Pape Massène SENE : «Faut plus réduire la culture à sa simple expression artistique»

La conférence sur la diversité culturelle  animée mercredi par le conservateur  du musée Théodore  Monod de l’Ifan, Pape Massène Sène,  a été une occasion de montrer que la culture peut être un levier du développement économique. Autour du thème «La diversité culturelle au Sénégal : Des opportunités pour un développement durable», Pape Massène Sène, par ailleurs enseignant-chercheur à l’Ifan déclare,

«il n’est même pas possible d’envisager un développement humain durable sans diversité culturelle».

Citant l’historien Théodore  Monod, la culture doit être un  facteur  de développement économique. Selon le conservateur Sène, la culture est un moyen rapide pour atteindre une croissance  économique. «Il nous faut restaurer la culture comme levier de développement pour permettre  à d’autres secteurs d’activité de se développer. On parle de tourisme comme l’un des leviers s’alimentant de la culture», lance l’enseignant chercheur à l’Ifan qui fait référence au Plan Sénégal émergent. Avant d’ajouter : «La culture génère des revenus à l’image des autres systèmes de production qui créent des emplois et qui participent à la prospérité des communautés et des pays». Pape Massène Sène a aussi invité les Africains à ne plus réduire la culture à sa simple expression artistique au risque de ne plus lui faire jouer son véritable rôle. L’enseignant a appelé à accorder à la culture une place importante dans le développement des personnes. Une option qui, selon lui, permettra de donner les possibilités aux populations de se développer «en tenant compte de leur socle communautaire».

Patricia Diagne, présidente de la Fondation Sococim précise l’intérêt de cette conférence pour la ville de Rufisque, mais surtout pour les artistes  et les jeunes. «Quand on parle de développement durable, cela nous interpelle, nous, en tant que Fondation Sococim puisque notre objectif est de créer de la valeur ajoutée en matière d’éducation, de développement économique mais également de la valeur culturelle», explique Patricia Diagne. «Il est temps, dira-t-elle, que l’on s’interroge sur le capital le plus précieux et le plus inépuisable que nous ayons, c’est-à-dire la culture».

WALF

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