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Dr Dialo Diop, Secrétaire général du RND : « Il y a des manquements dans nos rangs, lors de la marche du 14 octobre dernier »

Sans complaisance, avec un ton à la fois sec et critique, le secrétaire général du Rassemblement national démocratique (RND) dissèque les questions d’actualité qui font rage dans le champ politique sénégalais. Des ressources pétrolières et gazières à la dernière marche du Front de l’opposition auquel il appartient, en passant par la nomination des nouveaux membres du Haut conseil des collectivités territoriales (Hcct), Dr Dialo Diop assène ses vérités avec beaucoup de hargne. Selon lui, la marche de l’opposition, ‘’violemment’’ réprimée par les forces de l’ordre, traduit la ‘’régression démocratique’’ dont le Sénégal ‘’souffre’’.

Quelle appréciation faites-vous  du débat autour des ressources pétrolières et gazières découvertes au Sénégal ?

D’abord, je dois dire que l’histoire du gaz et du pétrole défraie la chronique politique au Sénégal. Mais, en réalité, ce problème pose celui de la gestion de nos ressources naturelles. Ce n’est pas un problème spécifiquement sénégalais, encore moins pétrolier ou gazier. Avant ces ressources, il y a eu l’or de Sabodala, le phosphate de Taïba. Aussi, nous apprenons qu’il y a le zircon qui fait l’objet d’un pillage. Et notre cas n’est pas particulier.

Pourquoi le dites-vous ?

C’est parce que sur le continent, il y a des pays pétroliers et gaziers depuis des décennies, avant même l’indépendance des pays africains. Nous avons l’Algérie, le Congo, l’Angola, la Libye, etc. Il y a aujourd’hui de nouveaux pays pétroliers dont le Soudan, le Niger, le Tchad etc. Et l’une des raisons pour lesquelles on a déclaré la guerre contre l’intégrité territoriale du Mali est liée aux ressources de ce pays. D’ailleurs, le directeur de Total a dit que c’était un nouvel eldorado pétrolier et gazier. A cet égard, je dis qu’il y a tout en Afrique. Malheureusement, les richesses du continent sont pillées par les Européens et les Américains ou leurs descendants, c’est-à-dire les Australiens, les Canadiens. Ils nous laissent les miettes qu’on donne aux serviteurs locaux de ces pillards étrangers. Pour le Sénégal, on a pris la famille du Président Sall la main dans le sac. C’est un flagrant délit d’initié accompagné d’un conflit d’intérêts apparent. Et il remonte à l’ancien régime. Autrement dit, l’affaire du pétrole et du gaz de Cayar, de Saint-Louis est à cheval sur le régime d’Abdoulaye Wade et celui de Macky Sall.

Comment expliquez-vous le bruit qui entoure ces affaires pétrolières et gazières ?

Bon, c’est une bulle médiatique, un effet d’annonce. Il a un impact virtuel essentiel à cause de l’ignorance de nos populations. Beaucoup de gens croient que si on trouvait du pétrole et du gaz, du diamant ou du fer…, que le pays serait sauvé. Alors que nous savons, dans l’expérience de tous les pays du continent, que ces richesses-là, en général, quand on les découvre, en dehors du pillage et des dévastations environnementales, provoquent des dégâts énormes. Allez voir la région de Taïba. Elle est polluée. Les gens sont contaminés par les déchets d’acide. Et on ne peut plus travailler la terre. En un mot, l’histoire montre que les pays du continent qui possèdent toutes ces richesses sont traversés par la guerre, la violence, la scission.

Justement, comment le Sénégal doit-il se comporter pour éviter ces mauvais exemples dont vous faites état ?

