fichier électoral.

C’est un véritable cours magistral qu’il a tenu à livrer pour prouver l’illégitimité de la reconduction du président Macky Sall avec la complicité des plus hauts magistrats du pays, la Daf et les institutions de la République en charge de l’organisation de la présidentielle.

Son diagnostic du fichier électoral a décelé plus de 106 codes de centre d’état civil inexistants, de 04515, des numéros de registres inexistants sont passés à 09840 informe le maire de Mermoz/Sacré-Cœur. Sur le cas des électeurs « nés au Sénégal », il renseigne que plusieurs électeurs ont eu comme lieu de naissance « Sénégal » en lieu et place d’une ville du pays. À ce titre, il défie le ministre de l’intérieur de livrer le code de rattachement du Sénégal, car juge-t-il, le lieu de naissance est obligatoirement codifié.

Sur les attributions de doublon en mode bis-repetita, Barth relève 155.248 électeurs du fichier ayant eu droit à une carte d’électeur qui existe déjà.

Le responsable politique socialiste hostile au régime en place précise, cependant, ne pas être dans la divulgation de données personnelles, car étant dans une affaire de dénonciation d’une association de malfaiteurs…

Abdou Mbow traite Barthélémy Diaz de «mauvais perdant»

iGFM-(Dakar) La réplique ne s’est pas fait attendre du coté du camp présidentiel suite à la sortie du maire de Mermoz-Sacré Coeur, Barthélemy Dias, qui continue de protester contre la victoire de Macky Sall à l’élection présidentielle dernier, cette fois ci en accusant le ministre de l’intérieur et Aly Ngouille Ndiaye et la Direction de l’automatisation du fichier (DAF) d’avoir tripatouillé le fichier électoral et les fichier d’Etat Civil. Selon le député Apériste Abdou Mbow, Barthélémy Dias qui a soutenu le candidat Idrissa Seck a tout simplement «livré un discours de mauvais perdant»

«Idrissa Seck et ses alliés ne se sont pas encore remis de leur défaite. Il faudrait qu’on sache, qu’au Sénégal, il y’a des lois et règlement qui régissent ce pays. Les élections sont terminées et le conseil Constitutionnel a proclamé les résultats officiels et le président de la République prépare sa prestation de serment. Nous ne parlerons plus de ces questions d’élections, parce que c’est derrière nous. Nous sommes résolument tournés vers les actions. Au Sénégal personne ne peut tripatouiller des élections. C’est un discours de mauvais perdant» réplique Abdou Mbow.

Jean Paul Dias déjà en 2024 : «Nous pensons que notre coalition va continuer avec le flambeau en 2024»

Faisant partie des derniers alliés de Macky Sall en 2019, Jean Paul Dias est bien dans sa casquette de souteneur de premier rang. Pendant les échanges avec les autres membres de la coalition MACKY2012, il a ouvert une brèche pour donner son point de vue sur l’avenir de la coalition. « Nous souhaitons continuer avec le flambeau et nous pensons aussi qu’en 2024, notre coalition sera présente », estime t-il.

Les alliées de la première heure du chef de l’Etat sortent du bois

http://www.dakarmatin.com/Après la sortie de Bouna Mohamed Seck, Directeur de Cabinet de Moustapha Niasse, annonçant que l’AFP aura un candidat en 2024, et l’appel aux retrouvailles de la famille socialiste lancée par Ousmane Tanor Dieng et compagnie, c’était au tour, hier, des alliés de la première heure du chef de l’Etat de se signaler.

A la faveur d’un dîner-débat, ces derniers, membres de « Macky 2012 » et de « Doomi Rewmi », ont jeté les bases de leurs retrouvailles dans la perspective de l’après-Macky. Une rencontre qui a enregistré la présence de Mahmoud Saleh, Directeur de Cabinet politique du Président Macky Sall, de Mor Ngom, président de la Chambre des élus de l’APR, de Zahra Iyane Thiam, responsable « apériste » et Conseillère du chef de l’Etat, de Jean-Paul Dias du bloc des centristes gaïnde (bCg), de l’économiste Ibrahima Sall, premier allié de Macky Sall, de Mohamed Diagne de Synergie Républicaine, de Maguette Ngom de la NIDA, d’Ansoumana Danfa du MAC Authentique, de Mously Diakhaté, entre autres responsables.

