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Les habitants de Dalifort reclament leur passerelle

Les habitants de la commune de Dalifort lancent un cri de cœur pour le rétablissement de leur passerelle, heurtée par un camion depuis le début du mois de juin. Une situation qu’ils vivent difficilement. En cela, toute la commune de Dalifort sollicite l’appui des autorités et, pour la passerelle et, pour l’insécurité dont ils sont victimes.

Camera: Penda Ndiaye

Montage: Alioune B. Gning

Son: Malang Touré

Encadreur: Malang Touré

Mbéne Camara, une habitante de Dalifort.

« Le pont reste inquiètant pour nous et nos enfants. Nos élèves qui ont cours à 8 heures sont forcés de se lever très tôt pour marcher jusqu’au croisement Cambéréne pour ne pas être en retard. Pareillement pour nous les parents qui, en voulant partir en ville, prenons un taxi jusqu’au croisement ou au niveau de Seras. Nous avions tenté des démarches mais jusque là nous n’avons pas eu de résultats. Les enfants ne parviennent plus à réviser leurs leçons une fois à la maison, tellement ils sont fatigués par ce long trajet. Les étudiants aussi pour aller à l’université quittent à 5  heures du matin pour revenir à 21 heures. C’est vraiment dur et tout le monde n’a pas de voiture ni les moyens de prendre à chaque fois un taxi donc ils sont obligés de rabattre des kilomètres pour vaquer à leurs occupations ».

Quant à  Mme Poulméry Kane; elle déplore le manque de sécurité qui sévit dans la commune de Dalifort  » je ne parle meme plus de Dakar mais, au Senegal personne n’est à l’abri. L’insécurité prend de plus en plus d’ampleur ». Awa Gueye et Awa Diallo, toutes deux trouvées sur place, affirment que « c’est très dur le fait d’aller jusqu’au niveau de la Seras ou au croisement Camberene pour avoir une voiture: même si dès fois nous avons un malade nous sommes obligés d’aller chercher un taxi. Notre vendeuse de poisson rallie chaque jour du marché poisson à Dalifort par la marche. Nous sollicitons vivement une aide.

Par contre Samba Diamé juge que c’est un manque de respect à l’endroit des habitants de Dalifort en soutenant que « le pont était notre passage pour aller en ville ou dans la banlieue. Mais malheureusement, depuis sa chute, ils sont venus enlever la fissure mais par manque de respect à la population de Dalifort ils l’ont laissé en rade ».

Mame Birame Faye, coordonnateur du mouvement « And Defar Dalifort »

« Nous rencontrions des difficultés bien avant même le mois de ramadan. Un camion avait fait effondrer notre passerelle, ce n’était pas complètement tombé. Mais la Senac, l’entreprise qui s’occupe de l’entretien de l’autoroute à péage, est venue démonter la partie qui a été touchée. Et depuis lors, nous ne les avons pas revus. Le pont constituait pour nous, population de Dalifort, un raccourci pour aller soit en ville soit dans la banlieue. Depuis qu’on nous a enlevé une partie de la passerelle, nous avons tout simplement accès aux arrêts de la cité Lobat Fall et au croisement  Cambérén. Nous sommes fatigués de ce trafic et nous interpellons le président Macky Sall de nous aider parce que nous sommes à bout de force. Chaque jour, les enfants, pour aller à l’école sont obligés de marché un kilomètre. Nous avions pourtant organisé une manifestation mais ça n’a pas abouti. Dalifort réclame sa passerelle dans les plus brefs délais pour ses enfants qui rallient des kilomètres pour aller étudier. C’est vraiment regrettable. A tout moment, il y a des agressions, nous vivons dans une insécurité totale. Dalifort n’est même pas doté ni d’un commissariat de police ni d’un poste de police. Ainsi, nous espérons du président Macky Sall, qui a l’habitude de venir à Dalifort de nous aider à bannir l’insécurité qui règne au sein de notre commune.

Nombreux sont les gens qui disent qu’a Dalifort il n’y a que des agresseurs alors que tel n’est pas le cas. Seulement il y’a le maire qui doit faire des visites de proximité pour voir les maux de la commune parce que c’est le maire de toute la commune de Dalifort et non pas uniquement une partie de Dalifort. Toutefois nous alertons toutes les autorités de ce pays , si d’ici deux mois le pont n’est pas rétabli à défaut d’un pont provisoire, nous passerons à la vitesse supérieure».

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