Le RESTIC s’alarme des conséquences du retard dans le déploiement de la 4G dans la mise en place de l’économie numérique

Le Rassemblement des entreprises du secteur des technologies de l’information et de la communication ( RESTIC) constate un retard dans le déploiement effectif de la 4G (ou Quatrième génération) qui constitue une nouvelle avancée technologique dans la téléphonie mobile, qui succède à la 2G et à la 3G.

Cette situation induit des retards dans la mise en place de l’économie numérique et constitue une réelle source de préoccupation pour les entreprise dans le secteur de l’informatique et des réseaux de communication sans oublier les grands projets de parcs numériques dans le Plan Sénégal Emergent ( PSE).

La 4G, sous la norme LTE-Advanced, constitue aujourd’hui une véritable révolution puisqu’elle propose une multiplication des débits grâce à deux phénomènes. Le premier consiste à faire circuler les appels vocaux non plus sur le réseau téléphonique, mais directement sur internet (voix sur IP).

Ensuite, le réseau 4G recourt au multiplexage (plusieurs types d’information passant par un même canal), ce qui permet d’augmenter la quantité d’information transmise. La 4G se définit ainsi comme le très haut débit mobile. A noter que la norme 4G évolue déjà avec le standard 4G LTE Advanced, communément appelé 4G+ et qui permet d’augmenter encore les débits sur les réseaux mobiles existants.

Ce retard est d’autant déplorable que notre avancée dans le domaine partout dans la sous région risque d’en partir car des pays comme la Côte d’Ivoire semble déjà lancer des forfaits et produits 4G pour les consommateurs.

Le RESTIC exige donc un chronogramme de déploiement effectif et rapide des fonctionnalités et débits de la 4G pour les usagers et les entreprises et la mise a la disposition de cartes de couverture; tout en demandant à l’état de libérer les fréquences nécessaires pour le déploiement et surtout créer un environnement réglementaire, fiscal et parafiscal favorable afin que les opérateurs puissent procéder aux investissements lourds qu’exige le basculement vers la 4G.

De ce point nous voudrions plus de transparence et de bonne gouvernance dans le secteur des télécommunications électroniques surtout en ce qui concerne les bouquets de fréquences qui permettent le déploiement de la 4G.

En effet le fait qu’un seul opérateur en dispose créera une situation de monopole de fait sur l’internet mobile au moment ou les usagers ; consommateurs ; entreprises voudraient plus de concurrence et de compétitivité .

Enfin le RESTIC encourage les autorités a plus de cohérence dans leur politique globale dans les NTIC qui consistera à capitaliser sur les acquis en termes de réseaux fixes ; mobiles ; informatique et internet pour l’exécution des chantiers vastes tels que les nouvelles cartes d’identité biométriques ; les passeports biométriques ; les permis de conduire etc..

En effet notre pays compte des réseaux de données fiables et sécurisées ( Sentrant ; wari , joni joni, Adie ) qui permettent aux citoyens via l’interface d’ordinateur de saisir leurs données personnelles et de l’envoyer a l’administration pour la confection de CI, passeports etc… sans le besoin de présence physiques longues devant des commissions qui tardent à se mettre en place pour les cas des nouvelles cartes d’identités.

 

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