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Dakar se vide de ses habitants: tous les chemins mènent à Touba

Un reportage fait dans les quartiers suivants: Parcelles Assainies, Grand Yoff et Sicap liberté VI, montre que les fidèles mourides et même des Sénégalais qui ne sont pas mourides sont sur le point de rallier la ville sainte de Touba. Les pèlerins se sont constitués en associations appelées «Dahiras» pour effectuer ensemble le voyage. A notre arrivé à l’unité 7 des Parcelles assainies, un responsable d’un bus faisait l’appel. les pèlerins se sont inscrits sur une liste moyennant 1O OOO Fcfa.

Sous un soleil ardent, ce mercredi, vers les coups de 12 H, les pèlerins ont envahis leurs lieux de convergence. Cependant, les responsables d’associations religieuses dénommées «Dahiras» essayent de canaliser la foule. Chaque personne veut avoir le meilleur siège pour ce long trajet.

«Je suis parmi les ceux qui ont cotisé les premiers. J’au donné mes 10 000 F il y a deux mois de cela. Je suis malade raison pour laquelle je veux un siège confortable et à côté des vitres ouvrables. Malgré l’état de ma santé, je ne raterai jamais au monde ce rendez-vous. Pour moi cette ville est un lieu saint. Je vis à Dakar avec ma famille mais je suis ressortissante de Touba, dans le quartier Khaira. Et a chaque année je reçois des étrangers venant de partout. Mon mari est un commerçant qui a fréquenté plusieurs régions», a fait savoir Ndéye Maty Thiam.

Quant à Ibrahima Diop, il déplore la lenteur des choses:  » Je suis convoqué à 8 H, mais jusqu’à présent on traîne. Le problème est que les femmes ne sont jamais à longueur d’onde avec les hommes. Pour un événement de trois à quatre jours elles veulent remplir la voiture de valises. En plus on nous signale que certaines sont en cours de route. Nous sommes tous des fidèles mourides, mais il faut respecter le timing. A cause des tardives on risque d’arriver tard à Touba ».

Galass Thioune rétorque: «Le Magal est une sorte de pèlerinage. Dans notre association religieuse, nous donnons une contribution de 200 FCFA chaque jeudi. Ce n’est pas une obligation, cette participation nous permet d’alléger les dépenses du Magal. Mais pour la participation c’est 10 000Fcfa, car c’est avec cette somme que nous nous restaurons. Auparavant, je partais à moto pour Touba. Mais après l’interdiction du gouvernement cette pratique, je me contente d’aller en bus. La ville de Touba n’est pas loin, mais les embouteillages ne nous facilitent pas l’accès. »

«Je sais que le climat de Touba n’est pas facile à supporter pour les nouveaux. Je les invite à beaucoup boire. Des bouteilles d’eau seront à leur disposition. Il fait très chaud pendant la journée, mais la nuit il peut avoir un changement de climat. Les pèlerins doivent se munir d’habits de froid en même temps car certains vont dormir à belle étoile», a conseillé Modou Séye.

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