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La France concrétise son appui à la protection des aires marines au Sénégal

D’après l’ambassadeur français à Dakar, Christophe Bigot, l’Agence française de développement va débloquer environ 3,2 milliards de francs CFA pour financer des projets visant la conservation et la mise en valeur durable des mangroves des aires marines protégées situées dans le Delta du Saloum et de la Casamance au Sénégal.

Comme promis par son président Emmanuel Macron, la France s’engage aux côtés du Sénégal sur les questions de protection de la biodiversité. Elle a annoncé dans ce cadre, en fin de semaine dernière, un appui financier de 3,2 milliards de francs CFA en faveur de l’Etat sénégalais.

Selon l’ambassadeur français en poste à Dakar, Christophe Bigot, les fonds qui sont débloqués par l’Agence française de développement (AFD), sont destinés à financer la conservation et à la mise en valeur durable des mangroves des aires marines protégées située dans le Delta du Saloum et de la Casamance. «A travers cette subvention de 3,2 milliards de Fcfa, l’AFD poursuit son action et apporte son soutien au pays, à ses objectifs en matière de prévention de la biodiversité, l’exploitation durable des ressources naturelles halieutiques», s’est exprimé le diplomate français à l’occasion de la cérémonie de la signature de convention entre l’AFD et l’Etat du Sénégal avec le ministre sénégalais de l’économie, Amadou Ba.

«Ce projet vise à travers ce soutien à la conservation et à la mise en valeur durable des mangroves dans quatre aires marines protégées du Bamboung, de Sangomar (dans le Saloum), de Niamone-Kalounayes et de Kassa-Balantacounda, en Casamance », a précisé M. Bigot.

Pour sa part, le ministre Amadou Ba a témoigné sa reconnaissance à la France pour cet appui, estimant qu’il tombe à pic. Ce « financement constitue une réponse adéquate au défi majeur de la politique de développement et de conservation des ressources naturelles et des ressources halieutique du Sénégal », a-t-il indiqué soulignant ensuite que « la finalité du projet est de renforcer la capacité de notre pays [le Sénégal .ndlr] à gérer des aires maritimes protégées en s’appuyant sur l’expérience acquise dans les aires établies en zone de mangrove gérées par les communautés locales et a amélioré le cadre juridique ».

Venir en aide aux populations locales

A en croire le chef de la représentation française à Dakar, l’objectif de cet appui est «d’obtenir une amélioration de 10% de la biomasse par ces aires marines protégées, d’augmenter de 25% les espèces halieutiques présentent dans ces zones».

Ainsi a-t-il souligné, il était également question pour ce projet, de contribuer à améliorer la situation économique et sociale des populations de ces localités.

«C’est aussi un moyen important de lutte contre l’érosion côtière et de valorisation des richesses du Sénégal», a expliqué Christophe Bigot. «Il permet, d’une part, de protéger et de reboiser les écosystèmes de mangrove, d’améliorer leur cadre de gestion pour promouvoir les activités génératrices de revenus pour la population, et, d’autre part, de renforcer les capacités du ministère de l’Environnement et des parties prenantes dans cette matière», a-t-il ajouté.

latribune.fr

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