(Il coupe) Pourquoi voulez-vous que le Sénégal soit une exception par rapport aux autres pays. Le rapport des Assises nationales du comité départemental de pilotage de Kédougou explique tous les dégâts humains, sociaux, sanitaires, sécuritaires qui sont liés l’exploitation artisanale de l’or. Or, le pétrole ne peut être exploité que de manière industrielle, surtout quand il s’agit du pétrole offshore. Il a fait des dommages dans le Delta du Nigeria. Il est très pollué. C’est une zone d’insécurité depuis des décennies. Donc, il n’y a pas de raison pour que les mêmes causes ne produisent pas les mêmes effets, surtout quand ce sont les mêmes types de dirigeants qui sont aux commandes. Donc, les étrangers tirent profit de ces richesses qui nous amènent la misère et la guerre.

Comment ?

A cause même du principe de l’exploitation des richesses des pays colonisés. Ils viennent, non pas pour nous développer, pour nous pomper. Regardez ce qu’Ousmane Sonko a révélé sur les contrats qui ont été signés. Franck Timis apparaît et signe le contrat de prospection d’exploitation. Sans même avoir commencé quoi que ce soit, Timis le vend à Pétroasia, puis ce dernier le cède à Cosmos. On se vend des papiers. Et des dizaines de milliards de dollars circulent dans de simples jeux d’écriture. Au Nigeria, le gouvernement de ce pays dit qu’il ne sait pas exactement la quantité de pétrole que les compagnies pompent aux larges de ses côtes. D’ailleurs, c’est pour cette raison qu’il a fait une plainte la semaine dernière pour dénoncer les pratiques de ces compagnies qui décident les impôts que vous prélevez.

Craignez-vous les mêmes pratiques au Sénégal ?

Ça a commencé alors que l’exploitation n’a même pas démarré. On voit la famille présidentielle qui se positionne.

Vous avez mentionné le nom de Franck Timis. Il a fait une plainte contre 11 membres de l’opposition. Qu’en pensez-vous ?

Cette plainte, c’est du bluff. Elle n’ira nulle part, parce que tout ce que l’opposition a dénoncé est fondé sur des faits avérés. Par exemple : on nous dit que Petro-Tim Limited Sénégal est une filiale de Pétroasia. Or, ce dernier a été créé après la signature du contrat de Pétro-Tim Limited Sénégal. On nous signale qu’Aliou Sall, frère du président de la République, a démissionné du conseil d’administration de cette société en cause. Qu’il n’est plus le gérant de Pétro-Tim Sénégal, mais il reste son administrateur dans les autres pays du continent. Donc, ça veut dire qu’ils ont fait main basse sur l’affaire qu’ils ne comptent pas lâcher. Parce que c’est une source d’enrichissement illimitée.

Vous avez fait le diagnostic. Maintenant, que faire pour que ces ressources puissent être utilisées au grand bénéfice de toute la population sénégalaise ?

En réalité, vous posez le problème de la libération de l’Afrique. Pour que les ressources des richesses humaines et naturelles du continent servent d’abord et principalement les peuples africains, il faudrait- c’est un préalable incontournable- qu’ils soient maîtres chez eux. Que les dirigeants qui décident soient l’émanation du peuple, c’est-à-dire des patriotes et des démocrates africains dont le seul souci est le sort de leurs peuples. Malheureusement, ils ne consomment que des produits importés, prennent toujours des prestations de service à l’étranger où ils envoient leurs enfants étudier. Et ils se soignent dans les hôpitaux de ces pays.

Au Sénégal, selon vous, les gouvernants actuels se comportent de cette manière ?

L’immense majorité de nos dirigeants sont des agents à la solde de l’impérialisme occidental. Et les rebelles, ceux qui veulent mettre en avant les intérêts de leurs peuples, on leur coupe la tête. Tous nos libérateurs ont été renversés, exilés ou assassinés. On a l’exemple de Thomas Sankara, de Lumumba, etc.

Quelle analyse faites-vous de la plainte annoncée par le Front Wattu Senegaal dans le cadre de ces ressources découvertes  au Sénégal ?

C’est la réponse du berger à la bergère. Echange de bons procédés. Et comme ils font dans le bluff, nous aussi, nous répondons.

Vous la qualifiez comment ?

