Ndiaga Sylla: «La loi L57 permet aux mandataires de procéder à une régularisation»

El Hadj Malick Gackou est bel et bien autorisé à déposer un recours au Conseil constitutionnel, après le rejet de ses parrainages. Tel est l’avis de l’expert électoral Ndiaga Sylla. Ce dernier dit baser son argument sur L57 du Code électoral. Lequel article permet au candidat de déposer le nombre-plancher qui lui permettrait d’avoir une réserve, après extirpation des doublons entre candidats.

«La vérité, c’est que nous n’avons pas fait une bonne lecture de L57 du Code électoral qui prévoit qu’on peut remplacer des doublons externes. Dans ce système mis en place, les candidats ne disposent pas, a priori, d’un référentiel qui leur permet de détecter des doublons. La loi est claire : dans ce cas, la liste contrôlée, le parrain est retenu dans la première liste contrôlée et maintenant, on permet, en vertu de cette disposition que j’ai citée (article L57), aux mandataires de pouvoir procéder à la régularisation»,  a expliqué Ndiaga Sylla sur Zik Fm.

L’expert ajoute que dans le cas de Gackou, il a fait la régularisation, mais il s’est retrouvé avec un gap de 546 parrains. «Alors que déposant ses 8 888 parrainages,  c’est le nombre limite, il n’avait pas à déposer un nombre complémentaire sous réserve. Il s’est retrouvé, au final, avec un nombre de 756 doublons. Or, Gackou, en venant déposer, ne savait pas qu’il allait avoir ce gap», déclare l’expert électoral.

Avant de conclure : «Logiquement, on devrait lui permettre de régulariser, d’autant plus d’ailleurs qu’on ne lui a pas permis d’amener  0,20 % de ce chiffre-là qui équivaudrait à 1 777 parrains supplémentaires. Aujourd’hui, on devrait comprendre les limites de la loi et l’interpréter de la manière la plus positive possible.»
 

Auteur: Ndéye Rokheya Thiane


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