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Remilitarisation de l’école polytechnique de Thiès : Macky bat en retraite

  L’épée de Damoclès qui planait depuis quelques temps sur la tête des polytechniciens de Thiès, surtout sur celle du corps enseignant et du personnel administratif, technique et de service, Past, n’est désormais plus qu’un mauvais souvenir. Le chef de l’Etat a décidé de retirer du circuit le projet de retour des militaires dans l’administration de l’Ept. Le projet était décrié par le personnel qui ne le voyait pas d’un bon œil. Une cohabitation entre militaire et civil qui, selon les enseignants, ne pouvait pas être sans heurt.

La décision du président de la République qui a tranché en faveur des travailleurs a été fortement appréciée par le Past.  «Nous n’accepterons plus d’être l’agneau du sacrifice.  Il est inacceptable que des gens qui ont pourtant fait leur humanité dans cette école reviennent sournoisement s’immiscer négativement dans le fonctionnement de l’établissement. Des gens qui, au lieu de travailler au rayonnement de l’Ept, tentent d’armer les élèves  pour semer la zizanie et le désordre avec comme seul objectif la destruction», a déploré  Aline Gomez, déléguée des Past, lors d’une assemblée générale tenue peu après la décision présidentielle.

Pour sécuriser leur établissement, Aline Gomez et ses compagnons demandent aux «puissances extérieures» de sortir de l’ombre et de venir prêter main forte à l’effort de développement et accompagner l’administration dans sa volonté de bien positionner l’Ept sur l’espace continental. «Nous leur demandons de nous laisser en paix. Ils ne doivent pas, en tant que cadres et anciens de l’école, attendre qu’on leur demande de s’investir et d’apporter leur contribution dans la bonne marche de l’Ept. Alors, s’ils ne le peuvent pas, qu’ils arrêtent de nous ennuyer et de toujours nous créer des problèmes».

A la question de savoir si l’attitude des élèves qui avaient porté le combat de la remilitarisation ne sera pas de nature à vicier les relations entre eux, le personnel et les Past, Aline Gomez estime que non. «Ces élèves sont nos  enfants et dans cette affaire c’est seul l’Ept qui gagne et personne d’autre», dit-elle. Avant de poursuivre : «Force est de reconnaître que pour le bon fonctionnement de l’établissement, aucune entité ne peut aller sans l’autre et que par conséquent les élèves, les enseignants et le personnel administratif technique et de service sont condamnés à aller ensemble si tant est leur volonté commune de travailler dans un cadre stable et apaisé». S’y ajoute, poursuit-elle qu’il leur appartient à eux de l’administration et du corps enseignant de prendre de la hauteur pour se mettre corps et âme au service de ces enfants.

 

WALF

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