C’est une décision que je comprends. Par contre, moi, je ne perds pas mon temps à engager une procédure judicaire dans un pays où la Justice n’est pas indépendante. Mais ils ont été attaqués, ils se défendent. C’est donc légitime. Et on verra bien ce que la procédure va donner.

Pourquoi dites-vous que la Justice sénégalaise n’est pas indépendante ?

Parce que les magistrats, eux-mêmes, le disent. Il y a une fronde de l’Union des magistrats du Sénégal qui exige que l’Exécutif cesse d’exercer cette tutelle étouffante sur le Judiciaire. Le conseil supérieur de la magistrature est présidé par le chef de l’Etat avec le Garde des Sceaux comme vice-président. Les magistrats n’en veulent plus. Malheureusement, on continue à le leur imposer avec, comme d’habitude, des pseudo-réformes cosmétiques qui ne changent rien au fond du problème. On peut décider de l’avancement des carrières des magistrats de manière aussi discrétionnaire que celle des préfets et des sous-préfets.

Quelle appréciation faites-vous de la marche de l’opposition du 14 octobre dernier?

Elle est symptomatique de la régression démocratique dont souffre le pays, depuis que nous sommes entrés dans les alternances trahies. Elle est révélatrice de notre recul démocratique, au moment où on a fait constitutionnaliser le droit à la marche. Abdoulaye Wade avait fait passer sa Constitution de 2001, en prétendant qu’il y avait des avancées majeures, notamment la constitutionnalisation du droit à la marche et la parité. C’est sous son régime qu’on décide qu’il y a une partie du territoire national, dans la capitale, où il est interdit de manifester, malgré la Constitution. Nous nous débarrassons d’un régime dictatorial comme celui d’Abdou Diouf en installant un autre dictateur avec le père Wade. Abdou Diouf a voulu installer son successeur désigné, Tanor Dieng, exactement comme Senghor l’avait fait en partant. Et c’est le Sénégal qui s’est révolté contre ces successions programmées, en chassant Abdou Diouf. Le Président Wade, lui aussi, n’a pas été épargné par le peuple sénégalais. Le père et le fils ont été chassés. Aujourd’hui, on verra bien ce que nous réserve le Président Macky Sall au moment où il finira. Déjà, il est mal parti pour avoir un deuxième mandat dans ce pays.

En évaluant cette marche, l’opposition a crié ‘’victoire’’. A-t-elle tort ou raison de tenir un tel discours ?

La première victoire a été d’imposer au pouvoir l’autorisation de la marche par arrêté préfectoral. Parce qu’ils avaient pris pour règle d’interdire toutes les manifestations. La deuxième victoire encore plus inattendue, c’était la démission annoncée d’Aliou Sall à la veille de la marche. Donc, tout ceci montre que la bataille d’opinion, nous l’avions gagnée aussi bien sur le plan de la défense des libertés démocratiques que sur celui de la protection des ressources naturelles du pays. Donc, il y a eu deux acquis. Et nous en avons tiré les leçons. De ce point de vue, nous ferons en sorte que, lors des prochaines manifestations que nous organiserons, nous administrerons la preuve irréfutable que l’immense majorité de nos concitoyens approuvent les trois revendications fondamentales qui sont à l’origine de la création de ce Front pour la défense du Sénégal. Il s’agit de la défense des libertés publiques et constitutionnelles, la protection des richesses naturelles du pays pour les mettre au service des Africains et le respect des règles du jeu électoral consensuel et équitable.

Que dites-vous de la manière dont la marche a été encadrée ?

C’est une violence inouïe, une brutalité inutile. Au finish, le résultat a été contre-productif. Parce que, aussi bien à l’intérieur du pays qu’à l’étranger, les gens ont été choqués de l’inconduite de la police, même s’ils ont été félicités par le chef de l’Etat. C’est une manière de les encourager à recommencer la prochaine fois. N’oubliez jamais que, lorsque Me Abdoulaye Wade nous a fait en 2007 ce qu’on appelle aujourd’hui en Afrique ‘’un coup K.-O’’, c’est-à-dire son passage en force dès le premier tour, Ousmane Ngom était le ministre de l’Intérieur, chef de la police, membre de son parti et responsable de la refonte totale du fichier. Macky Sall était son directeur de campagne.