Après des échanges fructueux, lors desquels, ils se sont dit des vérités crues, ces alliés de la première heure du président de l’APR ont décidé de se retrouver pour faire face aux nouveaux enjeux politiques, notamment les prochaines échéances électorales.

« Macky 2012 » originel exorcise ses démons

« Après la brillante réélection du Président Macky Sall, à qui nous renouvelons nos vives félicitations, notre engagement et notre fidélité indéfectible, le moment est arrivé, pour nous, alliés de la première heure, de procéder à une réflexion en vue d’orienter à nouveau nos forces vers des lendemains de victoires. C’est ce contexte que les partis politiques, les mouvements de « Macky 2012″ et les Républicains «Domi Rewmi», ont choisi, pour jeter les bases de la réunification de la grande famille des alliés de la première heure », a indiqué Jean-Paul Dias, à l’issue de la rencontre. Le leader du bCg d’ajouter : « Ce dîner de retrouvailles qui réunit, dans une atmosphère conviviale, tous compagnons de la première heure, est l’accomplissement d’une volonté manifeste du Président Macky Sall, qui n’a jamais failli à son talent et à son esprit de rassembleur et de fédérateur.

En effet, il nous a toujours demandé de nous rassembler pour une coalition plus forte, plus efficace, face aux nouveaux enjeux politiques. Et la coalition est capable de porter les grandes orientations de la nouvelle dynamique. Il n’est jamais trop tard pour bien faire, et en politique, c’est le contexte qui détermine les positions et les choix ».

A l’en croire, leur plus grande préoccupation était d’abord de réélire le Président Mavcky Sall. « Et après que chaque organisation se soit battue pour la victoire au premier tour du Président Macky Sall, nous avons mesuré les enjeux et dessiné que c’est le moment ou jamais de nous retrouver. Comme a eu à l’indiquer Roosevelt, en politique, il n’y a pas de hasard, tout événement qui survient a été programmé pour se dérouler ainsi », a également souligné M. Dias. Le porte-parole du jour des alliés de la première heure de Macky Sall d’enchaîner : « Cette rencontre est alors une commune volonté d’unir nos forces pour démontrer que nous demeurons une réalité significative dans l’échiquier politique de ce pays. C’est aussi une occasion de nous évaluer, de surmonter les erreurs du passé, et de nous battre, pour que pareilles situations ne se reproduisent plus. Car, ce qui nous unit est plus fort que ce qui nous divise. Cette nouvelle ère que nous ouvrons devant être celle de l’union solidaire pour défendre la vision ‘yokkute’ et du PSE. Elle sera aussi l’ère du renforcement de la grande coalition bby et de la majorité présidentielle pour encore remporter de futures batailles électorales.

Saleh : « Si nous ne sommes pas forts, nous serons ravagés par ceux à qui on tend la main »

D’après Jean-Paul Dias, ils se sont engagés à « accompagner le Président Macky Sall sur tous les plans et à tous les niveaux pour la réussite de son nouveau mandat », à « élargir (leurs) bases pour mieux renforcer la coalition présidentielle » et à se « dresser en acteurs pour la réalisation du Plan Sénégal émergent et les programmes d’urgence, au grand bonheur du peuple sénégalais ». A cet effet, il a révélé qu’ils ont décidé de mettre en place un Comité paritaire, « qui rassemblera la plupart des composantes de ‘Macky 2012’ et se chargera de réfléchir sur les modalités pratiques du fonctionnement de la nouvelle entité ». « Cette nouvelle ère sera pour les alliés, celle de la maturité, de la responsabilité, de l’utilité et de l’action aux côtés du Président Macky Sall, La politique, c’est l’action. Quand on est en politique, il faut agir. On agit. Ceux qui sont dans l’opposition, ils agissent, ils mènent des actions. On ne peut pas être acteur et être en même temps spectateur, ce n’est pas possible. Nous avons accepté de dépasser les malentendus et les incompréhensions. Nous avons compris qu’il y a des choses qui sont nées de nous- mêmes. Par exemple, il a été indiqué que ceux qui, parfois, ont été promus, ont oublié d’où ils venaient », a poursuivi M. Dias.

Avant de conclure : « J’espère que, dans le prochain attelage, il y aura des gens de ‘Macky 2012’. Ce n’est pas du chantage, c’est de la réalité, et je souhaite que ceux-là, cette fois-ci, n’agissent pas de la même façon. Il faut que ceux-là viennent dans les réunions. Il faut que ceux-là n’envoient pas leurs adjoints. Et il faut que ceux-là s’ouvrent aux autres, qu’ils ne soient pas inaccessibles. En 2024, n’importe comment, il se passera quelque chose, et à ce moment-là, le Président aura besoin de ceux qui ne reculent pas, de ceux qui sont fidèles, de ceux qui sont loyaux. En 2024, nous serons autour du Président ».

