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Magal 2016: histoire de la grande mosquée de Touba (part 4)

L’organisation des travailleurs était rationnelle. Des groupes de 45 disciples étaient formés, à leur tête un chef d’équipe, un convoyeur, un gardien, un planton et un cuisinier. Les autres membres de l’équipe servaient aux autres tâches.

Des surveillants généraux, aux nombre de trois, dont l’adjudant Modou GUEYE, disciple de Serigne Massamba et père de Amsatou GUEYE le premier motard du Président Léopold Sedar SENGHOR ; Abdou NIANE, disciple de Serigne Affé et de Diadji DIOUF, disciple de Serigne Manoumbé MBACKE.

Chaque ouvrier percevait par jour 1, 3 francs, les chefs d’équipe 2 francs et les surveillants 3 francs, les surveillants généraux 5 francs.

Selon Serigne Gallo Mbaye, à l’époque avec 1 Franc or, on pouvait se payer des habits, des chaussures, du riz et détenir un peu de petites monnaies comme argent de poche. 1 Franc or était l’équivalent de 17 kg de riz.

A ceux là, s’ajouta le contingent du génie militaire, venu directement de la France, dont la mission était de superviser et de coordonner les travaux. Il était constitué du Commandant MONAK chef de la délégation, du Capitaine CRAVEL, des Lieutenants CHEDON, Dalale ESCAVRE, René PICARD, de six sous-officiers, dont quatre Sergents chefs, PICHAGUET, JAQUES, ALBREZ, GUEGUIN, des Sergents DOBERVA et CHIRQUE et du Caporal BEVIN.

En dehors des frais pour la nourriture dont le financement n’était pas prévu par les colons, il fallait faire face aux dépenses liées au matériel qui allait coûté à Cheikh Modou Moustapha la somme de 200 000 francs (Ngourde). Le Franc «Ngourde» avait une forte valeur car on l’appelait a l’époque le Franc or.

Les 50 km de Chemin reliant Diourbel à la grande gare de Touba devait revenir, globalement, à 10 millions de franc or à la communauté mouride. Le mode de paiement pouvait varier. En effet, les récoltes des champs cultivés partout dans le pays par les Mourides étaient données, chaque année, aux français qui en débitaient le coût sur la facture globale. Il arrivait des moments où on notait un non paiement des rémunérations, du fait du refus des talibés qui affichaient un volontarisme inouï quant à la réalisation du vœu de Cheikhoul Khadim ou à un déficit budgétaire des français.

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