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Journée de la Femme-Yaye Fatou Diagne: «Il ne faut plus qu’on nous utilise»

 

Présidente du Mouvement pour le renouveau patriotique (Mrp), Yaye Fatou Diagne a appelé ses semblables à mieux comprendre leur rôle dans la société et à éviter de se faire instrumentaliser.Dans un communiqué envoyé à Seneweb, sanctionnant une conférence de presse tenue dans son Saloum natal, en prélude à la Journée internationale de la femme célébrée aujourd’hui, elle a initié un grand rassemblement. Une occasion qu’elle a saisie pour rappeler aux femmes le rôle clé qu’elles jouent dans la société.

« Nous disons que nous les femmes sommes en réalité le socle de la société. Nous avons une place impondérable et il ne faut plus qu’on nous utilise. Nous avons profité de cette tribune pour informer nos sœurs, leur donner l’information juste. Je ne lance pas un appel », a alors indiqué Yaye Fatou Diagne.

Cette dernière de préciser, que ses semblables et elle ont beaucoup échangé. « Nous étions en conclave et nous avons débattu des divers points du projet de réforme constitutionnelle. C’était l’occasion de sensibiliser les participantes, en leur précisant les raisons pour lesquelles un débat houleux agite notre pays sur ces questions. Moi, personnellement, j’appelle à voter “’Oui”’ parce que le projet de révision constitutionnelle porte une bonne dynamique transformationnelle. On n’est pas dans des élections présidentielles. On est dans une logique de proposition. Le président de la République a proposé sa feuille de route, c’est-à-dire le Plan Sénégal émergent qu’il a axé sur trois points : la transformation structurelle, le règlement des inégalités et la révision constitutionnelle. En toute bonne foi, il a essayé d’être impartial ».

Mettant à profit cette occasion pour éclairer la lanterne, le maire de la commune de Ngathie Naoudé, une localité située dans la région de Kaolack, est revenu sur les raisons qui expliquent que « certains demandent à ce que le président applique la charte des Assises nationales : vous savez que les Assises n’ont pas fait un consensus dans notre pays. C’est une frange de la population qui avait mené le processus, mais lui étant le président de tous les Sénégalais, il s’est dit je vais désigner par la force que l’institution m’a donnée, je vais désigner un organe qui est un organe républicain ».

Cet organe-là, a-t-elle indiqué, face à la presse, « c’est la Commission nationale de réforme des institutions (Cnri) qui a été dirigée par des personnes qui ne sont pas dans la classe politique, qui ont fait un travail de fond et qui lui ont soumis un rapport. Par la suite le président de la République, avec sa dimension humaine, a analysé ce rapport et retenu les points qui lui semblaient les plus substantiels. Je ne fais pas de l’entrisme, je ne suis pas dans la dynamique de rejoindre l’Alliance pour la République, mais j’apprécie de manière objective, le pourquoi du référendum du 20 mars ».

 

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