A relever que Mahmoud Saleh a insisté sur la nécessité pour la coalition « Macky 2012 » de revenir au-devant de la scène politique. « Si nous ne sommes pas forts, nous serons ravagés par ceux à qui on tend la main. Si nous devons nous ouvrir, il y a un socle que nous constituons qui va nous préserver. Si nous ne sommes pas forts, nous n’impacterons pas dans bby. Nous sommes seuls dans bby qui a un socle politique. Si nous voulons anticiper sur d’éventuelles crises politiques ou organisationnelles que la situation peut engendrer, soyons forts pour les contenir si elles se présentaient. Nous devons être forts pour enjamber 2024. N’insultons pas l’histoire ». Il faut signaler que Moustapha Fall « Che », Coordonnateur actuel de « Macky 2012 », et Adji Mergane kanouté, porte-parole de ladite coalition, ont brillé par leur absence

ASSEMBLÉE NATIONALE, Moussa Tine explique comment l’exécutif s’y est pris pour calmer les ardeurs du député ‘ récalcitrant ‘ et garder la main mise sur l’hémicycle

https:///Son avis est clair. Le Sénégal a connu deux législatures regrettables, à bien des niveaux. Moussa Tine, l’invité du Grand Jury de ce dimanche, contrairement à bon nombre d’observateurs, n’évoque pas cette » piètre qualité intellectuelle des hommes envoyés à l’hémicycle », tant décriée pour étayer sa thèse, mais le corrompu système dans lequel ils évoluent. Pour le leader de l’Alliance Démocratique Pencoo, c’est l’exécutif qui ne joue pas franchement le jeu et qui maintient les parlementaires dans une situation compliquée suspendant au dessus de leur tête une épée de Damoclès avec incidence financière.

En termes plus clairs, le leader politique évoque cette manne financière attachée à certaines responsabilités annuellement distribuées et renouvelées et qui ne sauraient échoir aux députés qui refusent le diktat de l’exécutif. » Le bureau de l’Assemblée nationale est annuellement renouvelé. Lorsque que vous êtes dans le bureau, le salaire est doublé. » À en croire le leader politique, c’est une manière pour l’exécutif de tenir à carreau le député qui, pour ne pas perdre certains avantages ou pour en bénéficier, est obligé de ne créer aucun problème. Fort de ce constat, Moussa Tine de préconiser des réformes urgentes. » La situation qui prévaut au Parlement est voulue du fait d’une volonté constitutionnelle exprimée. L’exécutif a la primauté sur l’ordre du jour au niveau de l’Assemblée nationale. Il faut arriver à réformer l’Assemblée. Il faut travailler à renforcer les pouvoirs de l’opposition au niveau de l’Assemblée nationale. Il faut travailler à davantage renforcer le député, à renforcer ses capacités. Il faut amener les députés à pouvoir faire par eux-mêmes des propositions de lois, des amendements, à pouvoir lire les budgets… »

Moussa Tine Grand Jury : «Khalifa Sall n’écrira jamais une demande de grâce»

IGFM-L’ancien député Moussa Tine qui était l’invité de l’émission Grand Jury analyse le débat sur le troisième mandat comme une façon pour le président de la République de manquer de volonté politique et de clairvoyance. » Aujourd’hui le Président de la République ne veut pas se représenter selon le discours officiel, mais on lui demande de renier sa parole. Il faut rompre avec cette volonté de se débarrasser de nos valeurs. sur la question de la grâce de l’ex-maire de Dakar qui croupit en prison. »Khalifa Sall est quelqu’un qui accepte ce sort, il sait que c’est une épreuve. Il ne le demandera pas de grâce. Nous sommes tous conscients que c’est Macky Sall qui a pris la décision de neutraliser un adversaire politique. La jurisprudence vous l’appliquez à tous ceux qui dirigent des institutions,tous autant qu’ils sont seront à Rebeuss demain »Il poursuit que même la police paie ses indicateurs à partir de avec de fausses factures.

