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Arabie Saoudite: Une sénégalaise lance un cri de détresse( Horizon sans frontières)

On ne finit pas avec l’affaire des sénégalaises envoyées en Arabie Saoudite. Malgré les affres subies par de nombreuses filles dans ces pays du moyen-orient, certaines continuent encore à braver l’interdiction. Conséquences, elles vivent l’enfer là où elles se trouvent. Dans les colonnes du quotidien l’AS, un cri de détresse a été lancé à l’endroit du président de Horizon sans frontières.

Cri de détresse des Sénégalaises en Arabie Saoudite. Une Sénégalaise qui a porté la parole de ses compatriotes a fait un témoignage pathétique sur leurs conditions de vie et de travail en Arabie Saoudite. Elle s’est confiée, hier, au président fondateur d’Horizon sans frontières, Boubacar Sèye, pour demander de l’aide. «Je suis en Arabie Saoudite et je parle au nom de toutes les Sénégalaises qui sont en situation précaire. Nous sommes très fatiguées. On ne nous considère pas comme des êtres humains», se lamente la Sénégalaise. A l’en croire, elles travaillent dans des conditions inhumaines et peinent à percevoir normalement leurs salaires. D’après Ndèye, toute Sénégalaise qui décide de rentrer au pays, on lui réclame les frais investis sur elle par son employeur arabe estimé à 3 millions Fcfa. Alors il faut rembourser ces 3 millions et en plus payer 400 000 francs Fcfa pour recouvrer la liberté. Selon toujours le porte-parole des Sénégalaises vivant en Arabie Saoudite, celle qui tenterait de se radicaliser en refusant de travailler, croyant qu’elle sera renvoyée, les Saoudiens n’hésiteront pas à la revendre à un autre employeur pour récupérer leur argent. Elles tempèrent lorsqu’elles songent à la situation qu’elles ont laissée au Sénégal. 

Et il ne faut jamais commettre l’erreur de saisir les autorités diplomatiques du Sénégal en Arabie Saoudite. D’après Ndèye, lorsqu’elles saisissent l’ambassade pour résoudre le problème, celle-ci envenime la situation en saisissant l’agence qui a convoyé les travailleurs en Arabie. Les agences confisquent les passeports des Sénégalaises qui travaillent dès qu’elles foulent le pied en Arabie Saoudite. C’est pourquoi d’ailleurs beaucoup d’entre elles abandonnent leurs passeports et bagages dès qu’elles trouvent une issue pour fuir. Et ce que leurs employeurs détestent le plus, c’est le téléphone. Et si rien n’est fait, il y aura d’autres cas similaires  à celui de Mbayang Diop, parce que, dit-elle, «le coeur meurtri n’est pas comme un genou qu’on peut masser. Nous avons peur, nous sommes fatiguées, on ne mange plus, on ne boit plus… ». Nous avons tenté de joindre le Directeur général des Sénégalais de l’extérieur, Sory Kaba, mais en vain. 


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