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L’ANA accompagne l’implantation de fermes dans la zone des Niayes

L’Agence nationale de l’aquaculture (Ana), dans le cadre de sa mission d’accompagnement des acteurs, procède à l’expérimentation de fermes agro-piscicoles avec des bassins en Liners dans la zone des Niayes. Cela, notamment dans les villages de Mbèye et de Gorom 1, localités situées dans la commune de Bambilor. Accompagner l’expérimentation de fermes agro-piscicoles avec des bassins en Liners dans la zone des Niayes. C’est ce à quoi s’attèle l’Agence nationale de l’aquaculture (Ana) dans les villages de Mbèye et de Gorom 1, dans la commune de Bambilor. Démarré en juin 2015, ce programme prévu sur une échelle de 150 fermes à travers le pays, vise, selon le Dr Maguette Ba, Directeur général de l’Ana, à atteindre l’autosuffisance alimentaire avec une production annuelle de 11 250 tonnes soit 26 Kg/habitants. “La ferme peut avoir des rentrées de devises qui peuvent aller de 2,6 millions de francs Cfa à 3,5 millions de francs Cfa pour un cycle de production, avec une bonne planification nous pouvons avoir deux cycles par année”, a déclaré le directeur de l’Ana. Pour lui, ce nouveau programme qui fait partie des “27 projets inscrits dans le Pse mérite l’attention du secteur privé pour déclencher la production piscicole au Sénégal”. Evaluant les “procédures de mise en place des fermes souples”, le Directeur général de l’Ana a invité les producteurs à “s’investir dans le secteur pour bénéficier de l’accompagnement gratuit de l’Ana durant tout le cycle de production. Aujourd’hui, l’Ana est en train d’encadrer les 150 fermes fonctionnelles existant à travers le Sénégal pour cette activité rentable”. Poursuivant, il a indiqué: “Le poisson figure parmi les denrées de première nécessité”. Suffisant pour que le Sénégal se rabatte, selon lui, sur la “pisciculture afin de créer des emplois et améliorer la sécurité alimentaire et faire de la plus-value”. Les premières récoltes sont attendues à Mbèye et à Gorom 1, dans quatre mois et demi. Deux bassins d’une dimension de 15 mètres sur 10 ont déjà reçu une semence de Tilapia estimée à 5 340 sujets. Pour Maguette Diop, gérante de l’entreprise familiale Diop & Co, la pisciculture va certainement constituer une valeur ajoutée. “Nous allons installer un service de chambre froide pour pouvoir conserver le poisson avec nos magasins. Nous allons pouvoir stocker le produit. Nous allons commercialiser entre 4 000 et 5 000 francs Cfa avec le kilogramme de poisson chat qui est le plus prisé pour les produits de séchage, alors que les Tilapia coûtent entre 1 500 et 2 000 francs Cfa le kilogramme”, a-t-elle expliqué. Dans les deux fermes aquacoles de Bambilor, des activités comme le maraîchage, l’aviculture, sont intégrées avec la principale activité qui se trouve être la pisciculture. Une trouvaille intéressante, de l’avis des producteurs. “L’évacuation de l’eau tous les quinze jours va permettre de la récupérer pour l’utiliser dans le maraîchage et pour l’arrosage des plantes. Donc, rien n’est perdu, car l’aspect environnemental est pris en compte par ce projet”, ont conclu ces producteurs. LEPOPULAIRE


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