Mairie de Mermoz Sacré-Cœur : Demba Makalou s’aligne pour succéder à Barthélémy Dias

IGFM – La coalition citoyenne Mermoz Sacré-Cœur CA KANAM sera présente aux élections locales de 2019 qui auront lieu en décembre. Cette coalition de personnes indépendantes, dirigée par Demba Makalou, avait déjà créé la surprise générale en 2014, lors de sa première participation, en obtenant deux (2) conseillers municipaux après s’être positionnée en 2ème place, à l’issu du décompte des voix au centre de vote du lycée Galandou Diouf à Mermoz, fief de la tête de liste Demba Makalou.

Joint au téléphone par IGFM, M. Makalou confirme. «Je confirme que nous serons présents s’il plait à Allah et cette fois-ci, j’ai le très fort pressentiment que la victoire sera au rendez-vous. La coalition a pris de l’envergure avec d’autres partenaires et adhésions et pas n’importe lesquels. Nous y sommes déjà et nous nous préparons en conséquence. Nos résultats en 2014 ont confirmé que les citoyens attendent une autre forme de gouvernance locale. Notre offre citoyenne est restée constante et nous avons fait le choix de demeurer dans une démarche cohérente malgré les offres politiques qui nous ont été faites».

«Je pense aussi que les citoyens sont dans l’attente que leur Commune ait un environnement sain et un cadre de vie agréable qui reflètent leur rêve en venant y habiter. Nos actions citoyennes de plusieurs dizaines d’années et notre offre s’inscrivent parfaitement dans ce sens. Il est temps d’aller vers le vrai et enfin de rectifier le tir et de construire et pour nous et pour les générations futures», ajoute Demba Makalou qui promet que la coalition fera une déclaration sous peu.

Pape Djibril Fall : « Il faut arrêter de voler l’argent du Sénégal » (vidéo)

https://senego.com/Le chroniqueur de l’émission « Jakaarlo Bi », Pape Djibril Fall n’en peut plus des malversations que subissent les caisses de l’Etat.

« Il faut arrêter de voler l’argent du Sénégal« , a-t-il déclaré sur les plateaux de la Tfm. « Il faut que la cours des comptes et l’Ige fassent leur travail. Il faut aussi que la cours des comptes sort ses rapports pour que les gens sachent qu’est ce qui se passe« , a ajouté le journaliste.

Pour Pape Djibril Fall, ce n’est qu’ainsi que « l’Etat ne sera plus être utilisé comme instrument d’enrichissement illicite et de règlement de comptes »

Rencontre entre Macky et son cabinet:Les temps forts d’une douloureuse séparation

IGFM- Même si c’était dur pour lui, le chef de l’Etat a tenu à rencontrer les membres de son cabinet. Les fonctions de ces derniers disparaissent avec son mandat, le 02 avril prochain. Macky Sall a voulu leur rendre hommage et leur témoigner de sa reconnaissance et de sa satisfaction après des années de collaboration. Une cérémonie solennelle qui s’est déroulée dans une atmosphère lourde.

Le mélange de sentiments et de sensations est indescriptible. Tantôt, ce sont des visages radieux, tantôt des sourires qui cachent une tristesse. Et chaque main que le Président serre, laisse un message que lui-même a du mal à décoder. L’atmosphère est lourde, mais le Président résiste et tient à saluer tous ses collaborateurs et membres de son cabinet qu’il réunit, en fin de mandat, pour la dernière fois. Debout, il les laisse défiler un à un. Certains pour un adieu, d’autres pour un congé de quelques jours. Le Cabinet présidentiel étant dissout juste après la prestation de serment du mardi 2 avril prochain.

Même si le doute et l’incertitude d’une reconduction au poste ont habité la plupart des collaborateurs du Président, qui a tenu à les remercier de vive voix, les mots qu’il a prononcés peuvent consoler. «Même si on ne sera plus au poste, c’est un honneur d’avoir servi son pays à la Présidence de la République. Les titres sont déjà dans les Cv», apaise Macky Sall. Le discours du chef de l’Etat déchire le silence qui règne dans la salle Bruno Diatta (ex-Salle des Banquets). Ministres d’Etat, ministres-conseillers, secrétaires, gradés de l’Armée… Tous ont écouté religieusement les discours du Président Sall, qui a rendu un grand hommage à ces hommes et femmes qui l’ont soutenu dans sa mission pour le Sénégal. Et pour sa réélection à l’issue de la Présidentielle du 24 février 2019. Il a aussi loué le travail concret abattu durant toutes ces années. Non sans leur demander d’être plus engagés, quelle que soit la position qu’ils seraient appelés à occuper prochainement.

