Basket : Maurice Ndour « L’objectif est simple, nous voulons gagner l’Afrobasket 2017 »

Depuis 1997, le Sénégal n’a plus soulevé le titre continental. Dans cet entretien publié sur le site de la Fiba, Maurice Ndour soutient que le temps est venu pour trôner à nouveau sur le continent lors de l’Afrobasket de 2017 prévu au Congo.

Qu’est-ce que ça vous fait d’être l’un des deux joueurs sénégalais de la NBA ?

Je suis si fier de représenter mon pays dans la meilleure ligue du monde. Le basket sénégalais a gagné en notoriété ces deux dernières années. Gorgui Sy Dieng, moi personnellement ou encore Georges Niang (Pacers de l’Indiana), qui est d’origine sénégalaise, sont là pour défendre les couleurs de notre pays. C’est un honneur de représenter son pays dans cette grande ligue.

Il doit y avoir beaucoup d’enfants au Sénégal qui suivre vos pas ?

C’est un honneur de représenter son pays au plus haut niveau. Je suis très fier de jouer avec l’équipe nationale. Chaque fois que je porte le maillot national, je me sens fier et heureux. C’est une joie pour les enfants de mon pays de voir un des leurs jouer dans la NBA. Je suis heureux d’être un exemple et de montrer aux enfants du pays que tout est possible dans la vie. Je veux montrer aux jeunes que si je l’ai fait, tout le monde peut le faire à force de travailler sérieusement.

Jouer l’Afrobasket 2017, l’été  prochain au Congo, reste-t-il une priorité pour vous?

Cela fait longtemps (depuis 1997 à Dakar)  depuis que le Sénégal n’a remporté un titre continental. C’est une pression qui pèse sur nous car nous voulons faire une grande campagne et gagner le tournoi. Il faut préciser je n’ai jamais joué l’Afrobasket. Ce serait une première pour moi, et je veux vraiment tout faire pour aider à la reconquête du trophée continental. Un de mes rôles est de mobiliser tous les joueurs vers cet objectif.

En parlez-vous avec Gorgui Sy Dieng  ?

Evidemment. On en a parlé il n’y a pas si longtemps. Notre objectif est de gagner le prochain Afrobasket. Nous essayons de faire en sorte que le Sénégal puisse présenter sa meilleure équipe. Ce n’était pas le cas au Tournoi préolympique. L’objectif est simple, nous voulons gagner l’Afrobasket 2017.

Beaucoup ne savent que vous avez joué le basket-ball de l’école secondaire au Japon.

Ce fut une grande opportunité pour moi. Vous savez, au Sénégal, nous ne disposons pas grands nombres d’infrastructures pour pratiquer et jouer au basket. Je voulais toujours être un pro, mais les conditions n’étaient pas réunies dans mon pays. Quand j’ai eu l’occasion d’y aller  avec la possibilité d’allier études et basket je n’ai pas hésité. Ce fut un moment incroyable.

Après vos trois années au Japon, vous avez rejoint les États-Unis pour jouer le basket-ball collégial. Était-ce dur cette transition ?

Ce fut une transition intense. Le basket-ball aux Etats-Unis est très physique et le rythme est très rapide, donc je devais adapter mon jeu. Je devais travailler dur pour m’adapter au style américain. Mais j’ai toujours cru en moi et je savais que je réussirais.

Vous n’aviez pas pu signer avec les Knicks de New York en 2015 après la Summer League. Mais cela s’est fait un an plus tard. Qu’avez-vous ressenti au moment de signer le contrat de deux ans ?

C’était vraiment incroyable. C’est une chance qui ne se produit pas tous les jours. C’est un rêve devenu réalité. Depuis que je suis enfant, je voulais jouer dans la NBA. Le jour de ma signature pour les Knicks restera à jamais graver dans ma mémoire.

Et votre adaptation ; ça doit être difficile de jouer en Nba.

J’ai encore beaucoup d’ajustements à faire pour me familiariser à la manière de jouer. Sur les plans du rythmique et physique je ne me plains pas.

Source Fiba

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