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Une usine de dessalement de l’eau de mer aux Mamelles pour approvisionner Dakar

L’usine de dessalement de l’eau de mer qui doit être implantée aux Mamelles, à Dakar, avec le concours financier du Japon, devrait améliorer l’approvisionnement de la capitale sénégalaise en eau potable, avec une production de 50.000 mètres cube/jour, extensible à 100.000, a annoncé, mardi, le ministre de l’Hydraulique et de l’Assainissement, Mansour Faye.

“Le projet de l’usine de dessalement de l’eau de mer aux Mamelles est un projet majeur du Plan d’actions prioritaires du Plan Sénégal émergent (PSE). Cet ouvrage permettra de renforcer l’approvisionnement en eau de Dakar avec 50.000 mètres cube/jour extensible à 100.000 mètres cube”, a-t-il dit.

Il s’exprimait lors de la cérémonie de signature d’échanges de notes et d’accords de prêt entre le Sénégal et le Japon, portant sur environ 179,515 milliards de francs CFA. Des conventions signées par l’ambassadeur du Japon, Takashi Kitahara, et le ministre de l’Economie, des Finances et du Plan, Amadou Bâ.

A travers la première, Tokyo, via un prêt concessionnel de 137 milliards CFA, va financer la construction de l’usine de dessalement de l’eau de mer prévue aux Mamelles.

“Nous vivons un moment privilégié dans la prise en charge de la problématique de l’approvisionnement en eau de Dakar. Sans une solution durable, la capitale et ses deux nouveaux pôles urbains Diamniadio et le Lac Rose, risquent de connaître un déficit important à partir de 2025”, a expliqué Mansour Faye.

Il a salué l’engagement du Japon à travers ce projet. “Vous avez mené, avec la SONES (Société nationale des eaux du Sénégal), des études et analyses sur la viabilité technique, financière et environnementale du projet”, a-t-il relevé en s’adressant à la partie japonaise à travers son ambassadeur.

“Enfin, a ajouté le ministre de l’Hydraulique et de l’Assainissement, vous avez bien voulu accueillir, au Japon, une équipe d’ingénieurs pour un partage de connaissances”.

Selon Mansour Faye, le dessalement est une “solution à la préservation de la ressource” par la réduction des prélèvements des nappes souterraines. De plus, a-t-il souligné, il constitue “une alternative au transfert d’eau à partir du Lac de Guiers sur 250 kilomètres”.

Si l’on en croit le ministre de l’Hydraulique et de l’Assainissement, cette usine “sera une véritable réserve stratégique proche des zones de consommation”.

Ce projet comporte par ailleurs un volet “renouvellement de 460 kilomètres de réseau de Dakar 1(Dakar ville), hérité de la colonisation”, ce qui devrait permettre d’économiser “40.000 mètres cubes”.

 

APS

 

 

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