Observation de la lune: les Musulmans invités à bannir l’approximation

Les fidèles musulmans ne doivent plus recourir à l’approximation pour l’observation de la lune, mais « se référer » plutôt de « manière précise » aux heures de prière et au calendrier musulman, a estimé, jeudi à Dakar, l’imam Khadim Rassoul Guèye, imam d’une mosquée au Point E, à Dakar.

« Le calendrier nous renseigne sur la fidélité à l’heure des prières » et permet de déterminer les moments où elles commencent et se terminent, a dit M. Guèye, ingénieur en génie civile, dans un entretien avec l’APS.

Muni de documents lui permettant d’étayer ses allégations, il affirme qu’au-delà des considérations sur l’observation de la lune et les heures de prière, »l’équation de la direction habituelle que nous prenons pour prier n’est pas la bonne ».

« Il faut plutôt se diriger vers la Kaaba qui, contrairement à ce que tout le monde pense, ne se situe pas forcément à l’Est, mais légèrement entre l’Est et le Nord », a proclamé Khadim Rassoul Guèye, imam d’une mosquée au quartier Point E.

« Cela fait 10 ans que je fais ces recherches sur le croissant lunaire et sur les heures de prière », a-t-il rappelé. Il explique que ses affirmations résultent de son passage à l’école coranique, qu’il a fréquentée avant l’école française où ses études ont été sanctionnées par un diplôme en génie civil.

Au Sénégal, observe l’imam Guèye, les croyants musulmans sont toujours ancrés dans les traditions, ce qui explique qu’ils « ne respectent toujours pas la bonne direction de la prière ».

Il convient de suivre le chemin de la vérité, prône-t-il, expliquant que c’est le calendrier musulman, fruit de ses propres recherches, qui peut aider à y accéder.

Il dit s’être concerté avec certains érudits et des familles religieuses afin de certifier la conformité et la sacralité de ses recherches, citant notamment l’islamologue Rawane Mbaye, ancien commissaire au pèlerinage à La Mecque.

Dans un premier temps, « on a eu à faire des séminaires pour corriger certaines erreurs’’ relatives aux heures de prière « allant de 13 heures 30 à 14 heures 15, et cela a créé beaucoup de problèmes », a-t-il indiqué. « Présentement, a poursuivi l’imam Guèye, beaucoup de gens l’appliquent et il est avéré qu’à 12 heures 55, il est possible de faire la prière de Tisbar. »

Et de poursuivre : « Je suis venu vous parler du calendrier musulman et tout ce qui est censé être calculé et que les musulman ne font pas, car ils ne savent pas le faire. Il y en a peu qui savent le faire », parce qu’ils « ne connaissent pas les formules ».

Il explique que le système de calcul qu’il a mis au point, est basé sur l’astronomie et l’observation. Ce qui fait que, chaque année, ce sont les mêmes heures qui reviennent en fonction de la position géographique de chaque pays ».

Il a donné l’assurance que les fêtes de Korité et de Tabaski à venir ne seront pas célébrées « en ordre dispersé » par les populations. « Et même, je parie que le Sénégal va les célébrer en même temps que l’Arabie Saoudite », a-t-il dit.

 

 

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