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Karim Wade, l’absent le plus présent de la scène politique sénégalaise

Depuis la sortie de prison, il y’a 5 mois , du fils de l’ancien président de la République du Sénégal Abdoulaye Wade le débat, ne cesse de s’animer autour de lui. Si certains avancent une libération politique d’autres, parlent d’un deal entre le gouvernement du Sénégal et celui du Qatar. L’Etat, reste sur ses mots en faisant des maux au Parti Démocratique Sénégalais (Pds) qui ont choisi Karim Wade, comme leur candidat à l’élection présidentielle de 2019.

Deal politique, le terme est aujourd’hui très fréquent dans les discussions de la classe politique sénégalaise et dans les médias sur le cas Karim Meïssa. Le sieur a quitté le pays après une libération en catimini un vendredi 24 juin vers 1h30mn. Le décret n°2016-880 gracie Karim Wade après exactement 38 mois derrière les barreaux de la prison célébre de Rebeuss. Après un passage chez son « papa » Madické Niang un des  lieutenants de l’ancien chef suprême des armées, il embarque dans le silence parfait à bord d’un jet privé immatriculé A7-CEV Qatar qui a décollé du sol sénégalais vers 02h50mn.

Le pays reste sans nouvelles justes de l’ancien ministre « du ciel et de la terre » jusqu’au jour où, de soit disant appels surgissent de tout côté avec des politiciens qui déclarent avoir reçu des appels de Wade fils. « Allô c’est moi Karim Wade, je suis bien arrivé à ma résidence à Qatar spécialement préparée pour mon séjour, je vais prendre des forces je reviens pour un Sénégal meilleur. Pendant ce temps les libéraux et mouvements de soutien assènent des déclarations et sorties dans la presse. Le pouvoir opte pour le silence. »En tout cas il est libre, mais hors du Sénégal ».

Aujourd’hui M. Karim Wade revient au Sénégal en parfaite virtualité avec un article de l’hebdomadaire Jeune Afrique qui souligne que l’homme est pleinement dans les dispositions adéquates digne d’un homme politique. Et qu’il est même en train de faire des négociations et collaborations avec beaucoup d’hommes d’affaires.

Les récentes sorties des camarades de Karim Wade n’ont pas manqué d’ébranler le débat politique, sur ce qu’ils appellent un « exil politique ». Dans une déclaration faite la semaine dernière, les libéraux ont dénoncé un « acharnement » sur leur candidat aux prochaines élections présidentielles de 2019: »il est victime d’une politique aux allures dictatoriales. »

Monsieur Karim Wade candidat à la présidentielle pour le compte du Parti Démocratique Sénégalais, s’est, d’après un de ses proches exprimé en disant « qu’il est prêt à retourner en prison. Et qu’il est disposé à faire sa partition aux prochaines élections législatives qu’il pleuve ou qu’il vente ».

La question qui se pose ainsi reste de savoir si Wade fils n’est pas dans une dynamique de combat avec une mobilisation en douce de ses forces et des ressources matérielles et financières pour aller à l’assaut du ‘’Macky » ?

Et pendant ce temps le « maquis » présent au Sénégal lui est dans le pied de guerre. Le front Manko Wattu senegaal et le Front Patriotique pour la Défense de la République (FPDR) tancent depuis quelques jours le régime de Sall en lui demandant des éclaircissements sur le processus électoral. Plus fort encore les protégés de Me Abdoulaye Wade l’homme de Versailles appellent le peuple à faire  » des manifestations de rue et de masse pour freiner la construction avec frénésie des conditions de l’instabilité post-électorale au Sénégal ». Une déclaration qui entre en adéquation avec les propos tenus par le Pape du Sopi qui invitait l’opposition à la « résistance » depuis la France.

Karim Wade et la main française, en effet l’hexagone aussi est impliqué dans l’affaire « politico-judiciaire » car le libéral a aussi une partie de sa vie là-baas . Le pays de Hollande avec le Tribunal de Grande Instance (TGI) de Paris s’était catégoriquement opposé à la saisie des biens de Karim Wade (un appartement et un compte bancaire). La France avait décliné la demande d’entraide judiciaire entre elle et le Sénégal estimant via le TGI qu’il n’y avait ni corruption, ni blanchiment donc pas de saisie.Un paradoxe total survient avec la sortie du gouvernement du Sénégal.

Le Porte parole du gouvernement  » l’Etat du Sénégal a confisqué les biens lui appartenant et continue le processus pour récupérer les biens incriminés avec le tribunal de grande instance de Paris concernant l’affaire M. Wade ».

Abdou Latif Coulibaly ajoute que « Mr Karim Wade est libre totalement et il a le droit comme tous Sénégalais de bénéficier d’un passeport diplomatique ou d’un passeport ordinaire. Il a le droit de voyager partout où il veut« .

Un proche du candidat du PDS nous renseigne que « Karim Wade prépare un retour triomphale au Sénégal pour sortir le pays de la situation dans laquelle il se trouve actuellement. Ce retour arrivera même avant les élections législatives et le PDS fera une démonstration de force avec Karim Meissa à la tête« .

Le retour politique de Karim Wade est donc une probabilité si on se base sur les confidences et sorties récentes de ses proches et responsables des libéraux. Le monde politique promet ainsi d’être en ébullition les mois prochains.

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