Insultes et menaces à l’Assemblée Nationale, sommes-nous dans une Institution de la république ?

Ça recommence, et ça se répète encore des mots déplacés ont surgi à l’Assemblée Nationale, à la session ordinaire unique.

A l’origine,  un problème de minutes accordées à chaque député de la majorité parlementaire . »Monsieur le président dites lui d’arrêter d’insulter les gens. Assis derrière, il est entrain de nous insulter. Qu’il arrête ses insultes ». On se croirait au marché Sandaga, la députée Aida Mbodj dans tous ses états contre le député Moustapha Cissé Lo. Sans surprise, le « Baye Fall » du Président de la République comme on le connait si bien lance la réplique « Je ne vous parle pas. Ne m’adressez pas la parole. Je n’ai pas cité votre nom. Monsieur le président il faut qu’elle arrête d’inventer ».

Et comme si tout ces mots ne suffisait pas les deux « protagonistes » politiques du Parti Démocratique Sénégalais et de l’Alliance Pour la République continuent de plus belle leur « khoulo » sous le regard d’un Moustapha Niasse qui n’a que son « taisez-vous, s’il vous plait ». A la député libérale de lancer les hostilités de nouveau  » Monsieur le président dites-lui d’arrêter ses insultes. Ce qui s’est passé à Touba ne se reproduira pas ici. On ne va pas lui permettre de dire ce qu’il veut et comme il le veut ».  Cissé Lo qui n’a pas sa langue dans sa poche revient et menace  » C’est ici dans l’Assemblée que tu oses m’attaquer mais dehors, tu n’oseras pas le faire ».

L’ambiance est comparable à une dispute de sourds, des insultes sortent de partout et des menaces proférées comme dans une bagarre de chiards. L’institution renoue avec ses habitudes qui laissent croire à son incapacité à faire le travail qui lui est assigné. Et l’on se demande ainsi s’il n’est pas temps de revoir cette Assemblée nationale lieu de règlement de comptes de ces politiques qui asphyxient le pays ?

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