Senejournal - Toute l'actualité du Sénégal

Convocation de Barthélémy Dias: « C’est une violation de la constitution », Me El Hadji Diouf

Aujourd’hui, jeudi 20 octobre 2016, Barthelémy Toye Diaz a été convoqué devant le tribunal correctionnel de Dakar. Dès 8 heures, le maire de Sacré cœur Mermoz a franchi la porte de la salle du tribunal régionale de Dakar avec à ses côtés des responsables de l’opposition comme Malick Gackou, Khalifa Sall, le Professeur Malick Ndiaye, Mamadou Lamine Diallo, entre autres.

La salle était remplie de sympathisants du fils de Jean Paul Diaz dès les premières heures. Et un nombre pléthorique attendait devant la salle. Pendant 4 heures d’horloge, les juges discutaient de la tenue ou non  de ce procès tant attendu. Finalement, ils ont décidé de le renvoyer. Pour cause, Barthélémy Diaz ne peut être jugé à cause de son immunité parlementaire.

A 11h 20 mn, le député Ps sort donc de la salle 3 sous bonne escorte et accompagné par une immense foule criant «Tu seras notre président, le lion» jusqu’à la porte d’entrée du tribunal. Dans un long Kaftan en Bazin blanc,  sur son véhicule 4X4, le tonitruant maire socialiste a salué la foule avant de vider les lieux.

C’est en ce moment qu’apparaît « l’avocat du peuple », Me El Hadji Diouf qui, selon lui le tribunal savait belle et  bien que Barthélémy Diaz ne pouvait pas être jugé.

«En convoquant, Barthélémy Diaz on savait pertinemment qu’on ne pouvait pas le juger. C’est à la limite même une violation de la constitution et du règlement intérieur de l’Assemblée Nationale », a tonné Me  El Hadji Diouf

«Même s’il a renoncé à son immunité parlementaire et qu’il voulait être jugé dans l’immédiat, il ne peut pas être au-dessus de la loi et la loi le protège. Donc le tribunal est incapable de le juger. C’est pour cela qu’il a ordonné le sursis et renvoyé le procès jusqu’à la levée de l’immunité », a conclu Me  Diouf.

Barthélémy Diaz sera donc jugé pour trois chefs d’inculpation à savoir  Coups et blessures volontaires, Coups mortels et détention d’arme sans autorisation administrative. Ces trois amis, Ameth Gueye, Malick Thiombane et Babacar Sy Doucouré sont poursuivis pour Association de malfaiteurs-rassemblement illicite suivi d’actions diverses,  détention d’arme sans autorisation administrative et menaces verbales de mort.

Du côté des « nervis », du 22 décembre 2011 où faisait partie le défunt Ndiaga Diouf, ils sont au nombre de 9 : Habib Dieng, Baboucar Faye, Samba Diouf alias Ndiol, Badara Gueye, Abdoulaye Diene, Bocar Sy, Cheikh Diop, Seydina Omar Mangane et Cheikh Makiyou Siby sont poursuivis pour Association de malfaiteurs-rassemblement illicite suivi d’actions diverses.

Laissez un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.