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Dynamique de la dette en Afrique – Le Sénégal présente un risque d’endettement faible

Entre 2006 et 2009, les pays africains ont vu le stock de leur dette s’accroitre en moyenne de 7% par an. Ce taux ayant même atteint 10% par an entre 2011 et 2013 de sorte que la dette totale a atteint 443 milliards de dollars en 2013, soit 22% du revenu national brut. C’est ce qui ressort du rapport sur le développement économique de l’Afrique publié hier, jeudi 21 juillet par la Conférence des Nations Unies pour le commerce et le développement (Cnuced). Toutefois, l’étude précise que les risques d’endettement du Sénégal sont moindres.

Les risques d’endettement du Sénégal sont faibles. C’est du moins ce qui ressort du rapport 2016 sur le développement économique de l’Afrique, rendu public hier, jeudi 21 juillet par la Conférence des Nations Unies sur le commerce et le développement (Cnuced).

Selon Bineswaree Bolaky, chargée des affaires économiques du Cnuced, la dette extérieure du Sénégal en pourcentage en terme de revenu national brut a augmenté de 23,7% en 2006-2009 pour tourner autour de 33,5 en 2011-2013 et la croissance moyenne annuelle a été de 22,8% en 2006-2009 et est à 9,9% en 20011-2013.
«Au niveau du Sénégal, il n’y a rien d’alarmant parce qu’il faut savoir que la part de la dette concessionnelle dans le stock total de la dette extérieure est de 66% pour une moyenne de 43% car, le Sénégal a plus de créanciers officiels. Cependant, il faut rester vigilant sur la situation macro-économique c’est-à-dire poursuivre les efforts pour assurer une bonne croissance et diversifier les exportations et éviter des taux de change brusque», a-t-elle soutenu.

ENDETTEMENT DE PLUSIEURS PAYS AFRICAINS

D’une manière générale, ce rapport qui est sous titré «Dynamique de la dette et financement du développement en Afrique » révèle qu’entre 2011 et 2013, le stock moyen annuel de la dette extérieure de l’Afrique s’élevait à 443 milliards de dollars (22,4% du Pib) contre 303 milliards de dollars (24% du Pib) en 2006-2009. Toutefois, le document précise que cette tendance générale en valeur absolue ne reflète pas la hausse rapide de la dette extérieure qui a été observée dans plusieurs pays africains au cours des dernières années.

«Les ratios dette extérieure du Pib sont faibles puisqu’ils sont inférieurs à 40% dans la plupart des pays africains. Si globalement le stock de la dette extérieure a diminué dans le temps (depuis 2000, année où il représentait 107% du Pib), il a augmenté dans plusieurs pays africains. Mais, cette tendance générale occulte la hausse rapide de la dette extérieure enregistrée dans plusieurs pays africains au cours des dernières années », indique Mme Bolaky.

Bien que les ratios dette extérieure du Pib n’aient pas beaucoup été évolués depuis 2006, l’étude précise que le stock de la dette extérieure a progressé rapidement soit en moyenne de 10,2% par an entre 2011-2013, contre 7,8% en 2006-2009. Selon le rapport, les principaux facteurs du gonflement de la dette sont le creusement du déficit des comptes courants et le ralentissement de la croissance économique.

Pour renverser cette situation d’endettement notée dans plusieurs pays africains, l’institution pense que les Etats africains devraient faire appel à de nouvelles ressources pour financer leur développement notamment les envois de fonds et les partenariats public-privé, et lutter contre les flux financiers illicites.

600 MILLIARDS DE DOLLARS PAR AN POUR FINANCER LES ODD

Par ailleurs, la Cnuced constate que l’Afrique fait face à des besoins de financement colossaux. Selon l’organisation, pour atteindre les objectifs de développement durable et de lutte contre la pauvreté, il lui faudrait mobiliser 600 à 1 200 milliards de dollars par an (1 089 milliards d’euros), dont 93 milliards au moins pour les infrastructures. Selon le rapport, ce montant équivaut à environ un tiers du revenu national brut des pays africains. «L’aide publique au développement et l’emprunt extérieur ne suffiront pas probablement à le financer», signale le rapport.

Sud Quotidien

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