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Carte d’identité biométrique : Le calvaire de la population devant les préfectures.

Sous une chaleur ardente, une foule regroupée devant un édifice. La scène se passe au niveau de la sous-préfecture des Parcelles Assainies de Dakar. C’est un véritable calvaire  pour s’inscrire sur les listes . Les citoyens venus massivement pour la nouvelle carte biométrique en souffrent le martyre. Ils sont obligés de s’inscrire des jours avant le dépôt. Certaines personnes y passent des nuits rien que pour accomplir leur acte de citoyen.

De tout âge confondu, ces citoyens restent des heures sous ce chaud soleil 

« Je suis un émigré sénégalais vivant en Mauritanie. Je suis venu au Sénégal depuis ce dimanche. Je me suis  inscrit sur une liste que j’ai trouvé au niveau de la préfecture. Il était 22 H à mon arrivée .Je voudrais juste être en règle.  Les autorités sénégalaises en Mauritanie n’ont pas encore commencé, la validité de ma carte nationale d’identité a expiré. Je suis natif de Grand Médine et je passe presque toutes les nuits ici  rien que pour avoir la nouvelle carte nationale. Après une nuit sous la belle étoile, le matin vers les coups de 8 H le policier en garde nous signale que la liste précédente n’est pas encore épuisée et il va commencer par le restant.  Sur notre liste je suis la deuxième personne, depuis lundi jusqu’à aujourd’hui, notre liste n’est pas encore appelée. Et pourtant à chaque fois on découvre de nouvelles têtes qui viennent se faire inscrire et partent. Le Maire était dans les locaux avant-hier mardi avec sa délégation pour les faire inscrire. Ces gens-là passent les nuits tranquillement chez eux et ils sont les premiers à être servis. Appart ce Maire il y a aussi d’autres hommes politiques qui passent avant nous », s’est désolé Abib Ndiaye avant de renchérir.

« Sur demande d’un agent de la police nous avions quitté pour vaquer à nos occupations car il nous a promis que notre liste du dimanche nuit était prévue pour ce jeudi. D’après eux , le nombre de personnes enregistrées par jour est de 100. Aujourd’hui j’ai interpellé le préfet avant son départ, je lui ai fait savoir que nous avons un boulot et d’autres choses à faire, au lieu de passer toute la journée ici. Et il a ordonné de faire une sélection de 10 personnes, 3 parmi  les personnes retraités et 7 parmi les jeunes »

Un témoin d’un autre groupe nous fait savoir :« J’habite à grand yoff, je fais partie d’une liste dressée depuis lundi vers 23 H. Le lendemain on l’a remis au policier en garde à 08 H. Les gens qui sont restés jusqu’à l’appel sont servis, les retardataires sont renvoyés. On nous demande de passer. Et depuis, je fais la queue. Je demande au Président Macky Sall de faire évoluer la situation, car nous avons des tâches à réduire. Je crois qu’il est temps pour que le dépôt soit délocalisé pour permettre aux citoyens d’avoir cette carte biométrique. La préfecture ne pourra pas régler cette situation. », a dit Elhadji Thiam

« Le gouvernement doit nous faciliter l’obtention de cette carte. Cela motivera les gens à venir se faire inscrire massivement. Le dépôt doit être délocalisé au niveau des polices. Personne n’a le temps dans la capitale. Depuis le lundi je ne fais que passer pour m’inscrire sur la liste. Hier j’ai eu l’occasion de le faire le matin mais jusqu’à présent je reste au soleil », a-il ajouté.

 » Le Mardi l’agent nous a demandé de revenir le mercredi, mais jusqu’à présent on peine à avoir cette carte. Nous sommes des citoyens comme tout le monde et c’est nous les jeunes qui avons contribué à l’élection du Président Macky Sall. Je demande à ce que les autorités autorisent l’inscription au niveau des mairies et des postes de police. Sans carte d’identité nous ne pouvons rien faire. » déclare Ngassa DIOP

« Depuis le 15 nous avons l’information concernant le dépôt pour les nouvelles cartes biométriques. La solution serait de faire des commissions au niveau des quartiers, des mairies et des écoles. Si le chef de l’Etat veut une inscription massive, il doit délocaliser le lieu. Nous personnes du 3ième âge, ne pouvons pas supporter cette fatigue. Depuis 08 H Je suis là. Il y a des jours où on reste sous le soleil jusqu’à 18 H. Ce délai de 06 mois est court dans ces conditions. La maniéré dont fonctionne cette structure on fera plus d’un an sans avoir la moitié de la population à faire inscrire. », a tonné Mbaye Sene

Lors de notre passage, le responsable des lieux était parti à une réunion . Le personnel trouvé sur place nous a demande de repasser pour voir qui de droit.

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