Tout ça pour dire quoi ?

C’est pour dire que Macky Sall connaît la musique. Il sait comment on gagne en ‘’un coup K.-O’’, par un passage en force dès le premier tour. D’ailleurs, c’est pour cette raison qu’il refait le coup d’une refonte partielle, dans le but de doper le fichier. Actuellement, il y a des inscriptions nocturnes à la Daf. Les simples citoyens n’arrivent pas à s’inscrire. Mais les militants de l’Alliance pour la République (Apr), on leur ouvre des boulevards nocturnes. Donc, il y a toute sorte de combines pour faire comme Bongo.

Peut-on transposer ces expériences au Sénégal où on a eu deux alternances pacifiques ?

Vous savez, ce qu’on appelle l’exception sénégalaise ou le modèle démocratique sénégalais, c’est une tromperie fondée sur l’ignorance des gens. Le suffrage universel, pour être sincère, suppose le secret du vote. C’est-à-dire le passage obligatoire à l’isoloir. L’autre condition reste l’identification de l’électeur. Ces deux points sont nécessaires pour la libre expression du suffrage universel pour lequel le RND a boycotté des élections dans ce pays pendant dix ans. En février 1983, quand Cheikh Anta Diop a refusé de siéger, suite à l’élection honteuse, jusqu’en février 1993 où on a obtenu le code consensuel de 1992. L’Afrique du Sud, où il n’y avait pas le droit de vote pour les indigènes ou les nationaux noirs, a voté au scrutin secret un an après nous, c’est-à-dire en 1994. Donc, notre pays était modèle au même titre que l’Afrique du Sud de l’apartheid. De ce point de vue, quand on veut nous faire croire qu’on vote au Sénégal depuis des siècles, je dis : qui avait ce droit avant l’indépendance ? Les indigènes ne votaient pas. Et on dit qu’il y a une tradition démocratique dans notre pays.

Quel regard jetez-vous sur la polémique sur l’itinéraire qui a été définie par l’autorité dans le cadre de votre marche ?

Quand on marche pour protester contre les abus d’un pouvoir, l’idée, c’est de faire passer notre message de protestation auprès du plus grand nombre possible de nos compatriotes. Ceci pour savoir s’ils adhèrent ou sont hostiles ou indifférents. C’est donc une manière de nous auto-évaluer. Et si c’était ça l’objectif, il était fondamental que nous parlions avec eux. Malheureusement, nous n’avons pas eu l’occasion de le faire. Donc, nous n’avons pas atteint le but de la marche. Par contre, si l’objectif était de faire du bruit, nous avons fait du boucan. Sous ce rapport, la marche a eu un retentissement mondial. Mais ce n’est pas durable. C’est un effet médiatique. Ce qui compte, c’est ce que retiennent nos concitoyens sur ce qu’on doit faire pour améliorer notre système démocratique, leurs conditions de vie. Ils ne mangent pas à leur faim, ne se soignent pas correctement. Ils habitent dans des conditions insalubres. Leurs enfants ne peuvent pas aller à l’école, etc. Tels sont les vrais problèmes auxquels les gens sont confrontés.

En justifiant l’itinéraire à suivre, l’autorité a brandi l’arrêté Ousmane Ngom. Avez-vous été convaincu par son argumentaire ?

C’est honteux. Dans ce pays, les gens ont la mémoire courte. Souvenez-vous : qui s’est battu contre l’arrêté Ousmane Ngom du temps où Abdoulaye Wade l’a fait prendre ? Ce sont les mêmes qui se battent encore aujourd’hui contre. Alors, ceux qui, à l’époque, approuvaient le choix d’Ousmane Ngom sur instruction d’Abdoulaye Wade, maintenant qu’ils sont tombés, rejetés dans l’opposition, ne sont plus d’accord avec cet arrêté. Alors qu’ils émanent d’un des leurs. C’est donc la différence entre les gens qui sont conséquents dans leurs positions politiques et ceux qui sont à géométrie variable, selon le sens du vent.

