Senejournal - Toute l'actualité du Sénégal

Le Haut commissaire des Nations Unies aux droits de l’homme s’attaque au code de la famille du Sénégal

Le Haut commissaire des Nations Unies aux droits de l’homme, Andrea Ori trouve des limites dans le code de la famille sénégalaise. Des manquements dont il estime qu’ils sont à l’origine d’inégalités entre l’homme et la femme.

Il a fait part de ses inquiétudes hier, mardi 8 novembre, au lancement de la Convention sur l’élimination de toutes les formes de discriminations à l’égard des femmes.

Selon Andrea Ori, le Code de la famille qui soumet la femme à la domination masculine. Pis, le Haut commissaire des Nations Unies aux droits de l’homme déplore la différence entre l’âge minimum fixé pour le mariage de la fille (16 ans) et du garçon (18 ans). Un âge fixé à 16 pour la fille et 18 ans pour le garçon.

La non pénalisation du mariage précoce et l’inégalité du système d’héritage sont d’autres entraves qui empêchent l’épanouissement de la femme, a juge Andrea Ori.

Le Haut commissaire des Nations Unies aux droits de l’homme demande, par ailleurs, que la réforme du Code pénal prenne en compte l’avortement médicalisé. L’avis de trois médecins avant l’avortement de la fille ne doit plus être une règle.

En somme, Andrea Ori souhaite l’harmonisation des lois sénégalaises aux Conventions internationales ratifiées. Le lancement de la Convention sur l’élimination de toutes les formes de discrimination à l’égard des femmes, occasion à laquelle s’est exprimé Andrea Ori, vient renforcer les dispositions existantes et visant à protéger les femmes.

Cette convention cherche, entre autre, à supprimer le trafic des femmes, l’exploitation et la prostitution des femmes. Il s’agira aussi d’éliminer la discrimination à l’égard des femmes dans la vie politique et publique du pays.

 

Laissez un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.