Cheikh Tidiane Gadio : «Les jeunes ont 3 perspectives : le chômage, le jihadisme, la migration»

Rien ne va dans le pays. Telle est la conviction de Cheikh Tidiane GADIO. Invité ce dimanche 13 mars à l’émission «Opinion» sur WalfTv, le leader du parti MPCL «Luy Jot Jotna» a dressé un tableau sombre de la situation du pays. Pour lui, tous les secteurs d’activités sont en agonie.

Et c’est ce qui n’est pas sans conséquence sur la vie de la population. «Nous traversons une situation très difficile dans ce pays. Les Sénégalais souffrent énormément. Et cela n’est nié par personne y compris le gouvernement. Certaines populations ne mangent pas à leur faim. Moi je reçois des amis entrepreneurs, chefs d’entreprises, du secteur privé où il y a 4 ou 5 ans étaient dans une situation très favorable. Aujourd’hui ces derniers me présentent leurs factures d’électricité de la Senelec et me demandent de partager mon revenu avec eux parce que ils n’en peuvent plus.

Donc la situation est extrêmement difficile. Les jeunes n’ont pas de travail. Ils ont comme perspective le chômage, le jihadisme, la migration où même parfois de choisir carrément la mort», a-t-il déclaré. Pour lui, tout cela devrait servir de leçon au régime actuel pour ne pas engager un bras de fer avec les Sénégalais. Faisant allusion à la convocation «forceps» du référendum du 20 mars prochain, il rappelle que dans toute l’histoire aucun homme n’a eu raison sur sa population. «Je le disais dans le temps de Wade.

On n’a jamais connu dans l’histoire un homme qui engage une épreuve de force avec son peuple et qui a triomphé. Et dans ce cas-ci le «NON» va triompher pour dire au président Macky SALL que il est temps encore de vous ressaisir, d’ouvrir un dialogue politique national sincère et sous les institutions», soutient l’ancien ministre des Affaires étrangères sous Abdoulaye Wade. Interpellé sur la faiblesse participation au référendum des militaires et paramilitaires, le président de l’Institut panafricain de stratégies (IPS) soutient que cela ne doit pas être surprenant d’autant plus que les militaires sont à part tout des citoyens sénégalais et ils  sont très sensibles à la démocratique. D’ailleurs ajoute-il ce même constat sera noté le 20 mars prochain.

WALFNET

Laissez un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.