“AUTOUR DU MICRO” : Aminata Touré face à Pape Alé Niang

Invitée de “Autour du micro” de Dakarmatin ce jeudi, Aminata Touré a expliqué pourquoi elle avait invité l’ancien président Abdoulaye Wade à un débat économique sur la situation du pays. Sa volonté, dit-elle, est animée par le simple souci d’éclairer l’opinion pour le bien de la démocratie sénégalaise. Quant à l’endettement du Sénégal pour lequel s’alarme Me Wade, l’ancien premier ministre répond que ce n’est pas toujours mauvais pour un pays de s’endetter, citant les Etats-Unis à titre d’exemple. Pour Mimi Touré, le véritable gaspillage, c’est financer un “festival de musique et de danse” pour un montant de 90 milliards de FCFA. Par ailleurs, si l’envoyée spéciale de Macky Sall trouve normal que de nombreuses structures comme l’aéroport, soient confiées aux français, c’est parce qu’elle pense que ces derniers ont plus d’expérience en la matière que les nationaux. Tout de même, elle suggère qu’on leur exige de travailler avec ces nationaux.

Pour ce qui est de la traque des biens mal acquis, l’ancien chef du gouvernement reste convaincu que l’Etat du Sénégal n’a pas perdu son temps, comme d’aucuns le disent. Mieux, elle dément ceux qui disent que l’Etat a recouvré moins de 10 milliards avec le dossier de Karim Wade. Pour ce qui est de la suite réservée à la traque des biens mal acquis par la CREI, elle indique que cela est du domaine des magistrats car ces dossiers relèvent de leur compétence. L’invitée de Pape Alé Niang n’a pas manqué de rappeler la nécessité de rendre compte dans toute gestion. Ainsi, fait-elle savoir, quiconque s’est vu confier une caisse doit obligatoirement rendre compte, doit être audité chaque année car c’est la règle. La responsable apériste est convaincue que seule cette pratique peut faire la promotion de la démocratie et de l’Etat de droit. Pressentie à la présidence de l’Assemblée nationale de la précédente législature, Mimi Touré dit avoir classé cette affaire qui, selon elle, appartient désormais au passé, non sans préciser que la politique a ses réalités.

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