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Enquête sur la mutinerie de Rebeuss: Des détenus entendus par la DIC

Le quotidien du groupe Futurs médias, l’Observateur revient à nouveau sur la mutinerie de la Maison d’arrêt et de correction(MAC) de Rebeuss. D’après le journal, la Division des investigations criminelles (Dic) est descendue, jeudi dernier, à la Maison d’arrêt de Rebeuss (Mar), pour interroger les détenus sur la mutinerie du 20 septembre dernier, avant d’entendre les blessés au Pavillon spécial. Une audition qui survient après l’interrogatoire de tous les responsables de la prison. La Division des investigations criminelles (Dic), en charge de l’enquête sur la mutinerie du 20 septembre, ayant occasionné la mort du détenu Ibrahima Mbow, poursuit ses auditions, pour tirer cette affaire au clair. Après l’audition de la directrice de Rebeuss, Agnès Ndiogoye, le 26 septembre passé, les enquêteurs poursuivent leurs investigations. Surtout que la patronne de Rebeuss, auditionnée de 11 à 21 heures, a apporté des réponses aux nombreuses interrogations des policiers enquêteurs. A sa suite, ses proches collaborateurs ont défilé, le lendemain et le surlendemain, devant les policiers enquêteurs. C’est après avoir bouclé l’audition du staff de la prison que les enquêteurs étaient partis recouper leurs informations, jeudi dernier, à la Maison d’arrêt de Rebeuss. Et pour être plus circonspects, les policiers de la Dic se sont divisés en groupes, pour auditionner les détenus, interpellés sur les principales raisons de leur mutinerie, ainsi que les commanditaires. Même s’ils ont listé leurs maux, à savoir les conditions de détention, l’alimentation, la santé…, personne n’a voulu endosser la responsabilité de cette mutinerie ayant causé la mort d’un homme et de nombreux blessés. Les armes blanches découvertes sur les lieux par les éléments du Groupement d’intervention de la gendarmerie nationale (Gign), accompagnés de leurs chiens renifleurs, ont aussi intéressé les limiers de la Dic. Toujours est-il que les détenus ont soutenu n’avoir eu aucune intention de faire mal, disant qu’ils voulaient juste se faire entendre des autorités. Et comme, ils ont fait savoir aux enquêteurs, «leur grève de la faim n’ayant eu un écho favorable auprès des autorités, ils sont passés à la vitesse supérieure». Les policiers qui ont collecté beaucoup d’informations à Rebeuss, se sont, par la suite, rendus au Pavillon spécial de l’Administration pénitentiaire sis à l’hôpital Aristide Le Dantec, pour entendre les blessés de la mutinerie. Eux aussi se sont confessés. Et l’enquête suit son cours


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