Le chef de l’Etat a reconnu les mérites des membres de son cabinet qui ont travaillé, parfois dans des conditions difficiles, mais qui n’ont jamais baissé les bras. «La Présidence de la République n’est pas une sinécure, contrairement à ce que les gens pensent», a-t-il relevé. Avant de faire constater qu’il y a «plus de contraintes que de privilèges» au Palais. Pour s’en convaincre, Macky Sall a révélé qu’il y a des collaborateurs qui ont eu des problèmes de véhicule, de bureau, ou de carburant, mais qui ont transcendé tout cela. Et si le Président a eu des regrets, «c’est de n’avoir pas eu souvent l’occasion de recevoir certains collaborateurs. Mais, j’ai eu connaissance de toutes les notes qui m’ont été faites». Le chef de l’Etat a terminé son discours par demander des prières à ses hôtes pour une réussite de la nouvelle mission qui s’étend sur 5 ans. Une bataille qu’il compte engager aux côtés de tous ses anciens collaborateurs où qu’ils seront.

Des applaudissements nourris ont ponctué le message du chef de l’Etat. Et c’est son Directeur de cabinet, Me Oumar Youm qui a porté la parole de tout le cabinet. L’avocat a étalé son éloquence en livrant un discours poignant. Il a commencé par louer l’ouverture et la générosité du Président Sall qui leur a donné l’opportunité de servir le pays à partir de la prestigieuse institution qu’est la Présidence de la République. Au nom de tout le cabinet sortant, Me Youm a vivement remercié le Président, avant de le rassurer quant à la poursuite des efforts pour relever les défis futurs. Et comme pour soutenir le Président dans son exercice d’anticiper sur les déceptions, le désormais ex-directeur de cabinet du chef de l’Etat a rappelé le principe de la continuité du service. «Ce sont des Sénégalais qui étaient là et que nous avions remplacés, c’est normal que d’autres nous remplacent un jour», explique-t-il, philosophe.NDIAGA NDIAYE

Macky, à l’épreuve d’Idy et Cie !

http://www.dakarmatin.com/16 chefs d’Etat et de gouvernement annoncés, des invitations solennelles pour ses deux anciens prédécesseurs à la tête de l’Etat, en l’occurrence Abdou Diouf et Abdoulaye Wade, l’emblématique Centre des expositions de Diamniadio comme théâtre des opérations : apparemment, le président nouvellement élu Macky Sall semble voir les choses en grand pour sa seconde investiture à la tête de l’Etat sénégalais. Seul bémol, cette investiture sous label Conseil constitutionnel risque d’être entachée par…l’absence et/ou le boycott de certains des derniers Premiers ministres du Sénégal, en l’occurrence Abdoul Mbaye, Hadjibou Soumaré et Idrissa Seck. Des chefs de gouvernement que la tradition républicaine «invite» à la prestation de serment du 02 avril prochain, mais qui sont membres de coalitions n’ayant pas reconnu la victoire de Macky Sall, au 1er tour de la présidentielle de février.

Après la confirmation de sa réélection à la tête de la magistrature suprême, par le Conseil constitutionnel le 05 mars dernier, avec 58,26 % des suffrages valablement exprimés, le président Macky Sall va prêter serment le 02 avril prochain, au Centre des expositions de Diamniadio. Une cérémonie qui devrait voir la participation de plus de 16 chefs d’Etat et de gouvernement qui feront le déplacement sur Dakar, des deux derniers prédécesseurs de Macky Sall, en l’occurrence Abdou Diouf et Abdoulaye Wade si celui-ci ne boycotte pas l’évènement, et des anciens chefs de gouvernement du Sénégal. La tradition républicaine et diplomatique exige en effet que les anciens Premiers ministres participent à la cérémonie d’investiture du président de la République nouvellement élu. C’est en ce sens que « des cartons d’invitation ont été d’ailleurs envoyés aux anciens Premiers ministres Idrissa Seck, Abdoul Mbaye et Hadjibou Soumaré, pour honorer de leur présence la cérémonie d’investiture du président Macky Sall le 02 avril prochain », nous apprend un des proches collaborateurs du chef de l’Etat. Reste maintenant à savoir si ces anciens chefs de gouvernement seront bien présents à la prestation de serment de Macky Sall. Il convient en effet de rappeler que ces Premiers ministres précités étaient tous membres de la coalition «Idy 2019», sortie deuxième avec 20,50% des voix, à la présidentielle, après le président Macky Sall qui a obtenu 58,27% des suffrages. Une victoire qui, avant même d’être prononcée par la Commission nationale de recensement des votes, voire confirmée par le Conseil constitutionnel, a fait l’objet de polémique et de rejet de la part de l’opposition.

