Le Dg du Cices, Cheikh NDIAYE accusé de faire deux poids, deux mesures

La foire de Dakar est lancée à compter de ce jeudi 24 novembre 2016! D’ores et déjà, nous revient-il, les premiers visiteurs sont venus dès les premières heures de la matinée pour butiner autour des stands, d’autres n’ont pas encore fini d’exposer, entre autres préoccupations diverses. Bref, des affaires, il n’en manquera pas tant la diversité des stands doit satisfaire tout un chacun. Rien n’a été laissé au hasard par le comité ad-hoc du CICES, fait savoir un des organisateurs. Que nenni!

Les sinistrés de l’incendie du Pavillon vert de la Fidak 2015 courent jusque-là derrière leurs sous. Pourtant,  le Directeur Général de la Foire, en l’occurrence Cheikh Ndiaye a fait N sorties à travers les médias promettant de résoudre cette équation.

“L’Etat va régler la question du dédommagement des victimes de l’incendie survenu au pavillon vert lors de l’édition 2015 de la Foire internationale de Dakar (FIDAK)”, a déclaré pas plus tard que mardi dernier  celui qui tient les manettes  du Centre international du commerce extérieur du Sénégal (CICES).

“Cette injustice dure. Nous informons l’opinion publique, nationale et internationale, qu’après avoir saisi toutes les autorités de ce pays, réclamé pacifiquement et patriotiquement notre dû, qu’en ce moment aucun sinistré sénégalais n’a été indemnisé. Pourtant les sinistrés syriens, pakistanais et égyptiens sinistrés ont bel et bien été dédommagés”, se désole Alpha Amadou Thiam, porte-parole du collectif. Il met en cause le manque de considération notable du Dg du Cices Cheikh Ndiaye et du ministre du Commerce Alioune Sarr à l’endroit des sinistrés sénégalais.

A 24h (hier) de l’ouverture de la 25ème Fidak, ils se disent être “ignorés” et  “snobés” par ces autorités sénégalaises qui ont la manie de toujours trouver des mots blessants pour leur parler.

«C’est désolant de noter qu’à chaque fois, que le directeur général parle du problème de l’incendie de Cices, il utilise des mots blessants. Hier (avant-hier), nous avons entendu ce dernier dire que si on applique le droit aucun exposant ne sera indemnisé. Parce que 99% d’entre eux ne remplissent pas les conditions pour en bénéficier». «Si on applique le droit, si nous étions dans un pays de droit, si on respecte les Sénégalais il n’allait pas organiser une autre Fidak. Une foire non assurée… »

Quant au ministre du Commerce, qui estime que ces sinistrÉs ne sont que des cas sociaux, leur porte-parole précise qu’ils sont loin d’en être. «Moi Alpha Amadou Thiam, je vends des bijoux en or et argent au marché Tilène. Loin de faire de la pub je précise que dans ce collectif il y a Touba mondial cosmétique. Ces femmes qui sont derrière moi ramènent des containers de 40 pieds de Chine. Nous ne sommes pas des cas sociaux. Ils doivent consulter un dictionnaire parce qu’ils ne savent pas ce qu’est un cas social», s’emporte-t-il.

De guerre lasse, M. Thiam appelle à la bienveillance des autorités. «Si vous voyez que nous nous réunissons ici et qu’on s’adresse à vous les journalistes, c’est parce que on nous a interdit l’accès à l’enceinte du Cices. Toutes les portes nous ont été fermées. Nous n’avons reçu aucune information officielle, ni du Cices, ni du gouvernement ni de l’agent judiciaire. Quand nous appelons Cheikh Ndiaye il refuse de nous prendre. Nous avons écrit des lettres à toutes les autorités pour les tenir informées de ce problème, à Moustapha Niasse même», rappelle-t-il les différentes tentatives de son collectif. Le dernier plan d’action étant d’entamer une grève de la faim le jour (Ndlr : aujourd’hui) de l’ouverture de la Fidak n’aura finalement pas lieu à cause de l’intervention  du khalife général des Mourides, Serigne Cheikh Sidy Mokhtar Mbacké. «Nous avons rencontré les députés Mame Makhtar Guèye ainsi que le Khalife général des Mourides Cheikh Sidi Mokhtar Mbacké. C’est lui qui nous a dissuadés et nous a demandé de surseoir à ce plan en attendant, eux vont faire quelque chose pour que nous soyons indemnisé»., dit le porte-parole du Collectif des sinistrés du Pavillon vert qui n’a pas encore livré son dernier mot.

 

le quotidien

 

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