Dans les prochains jours, le Front compte organiser un meeting et une marche pour, dit-il, dénoncer encore les ‘’dérives’’ du régime en place….

Les trois points pour lesquels nous avons créé ce Front ne sont pas encore gagnés, acquis. Donc, nous poursuivrons le combat pour qu’ils deviennent des acquis démocratiques. Maintenant, les formes de lutte, nous les adopterons en fonction des nécessités du terrain.

Elles sont de quelle nature ?

Bon, nous sommes des partisans de l’action démocratique de masse pacifique et non violente. C’est notre ligne stratégique. Et nous pensons qu’aucun pouvoir ne peut rien contre un peuple debout, organisé, déterminé à arracher le respect de ses droits, surtout s’il évite de recourir à la violence. Par contre, si nous sommes victimes d’agression, la légitime défense existe dans les codes. Ça veut dire que si nous sommes agressés, nous nous défendrons.

Votre coordonnateur, Malick Gakou, a-t-il bouclé son mandat à la tête du Front ?

Le mandat initialement fixé est terminé. Mais il a bénéficié d’une prolongation.

Comment jugez-vous son travail ?

Le Front a été satisfait de son travail de coordonnateur. Et c’est pour cette raison qu’il lui a accordé une prolongation.

Vous, personnellement, êtes-vous satisfait de la tâche qu’il a exercée au nom de cette coalition ?

Nous travaillons sur la base du consensus. Toutes nos décisions ne peuvent être prises que par consensus. D’ailleurs, c’est l’article 1 de notre code de conduite. On ne vote pas dans nos rangs. On discute jusqu’à se mettre d’accord. Tout ce qui est dit et fait engage l’intégralité des forces membres du Front.

Avez-vous constaté des manquements ou défaillances dans vos rangs lors de la marche ?

Oui, forcément ! Il y a des insuffisances que nous critiquons, signalons, et dénonçons là où nous devons le faire, c’est-à-dire à l’interne.

Quels sont ces manquements ?

Nous n’avons pas à les mettre sur la place publique. C’est notre cuisine intérieure.

Avec le recul, quelle analyse faites-vous de la nomination de Ousmane Tanor Dieng à la tête du Haut conseil des collectivités territoriales (Hcct)?

Ce Hcct que vient d’installer le Président Macky Sall n’a rien à voir avec la proposition des Assises nationales et la Cnri. Par exemple, aucun membre du Haut conseil, tel que conçu dans les Assises ou la Cnri, ne pouvait être nommé par décret. Ils devaient être élus ; mettre en œuvre une véritable décentralisation. Ces nominations sont faites sous forme de partage de postes dans ce Haut conseil. On a donné un morceau à chacun pour qu’il vote dans le bon sens et fasse campagne pour les prochaines échéances.

C’est donc un jeu de politiciens professionnels. Malheureusement, ça ne les honore pas. Ce Haut conseil, que nous considérons comme une espèce de résurrection du Sénat, a pour fonction principale d’amarrer littéralement le Parti socialiste à la barque présidentielle. La preuve, le jour où on a annoncé la composition définitive du Haut conseil et la nomination de Tanor Dieng comme son président, dans les 24 heures, vous avez entendu que le Ps vote Apr ou pour la majorité présidentielle aux législatives. C’était le but, comme exactement la nomination de Moustapha Niasse à la tête de l’Assemblée nationale.

Quel commentaire faites-vous du rebondissement de l’Affaire Barthelemy Dias poursuivi dans le meurtre du jeune Ndiaga Diouf ?

Une justice non indépendante…

Comment se porte le Rnd ?

Bien. Il prépare son congrès qu’il va tenir dans les prochains jours. Et nous espérons que ce renouvellement des instances du parti marquera un nouveau départ pour cette formation politique qui a 40 ans d’ancienneté.

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