En effet, tous les candidats battus au suffrage du 24 février 2019, en premier lieu Idrissa Seck de la coalition «Idy 2019», Ousmane Sonko de la coalition «Sonko président» arrivé troisième dans la course avec 17,67% des voix, Issa Sall du Parti de l’unité et du rassemblement(Pur) avec 4,07% et enfin Madické Niang de «Madické 2019» qui ferme la marche avec 1,48% des voix, ont contesté en bloc les résultats et ont déclaré « ne pas reconnaitre Macky Sall comme président de la République» pour avoir, selon leurs dires, «confisqué la volonté du peuple Sénégalais». En assistant à cette cérémonie d’investiture de Macky Sall, ces anciens Premiers ministres, membres de l’opposition, risquent de se contredire et, finalement, de reconnaitre de facto la victoire du président Macky Sall. D’autre part, la présence à la cérémonie d’investiture pourrait être aussi être vue comme une réponse à la main tendue du président de la République qui, le 05 mars dernier, jour de la proclamation définitive des résultats par le Conseil constitutionnel, avait invité l’opposition au dialogue. Une chose à laquelle ses anciens chefs de gouvernement n’ont pas donné suite. A l’instar d’Idrissa Seck, le leader de la coalition «Idy 2019». Ne tournerait-il pas le dos, en assistant à l’investiture, à ses camarades de l’opposition qui ne reconnaissent toujours pas la victoire de Macky Sall ? C’est dire que, quoiqu’ils aient été conviés à la cérémonie d’investiture, les anciens Pm de l’opposition risquent fort de manquer à la prestation de serment, eu égard à leur logique politique.

16 CHEFS D’ETAT ET CIE SUR LE FIL, DIOUF OK, WADE EN STAND-BY

Nonobstant les ex-Premiers ministres Idrissa Seck, Abdoul Mbaye, Hadjibou Soumaré, Aminat Touré, Mamadou Lamine Loum et Cie, «plus de 16 chefs d’Etat et de gouvernement », prendront part à la cérémonie d’investiture, nous confie ce proche du gouvernement qui s’est confié à Sud Quotidien. Une source qui, pour des raisons «diplomatiques, préfère taire les noms des grands dirigeants qui vont assister à la cérémonie d’investiture. Non pas seulement, pour des raisons de sécurité mais aussi, en raison des interprétations qui peuvent découler d’une absence de dernière minute d’une personnalité annoncée et qui renoncerait à effectuer le déplacement». Dans la foulée, notre source nous apprendra que les anciens chefs d’Etat Abdou Diouf et Abdoulaye Wade «ont tous reçu leur carton d’invitation». Il ajoutera que le premier a confirmé sa présence à la cérémonie d’investiture du 02 avril prochain. Quid du Pape du Sopi ? Notre source d’affirmer « qu’il na pas encore répondu à l’invitation». Cependant, il convient de souligner qu’en prenant part à cette cérémonie, Abdoulaye Wade répondrait au dialogue initié par Macky Sall et où Abdou Diouf et lui sont invités en tant que facilitateur. Cela permettrait aussi, faut-il le noter, de décrisper le climat tendu qui prévaut dans le landerneau politique depuis les arrestations de Karim Wade et de Khalifa Sall et ouvrirait de nouvelles perspectives pour ces derniers avec cette proposition de grâce présidentielle qui flotte en l’air.

PRESTATION DE SERMENT DE MACKY SALL, LE 02 AVRIL : Dessous juridiques et protocolaires d’une investiture

Le président de la République, Macky Sall, nouvellement réélu à l’issue de l’élection présidentielle du 24 février, a amorcé le dernier virage vers la cérémonie de sa prestation de serment pour un second et dernier mandat de cinq ans à la tête du pouvoir exécutif sénégalais. Pour en savoir plus sur ce qui va se passer, lors de cette journée du 2 avril prochain, au Centre des Expositions de Diamniadio, Sud quotidien a interpellé hier, vendredi 29 mars un ancien ministre d’Etat. Sous le couvert de l’anonymat, ce dernier est revenu sur quelques aspects qui donnent à cette cérémonie son sens solennel.

