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Abdoul Mbaye: “Frank Timis a confirmé le rôle essentiel de Aliou Sall dans l’attribution des permis pétroliers”

COMMUNIQUE N° 10 DU BUREAU POLITIQUE DE L’ALLIANCE POUR LA CITOYENNETE ET LE TRAVAIL
LE 8 octobre 2016

Le Bureau politique de l’Alliance pour la Citoyenneté et le Travail (ACT) s’est réuni le 8 octobre 2016 sous la présidence de Monsieur Abdoul Mbaye.
Le Bureau politique a pris connaissance du refus du doyen des juges d’instruction d’autoriser le voyage du Président Abdoul Mbaye en France où il devait se rendre pour un séjour de 5 jours. Il a profondément regretté une décision qui confirme la dimension politique de l’inculpation dont il a fait l’objet.
Prenant à témoin le Peuple, au nom duquel le Juge s’exprime, il rappelle que le contrôle judiciaire est prévu, soit pour éviter la fuite de l’inculpé, soit pour empêcher qu’il puisse entrer en contact avec d’autres personnes dans le but d’entraver le cours de la justice, soit pour prévenir tout risque de récidive, soit aussi pour le protéger. Aucun juge ne peut sérieusement envisager un de ces quatre cas de figure, dans l’affaire qui concerne le Président Abdoul Mbaye. Malgré tout, le Bureau politique continue à faire l’effort de maintenir sa confiance en la justice.
Constatant que tout est fait et sera fait pour empêcher que le Président de l’ACT puisse rencontrer des militants de la diaspora, et en raison de l’importance accordée par le parti aux Sénégalais de l’extérieur, le Bureau politique demande aux militants et sympathisants d’intensifier leurs actions de massification au profit du parti.

Le Bureau politique a été informé du courrier adressé par le Président à Mr. Andrew G. INGLIS CEO de Kosmos Energy et de la réponse reçue de cette structure. Par ce courrier dont copie a été adressée à l’Ambassade des Etats Unis d’Amérique au Sénégal, des informations précises ont été demandées à ladite compagnie portant sur les conditions dans lesquelles ses investissements au Sénégal dans le domaine de la recherche en hydrocarbures ont été réalisés.
Il a également pris connaissance de l’interview de Frank Timis paru dans un quotidien de la place le 7 octobre 2016. Le Bureau politique a été outré de constater l’outrecuidance et la désobligeance avec lesquelles F. Timis, s’est autorisé à évoquer dans la presse sénégalaise ses relations avec plusieurs Autorités de notre pays. Le Gouvernement du Sénégal ne devrait pas accepter de tels propos de ses partenaires étrangers.
Le Bureau politique a par contre relevé que plusieurs propos de F. Timis correspondent à de véritables aveux qui se montreront utiles dans le cadre des actions en justice en préparation par le Front Mankoo Wattu Senegaal. F. Timis a notamment confirmé le rôle essentiel de Aliou Sall dans l’attribution des permis pétroliers à ses sociétés, ainsi que son statut actuel comme employé rémunéré par sa société.
Le Bureau politique a bien entendu regretté que ces informations essentielles aient été tues par le Premier ministre lors de son intervention explicative du 21 septembre 2016.
Le Bureau politique a confirmé soutenir sans réserve les actions en justice que le Front Mankoo Wattu Senegaal a décidé d’engager contre toutes les personnes physiques et morales engagées dans ce processus de spoliation du peuple sénégalais.
Prenant connaissance d’informations selon lesquelles le parti APR, soutenu par certains de ses alliés, souhaite organiser une contre marche en opposition à celle pacifique du Front Mankoo Wattu Senegaal qui aura lieu le 14 octobre, le Bureau politique a tenu à mettre le Gouvernement devant la grave responsabilité qui serait la sienne si des affrontements entre Sénégalais ont lieu. La recherche de fractures entre Sénégalais semble devenir une attitude politique systématisée après l’organisation d’un referendum en mars 2016 qui n’était pas nécessaire pour les objectifs recherchés.

Le Bureau politique a réitéré, pour la confection des nouvelles cartes d’identité-carte d’électeur, son appel à chaque Sénégalaise et chaque Sénégalais résidant au Sénégal à se présenter physiquement devant les commissions administratives dans les préfectures, sous-préfectures ou commissions itinérantes. Les Sénégalais de la diaspora doivent se rendre auprès des consulats ayant un centre d’enrôlement de passeports, en exigeant de ne pas être radié des listes d’électeurs.
Il a bien entendu profondément regretté le non démarrage effectif de la confection des cartes au profit des citoyens.

Dakar le 8 octobre 2016
Le Bureau Politique de l’ACT

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