Senejournal - Toute l'actualité du Sénégal

Internés à l’hôpital Le Dantec, que deviennent les blessés de Rebeuss

La situation des détenus blessés, lors de la mutinerie de Rebeuss, préoccupe l’Association pour le soutien et la réinsertion des détenus sénégalais (Asred). Dans un communiqué publié, hier, cette organisation interpelle les autorités compétentes, pour une «meilleure prise en charge des blessés». Ces derniers, pour la plupart, sont internés dans les hôpitaux Principal et Pavillon spécial. Par la même occasion, le président de l’Asred, Ibrahima Sall, qui s’inquiète de l’«état de santé fragile» des mutilés de Rebeuss, rappelle à la tutelle le respect des rendez-vous médicaux ainsi que des heures de visites de ces personnes en conflit avec la loi. Mais également, les promesses des autorités judiciaires faites à l’endroit des pensionnaires de la prison centrale de Dakar, lors des différents mouvements d’humeur, selon la même source. La dernière promesse a été tenue le samedi 25 septembre dernier, devant le procureur de la République et le directeur de l’Administration pénitentiaire, rappelle toujours les défenseurs des détenus.

Cette alerte fait suite à de nombreuses interpellations de familles de détenus. Selon le patron de l’Association pour le soutien et la réinsertion des détenus sénégalais, ces parents de prisonniers envisagent d’entamer une grève de la faim, si l’Etat ne donne pas une suite favorable à leur requête. C’est ainsi que le cabinet de Me Assane Dioma Ndiaye a été commis par les autres familles de détenus, pour la conduite de l’action en Justice, informe le communiqué. Ces familles de détenus suivent ainsi l’exemple des héritiers d’Ibrahima Mbow alias Ibrahima Fall, le seul détenu déclaré mort, suite aux évènements du mardi 20 septembre dernier. Père d’un bébé de six mois, ce dernier, emprisonné pour recel de mouton, était âgé de 33 ans et domicilié au quartier Thiaroye Guinaw-Rails. Il attendait son procès devant le Tribunal d’instance de Rufisque, lorsqu’il a été touché par balle à la tête par un garde pénitentiaire. Une situation qui a donné lieu à l’ouverture d’une enquête confiée à la Division des investigations criminelles (Dic).

WALF

Laissez un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.