Citant ainsi, en premier, le lieu choisi pour abriter la cérémonie, il déclarera : «si c’est au stade, ça prend des allures de fête, et si c’est dans un autre endroit beaucoup plus serein, cela renvoie à plus de solennité». Poursuivant son propos, notre interlocuteur insistera cependant sur la relation de soumission du pouvoir exécutif au pouvoir judiciaire, lors de cette cérémonie de prestation de serment. «L’aspect le plus particulier, c’est la présence de deux pouvoirs : le judiciaire représenté par le Conseil constitutionnel incarne ici le rôle de maitre de la cérémonie, parce que le président nouvellement réélu et qui représente l’exécutif n’a pas encore prêté serment.

Cela reflète l’Etat de droit parce que le président nouvellement réélu va se soumettre à une exigence constitutionnelle, consistant à une prestation de serment pour pouvoir officiellement entrer dans ses fonctions de chef de l’exécutif. Donc, c’est une soumission au droit et, c’est le président du Conseil constitutionnel qui est ici le maitre de la cérémonie et le président nouvellement élu se présente devant lui, et il le déclare élu et l’installe dans ses fonctions de chef de l’Etat». Outre ces aspects cités, notre interlocuteur, toujours concernant cette cérémonie de prestation de serment du chef de l’Etat nouvellement réélu, a indiqué qu’elle marque également un «moment d’introspection des magistrats et de tout l’organe judiciaire pour marquer leur indépendance tant décrié»

Défaite de Macky Sall à Ziguinchor : Robert Sagna accuse Cissé Lô

https://www.leral.net/L’ancien maire de Ziguinchor est revenu sur la défaite de Macky Sall à Ziguinchor lors de l’élection présidentielle. S’il estime qu’il y a eu un vote affectif en faveur de Ousmane Sonko qui est de la région, il pointe également du doigt les divergences entre les membres de l’APR dans la région. Robert Sagna a surtout regretté les déclarations de Moustapha Cissé Lô, qui, a-t-il dit, a eu un effet négatif sur le vote des casamançais

Mohamed Sylla, responsable de l’APR à Touba déballe : « Au moins 17 ministres , DG, entre autres ont financé Idrissa Seck durant la Présidentielle (…) Ce que le Pr Macky Sall ignore sur Touba (…) »

https://www.dakarposte.com/L’actualité, c’est le remaniement ministériel tant attendu. Prétexte pour dakarposte d’interviewer un des jeunes leaders de l’APR, en l’occurrence Mohamed Sylla.

Dans cet entretien exclusif, cette grosse légume du parti au pouvoir établi à Touba revient sur la dernière Présidentielle, non sans déballer.

En effet, Mohamed Sylla, connu comme un jeune acteur politique, qui abhorre la langue de bois, a révélé détenir une liste d’au moins 17 ministres entre autres Directeurs Généraux…qui ont dealé avec le chef de file du parti REWMI Idrissa Seck avant et pendant la campagne électorale du scrutin du 24 février dernier.

Aussi, a t’il fait un round up sur la situation dans la capitale du mouridisme et une évaluation par rapport à ce qui a été obtenu comme résultats lors des différentes élections par l’APR à Touba, entre autres révélations et non des moindres … Suivez la vidéo!

CHIFFRES 2018 DE LA DIVISION SPECIALE DE CYBERCRIMINALITE : La nouvelle terreur des bandits

http://www.enqueteplus.com/Créée en 2017, la Division spéciale de cybercriminalité multiplie les gros coups de filet. Les chiffres 2018, dont ‘’EnQuête’’ a eu connaissance, montrent qu’elle s’affirme comme un rempart efficace contre le grand banditisme.

Dans un monde en perpétuelle digitalisation, le grand banditisme n’est pas en reste. Au Sénégal, depuis 2 ans, les bandits de tout acabit ont à qui parler, avec la Division spéciale de cybercriminalité (Dsc). Qui, en 2018, a fait un carton. Cette unité est née, en 2017, de la volonté des hautes autorités policières du pays de faire face à la cybercriminalité. Ses chiffres 2018 montrent qu’elle abat actuellement un travail de titan. L’année dernière, les hommes du commissaire Pape Guèye, Chef de la Dsc, n’ont pas chômé.

