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Le Sénégal cité dans une affaire de trafic d’armes est-européennes et israéliennes vers le Soudan du Sud

Le Sénégal est cité dans une affaire de trafic d’armes est-européennes et israéliennes vers le Soudan du Sud en guerre depuis Décembre 2013. En effet sur un rapport confidentiel obtenu par nos confrère de l’Afp, des experts qui se sont intéressés à un lot d’armes légères de fabrication israélienne, qui avaient été vendues à l’Ouganda en 2007 ont fait trouvé, avec des informations fournies par l’Espagne que ces armes ont été commandées par des proches Riek Machar en passant par un intermédiaire au Sénégal.

 

Selon ce rapport confidentiel obtenu par l’AFP, les experts ont reçu « de nouvelles informations sur des transferts d’armes », dont les plus récents datent de 2014, à la fois vers l’armée gouvernementale et vers les partisans de l’ex-vice président Riek Machar, confirmant ainsi « des filières bien établies ». Les experts se fondent en particulier sur l’examen d’armes récupérées par la Monusco (mission de l’ONU en République démocratique du Congo) sur des partisans de Machar.

 

Ceux-ci étaient passés en août 2016 en RDC après avoir été chassés de Juba par de violents affrontements avec les forces gouvernementales. Les experts s’intéressent notamment à un lot d’armes légères de fabrication israélienne, qui avaient été vendues à l’Ouganda en 2007 avant d’être transférés à l’armée sud-soudanaise puis saisies par les partisans de Machar.

 

« Le fait que les experts aient désormais identifié trois de ces armes ayant des numéros de série qui se suivent de près amène à conclure qu’elles font partie d’un lot plus large d’armes transférées d’Ouganda au Soudan du Sud », indique le rapport.

 

Les experts rappellent aussi l’arrestation en Espagne en juillet d’un millionnaire polonais résidant sur l’île espagnole d’Ibiza (est) et soupçonné d’avoir fourni des armes lourdes au Soudan du Sud. Selon la police espagnole, il dirigeait un groupe de sociétés avec des liens en Allemagne, en Belgique, en France et au Royaume-Uni, par l’intermédiaire desquelles il se serait procuré des armes sur le marché noir, notamment en Europe de l’Est.

 

Selon des informations fournies aux experts par l’Espagne le mois dernier, ces armes ont été commandées par les partisans de Machar en passant par un intermédiaire au Sénégal et la commande « a été au moins partiellement livrée ».

L’ONU collabore avec les autorités espagnoles pour confirmer l’origine des armes et leur utilisation au Soudan du sud. Enfin, le rapport fait état d’une cargaison de 4 000 fusils d’assaut bulgares livrée en juillet 2014 au ministère ougandais de la Défense. Dans cette transaction, une entreprise enregistrée à Kampala, Bosasy Logistics, dirigée par un ressortissant moldave, Valerii Copeichin, a servi d’intermédiaire.

 

« Ces armes et leurs munitions ont été ensuite transférées au Soudan du Sud » et d’autres armements auraient suivi le même chemin par la suite, indique le rapport. Le Conseil de sécurité a menacé d’imposer un embargo sur les armes au Soudan du Sud mais certains membres du Conseil, notamment la Russie, y sont réticents ou hostiles.

 

La guerre civile sud-soudanaise est un conflit armé opposant depuis le 15 décembre 2013, au Soudan du Sud, les partisans du président Salva Kiir et ceux du vice-président Riek Machar. Cette rivalité fait resurgir d’anciennes dissensions entre les différents clans du Mouvement populaire de libération du Soudan, l’ancienne rébellion qui mena le pays à l’indépendance en 2011, sur fond de rivalité ethnique : d’un côté les Dinkas (ethnie majoritaire de Salva Kiir) et de l’autre les Nuers (ethnie de Riek Machar).

 

avec timesofisrael.com

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