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Aminata Angelique Manga : »Le phénomène des grossesses précoces est une catastrophe à Ziguinchor»

La directrice de l’Agence nationale pour la relance des activités socio économiques en Casamance (Anrac) est ulcérée par la récurrence des grossesses précoces dans le milieu scolaire de Ziguinchor. Lors d’une cérémonie de remise de kits aux élèves hier, la nouvelle patronne de l’Anrac, a montré toute son indignation face à ce fléau, avant d’inviter les parents d’élèves et les autorités académiques à travailler davantage pour mettre fin à ce mal qui gagne du terrain à Ziguinchor et ses environs.

Les grossesses précoces sont un véritable fléau qui entrave sérieusement les études des jeunes filles de la région de Ziguinchor. Toutes les études effectuées dans ce sens ont montré que beaucoup de filles abandonnent les études avant d’arriver en classe de troisième ou de terminale. Ce constat a été confirmé hier, par la directrice de l’Anrac. Selon Aminata Angélique Manga, les grossesses constituent une catastrophe réelle pour les élèves et jeunes lycéennes, qui, pour la plupart abandonnent les études.«Elles souffrent de ce fléau aussi bien dans les zones rurales qu’urbaines. Le phénomène des grossesses précoces est une catastrophe, un scandale humanitaire. A Ziguinchor, dans chaque famille, il n’est pas rare de voir un garçon père, ou une fille mère», souligne Aminata Manga. Qui suggère qu’il faut initier les enfants à l’éducation sexuelle pour les sensibiliser afin de les armer pour éviter pareille situation s’arrête.

Pour la patronne de l’Anrac, il ne faut pas toujours se refugier dans les tabous pour ne pas toucher le mal du doigt. Elle pense qu’il faudra éduquer les familles, conscientiser et sensibiliser les parents. Toujours dans le même sillage, la responsable de l’Apr à Ziguinchor s’en est prise aux enseignants qui organisent des concours dans leurs établissements. «Je suis scandalisée, lorsque dans une école, je vois que ce sont les enseignants eux-mêmes qui organisent des élections de miss ou diongoma». J’aurais bien compris et apprécié qu’ils organisent des miss mathématiques, littérature», affirme la directrice de l’Anrac. «Je suis très peinée quand je vois des filles aux formes généreuses mettre des ceintures de perles et défiler devant les enseignants et les parents d’élèves qui applaudissent. Et, quelques mois après, ces mêmes filles tombent en état de grossesse», affirme Aminata Angélique Manga.

 

L’AS

 

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