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Plainte pour diffamation: Malick Gackou répond à Frank Timis

La caravane de l’espoir conduite par Malick Gackou, président du Grand parti (Gp) était ce weekend à Thiès. Lors de l’assemblée générale qui a bouclé l’évènement sur la place agora, Malick Gackou a descendu en flammes Frank Timis qui, dit-il, il aura la réponse appropriée à ses menaces mardi prochain.

La capitale du Rail a accueilli ce week-end la caravane de l’espoir conduite par El Hadji Malick Gackou patron du Grand Parti. C’était pour les besoins d’officialisation de l’adhésion au Grand Parti (Gp) de Ndèye Mbacké, adjointe au maire de Thiès, qui a quitté la mouvance présidentielle, de l’inauguration de la permanence du parti sise au quartier Grand Thiès et de la tenue d’une assemblée générale sur la place Agora. Cette dernière étape du programme a été l’occasion pour Malick Gackou, par ailleurs coordonnateur de la coalition Mankoo Wattu Senegaal, de répondre à Frank Timis, patron de Timis Corporation.

Selon Malick Gackou, “les menaces de  Timis c’est de la poussière, il aura la réponse appropriée le mardi prochain, à l’occasion d’une conférence de presse des leaders de l’opposition. Timis vient jusque chez nous pour nous menacer, mais ses menaces ne peuvent pas nous ébranler, là où celles du Premier ministre de notre pays n’ont pas pu le faire. La volonté de l’opposition est de défendre le patrimoine national et rien ni personne ne pourra nous empêcher de le faire. Nous n’avons menacé personne dans cette affaire, nous avons juste demandé et qu’on nous réponde de manière transparente sur les conditions d’attribution du pétrole et du gaz au Sénégal. Si des menaces servent de réponse, c’est parce qu’il y a quelque chose de pas clair. Mais nous aurons les réponses,  nous allons tout faire pour défendre le patrimoine du Sénégal”.

Revenant sur la marche de l’opposition prévue le 14 octobre prochain, Malick Gackou s’est montré très déterminé.

“Nous ne laisserons personne le droit encore moins le choix d’interdire notre marche pour la démocratie, la protection des libertés et des ressources naturelles. Le droit à la marche est consacré par la  constitution de notre pays. En tout cas, nous avons déposé la déclaration et en tant qu’opposition responsable, nous espérons avoir en face de nous, un pouvoir responsable et qu’ensemble nous allons défendre la patrie, les libertés et la démocratie. Désormais au Sénégal, plus rien ne sera plus comme avant. Si le gouvernement est capable de défendre les libertés et la démocratie, nous opposition, nous n’allons ménager aucun effort pour le faire aussi et telles que stipulées par la constitution. Le rôle régalien de l’Etat c’est de défendre la constitution, mais en marchant, nous le faisons également. C’est la raison pour laquelle, quoi qu’il advienne nous allons marcher le 14 octobre dans la paix et la sérénité, pour la défense des valeurs intrinsèques, à même de permettre au Sénégal d’être une nation de paix, de démocratie et de liberté”.

Ndèye Mbacké adjointe au maire de Thiès “la précarité demeure au Sénégal et la gestion sobre se fait toujours désirer”

Après avoir officialisé son adhésion au Grand Parti lors d’un grand rassemblement devant son domicile, Ndèye Mbacké affirme qu’elle avait rejoint la mouvance présidentielle, parce qu’elle avait un programme social bien ficelé.

“Ensuite le programme Yoonu Yokkute m’avait beaucoup convaincu pour prendre en charge ce programme social. Mais après la pratique, je me suis rendu compte que le yoonu yokkute était en réalité un programme économique, idéal, très généreux, mais presque irréalisable. C’est pourquoi le pouvoir est en place depuis 4 ans, mais la précarité demeure, le chômage des jeunes devient de plus en plus persistant. A côté des problèmes dans le secteur de l’éducation, de la santé, etc., la gestion sobre se fait toujours désirer. Après analyse, je me suis tournée vers un autre programme, celui d’El Hadji Malick Gackou et du Grand Parti et j’ai pesé toutes les conséquences avant de rejoindre le camp de Gackou, avec mon mouvement dénommé Mouvement pour la paix et le développement. Après avoir rejoint le parti du président de la République, nous nous sommes hélas très vite rendu compte qu’il y avait les mêmes pratiques et ce facteur a aussi été déterminant dans notre prise de décision. C’est ce constat qui m’avait poussé à rédiger les statuts du mouvement et le mouvoir en parti politique qui a d’ailleurs reçu son récépissé. C’est avec ce mouvement que je suis allée aux locales, en coalition avec feu Mamadou Dieng et c’est sur cette base que je suis devenue élue locale, puis adjointe au maire de Thiès”

LAS


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