Selon nos sources, ils ont reçu, dans leurs locaux, 1 270 plaintes au total. Les enquêtes menées ont abouti au déferrement au parquet de 146 personnes dont 14 femmes pour diverses infractions. Il s’agit majoritairement de Sénégalais (97) pour 49 étrangers (Nigérians, Sierra-Léonais, Maliens, entre autres). Les délits les plus réprimés sont accès frauduleux, vol de données informatiques, atteinte spécifique aux données de la personne, traitement de données à caractères personnels, chantages, escroquerie, diffamation, extorsion de fonds et association de malfaiteurs.

Récemment, la Dsc a frappé de grands coups. Elle a éventé une affaire de piratage de banques dans plusieurs pays de l’espace de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao). En réussissant à mettre la main sur les 7 membres du gang qui avaient réussi à détourner la bagatelle de 500 millions de francs Cfa. Dans cette affaire, des mouvements de chèques suspects signalés dans plusieurs établissements bancaires des pays de la Cedeao ont poussé la Dsc à entrer en action. Plus récemment, elle a mené d’une main de maitre l’enquête sur l’attaque informatique à la Banque de Dakar (Bdk). Celle-ci a permis de mettre aux arrêts un cambiste établi au marché Sandaga. De gros calibres, actuellement en fuite, sont aussi activement recherchés par la police. Il s’agit de trois directeurs généraux de sociétés privées très connues.

Nouvelles menaces

En outre, nos sources font état, depuis un certain temps, d’une campagne de mails frauduleux adressés en masse, donnant faussement l’impression qu’ils sont personnellement destinés à soi. Les plus en vue sont les mails qui donnent l’impression que la boite email de la victime a été piratée, puisque l’émetteur correspond à l’adresse mail de la victime. Alors qu’en réalité, il s’agit simplement d’une manipulation informatique, parce que la victime n’a pas été piratée, encore moins filmée.

Pour faire face à ce type de piratage, qui est sur le point d’atteindre des proportions inquiétantes, il urge de prendre certaines précautions pour se protéger de ce type d’attaque. Il est conseillé, selon nos interlocuteurs, de pas répondre aux emails de ce genre, de ne jamais payer le montant, de changer régulièrement les mots de passe, tout en privilégiant les caractères spéciaux, de désactiver la webcam ou la couvrir, histoire de ne pas être filmé à son insu. Enfin, il est conseillé de mettre à jour son système d’exploitation et l’anti-virus. Nos informateurs conseillent aussi aux victimes de ce genre d’attaque de porter plainte.CHEIKH THIAM

Mbour : Le corps sans vie d’un jeune homme retrouvé sur la plage

https://actusen.sn/Le corps sans vie d’un jeune homme a été retrouvé sur la plage de Mbour, ce samedi, informe iRadio. Selon les témoins, la dépouille du jeune homme comportait une grosse entaille au ventre qui laissait entrevoir ses viscères. Une enquête est ouverte pour en savoir plus sur les causes de son décès.

Détournement d’une centaine de millions à la BHS : Les caissières obtiennent une Liberté provisoire

https://actusen.sn/C’est un ouf de soulagement pour les deux caissières de la BHS Fama Thiam et Nafy Diagne qui ont bénéficié d’une liberté provisoire. L’information est relayée par le quotidien Libération. Elles sont citées comme complices dans l’affaire de détournement de fonds à la BHS, dont le présumé instigateur serait Ousseynou Kane.

Elles sont accusées d’avoir pompé une centaine de millions à ladite institution financière. D’ailleurs, même si elles ne contestent pas leur complicité dans cette affaire de détournement, elles affirment avoir agi sur instruction de Ousseynou Kane.

Indiscipline notoire au Sénégal : Abou Abel Thiam demande plus de fermeté à Macky Sall

https://www.dakar7.com/ Abou Abel Thiam appelle le président de la République, Macky Sall à plus de fermeté pour second mandat s’il peut que le Sénégal soit véritable émergent. invité de l’émission » le jury du dimanche » sur I-Radio, le collège de l’Autorité de régulation des télécommunications et fes poste(Artp) pense que l’indiscipline des Sénégalais est notoire. « J’attends du président de la république plus de fermeté à l’endroit des Sénégalais. Les gens font ce qu’ils veulent de manière impunie. Regardez ce qui se passe dans la circulation pour ne prendre que cet exemple, les gens conduisent n’implique Comment et se lancent des injurieux. », a déploré le responsable de l’APR qui réclame des sanctions négative comme positives.

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