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Grâce à la bonne évaluation de sa fiche politique : Le Sénégal éligible à un second compact par le conseil d’administration du Mcc

Le ministre des Infrastructures, des Transport terrestres et du désenclavement, Mansour Elimane Kane, a présidé, hier, à l’ouverture officielle de l’atelier national de présentation des résultats de l’analyse des contraintes majeures à l’investissement privé et au développement économique et social du Sénégal. En ce sens, il a indiqué que le Sénégal a été déclaré éligible à un second compact et à un compact régional.
«Le Sénégal a été déclaré éligible à un second compact par le Conseil d’administration du Millenium Challenge corporation (Mcc) en décembre 2015, compte tenu de la bonne évaluation de sa fiche politique et de l’amélioration de ses performances au cours du premier compact», a-t-il renseigné. D’après lui, «l’équipe de l’Unité de coordination de la formulation (Ucf) a été créé en juin 2016 pour diriger le processus de coordination du second compact au nom du Gouvernement du Sénégal afin d’effectuer l’analyse des contraintes».
Abondant dans le même sens, le professeur Aly Mbaye, économiste principal de l’Ucf Mca-Sénégal 2, indique:«Il y a trois types de contraintes distingués. Le but du processus, c’est de voir comment réduire la pauvreté à travers la croissance économique. Il faut comprendre que pour réduire la pauvreté on ne peut qu’utiliser deux leviers. Le premier, c’est la croissance économique et le deuxième levier c’est la réduction des inégalités. L’idéal c’est de les combiner, d’avoir des politiques qui agissent sur la croissance et des politiques qui  réduisent les inégalités».
«Pour accélérer la croissance économique, il faut essayer de comprendre pourquoi dans notre pays, il est difficile de réaliser des taux de croissances fortes et soutenues, pourquoi le secteur privé a du mal à investir, à croire et à créer des emplois. Donc, ce sont ces  contraintes qu’on a essayé d’identifier et l’analyse que nous avons menée a permis d’identifier
trois types de contraintes à l’investissement privé», a fait savoir l’économiste. De son avis, «la première catégorie, c’est ce qu’on appelle la contrainte majeure. Et la réponse de  l’économie soit immédiate et forte. Elle comprend deux sous types : la première c’est  l’énergie qui est un facteur transversal et la deuxième contrainte majeure c’est le cadre réglementaire, ce sont les impôts, l’administration fiscale, la douane, la justice».
Ensuite, dit-il: «Il y a les contraintes sévères mais pas majeures : c’est le transport, le foncier, le coût du financement, les compétences. Et enfin, la troisième catégorie, c’est les contraintes moins sévères comme le cadre macroéconomique, qui pose moins de problèmes que les autres, le niveau de la sécurité de la criminalité qui peut influencer sur l’activité  économique mais qui n’est pas important pour notre pays».

(Source: Le Populaire)

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