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Sociétés Offshore de Papa Mamadou Pouye : Le cerveau identifié à… Dubaï

Dans l’affaire des deux sociétés offshore de Papa Mamadou Pouye, tous les chemins mènent vers Dubai?, précisément dans le cabinet d’une avocate canadienne : la firme Helene Mathieu Legal Consultants.

Papa Mamadou Pouye a fait monter, depuis le Panama, deux sociétés offshore dénommées Latvae et Seabury, toutes les deux immatriculées dans les I?les vierges britanniques. Ces deux entite?s ont signe? des contrats de 35 millions de dollars avec Dubai Port World pour des prestations qui soulèvent la polémique.
D’ailleurs, l’État du Sénégal a annonce? sa volonté d’y voir plus clair. Seulement, bien que les deux socie?te?s aient e?te? monte?es au Panama dans le cabinet Mossack Fonseca, au cœur d’un scandale mondial ne? de fuites de documents internes, c’est plutôt à… Dubaï?, base de Dubaï Port World, qu’il faut chercher les réponses a? cette affaire plus que troublante. Selon les fichiers consultés par Libération, Papa Mamadou Pouye n’a pas eu besoin de se rendre au Panama pour monter ces deux sociétés offshore.
Il ressort des documents en notre possession qu’il s’est rapproché de la firme de Hélène Mathieu, une avocate canadienne qui dispose de bureaux a? Dubaï. En effet, son cabinet a servi d’intermédiaire pour Pouye en vertu d’un «partenariat» qui liait cette firme a? Mossack Fonseca. Mieux, les mêmes fichiers montrent que c’est le même cabinet géré par l’avocate canadienne qui a discrètement toujours servi de siège social aux deux sociétés offshore avec incorporation dans les Îles Vierges. Pour dire que dans cette affaire, tous les chemins mènent, en fait, a? Dubaï. Qui plus, le même cabinet d’avocats est lie? au montage, par le cabinet Mossack Fonseca, de… 892 sociétés offshore.
Au Canada d’ailleurs, Hélène Mathieu est au cœur du scandale depuis qu’il a été? découvert qu’elle a même monte? des sociétés pour le compte de criminels.
Associe? a? l’enquête mondiale, le journal Toronto Star écrit a ce propos : «De toutes les compagnies pour lesquelles la firme d’Hélène Mathieu a fourni des services, trois ont pique? notre curiosité : Pangates International Corporation Limited, Maxima Middle East Trading Co, Morgan Additives Manufacturing Co. Les trois affichent une adresse aux Émirats arabes unis, avec une incorporation aux Seychelles. Toutes trois font l’objet de sanctions économiques internationales. Cette mise a? l’index est venue de l’organisme de contrôle des avoirs étrangers qui relève du département américain du Trésor, l’Office of Foreign Assets Control (OFAC). Washington affirme que Pangates a livré divers produits pétroliers au régime syrien de Bachar Al-Assad, notamment des centaines de tonnes de carburant pour avion, en 2013 et en 2014.»
Nos confrères ajoutent : «Les sanctions contre Pangates datent de juillet 2014. Celles contre Maxima Middle East Trading Co, soupçonnée d’avoir collabore? avec Pangates, ont été ordonnées en décembre 2014, tout comme celles contre les dirigeants de ces deux compagnies, Wael Abdulkarim et Ahmad Barqawi. Ensuite, Washington constate que Wael Adbulkarim a été propriétaire de Morgan Additives Manufacturing Co. En août 2015, c’est au tour de Morgan d’être frappée par les sanctions américaines. Installée a? Dubaï?, Morgan vend des additifs pour lubrifiants industriels et autres dérivés de produits pétroliers. Trois ans après sa création, l’entreprise était sur le point de lancer ses activités. Mais avant même sa première livraison, Morgan a du? tout arrêter.»

Dakaractu

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