Focus : les viviers d’ingénieurs du Sénégal

Crise des vocations, offre pédagogique mal adaptée … L’Afrique ne produit pas assez d’ingénieurs, au risque de ralentir son développement économique. Focus sur les trop rares établissements de bon niveau de la zone francophone. Situation au Sénégal.

École polytechnique de Thiès : l’armée dans l’ADN

Fondée en 1973 en partenariat avec Polytechnique Montréal (Québec), l’école a formé près d’un millier d’ingénieurs en génie civil, en électromécanique et informatique et en télécoms.

Pendant cinq ans (deux ans de tronc commun et trois de spécialisation), ses pensionnaires, tous internes, portent l’uniforme et se plient à une rigueur militaire, survivance de l’époque encore récente où l’établissement était sous la cotutelle des Forces armées et de l’Éducation nationale. Les grandes entreprises publiques (Senelec, ICS, Ageroute…) comme privées (CSE, Soseter, Eiffage…) font leur marché parmi les diplômés. Seydou Sy Sall, délégué général à la promotion des pôles urbains de Diamniadio et du « lac rose », et Aly Ngouille Ndiaye, ministre de l’Industrie et des Mines, ainsi que Bara Tall et Abdourahmane Diop, directeurs généraux respectivement de Jean Lefebvre Sénégal et de Labosol-AGTS, figurent parmi ses plus illustres anciens.

Institut des sciences de la terre (IST) : au cœur des géosciences

Créé à Dakar en 1981, l ‘IST forme en cinq ans des ingénieurs en prospection et exploitation minière, en hydrogéologie et en géotechnique. Ces derniers sont aussi préparés aux métiers de managers dans des sociétés minières ou dans des projets d’infrastructures…

Depuis sa création, 300 ingénieurs sont sortis de l’IST. Le président Macky Sall est un ancien de l’institut, de même que Youga Sow, directeur général de la cimenterie Sococim (filiale du français Vicat), Mohamed David Mbaye, à la tête de Rangold Resources Senegal, ou Abdoul Aziz, directeur général de Sabodala Gold Corporation.

 

Source : JeuneAfrique.com

 

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