Nafi Thiam: « C’est plus facile d’échouer quand vous êtes au sommet »

Jeudi, c’est au tour de Nafi Thiam d’entrer en lice aux championnats d’Europe à Berlin. Après sa médaille d’or olympique et son titre mondial à l’heptathlon, l’athlète mondiale de l’année veut également être pour la première fois au plus haut niveau aux championnats d’Europe.

« Mon objectif ici est encore une fois: être aussi difficile que possible à battre. Mais à l’heptathlon, il y a tellement de facteurs qui entrent en compte… », a expliqué l’athlète de 23 ans. « Je me sens bien et je n’ai aucune douleur. Nous verrons comment iront les choses jeudi et vendredi. »

L’élève de Roger Lespagnard pourrait à nouveau viser le record européen de 7.032 points (Carolina Klüft en 2007) à Berlin. L’année dernière à Götzis, elle a écrit l’histoire avec 7.013 points en devenant la quatrième athlète à franchir le cap des 7.000 points. Thiam n’a cependant aucun point en tête à Berlin. « Je ne sais pas combien de points seront nécessaires pour l’or. Mais ce que je sais, c’est que je ne regarde pas mes concurrentes, mais seulement moi-même. Je verrai bien ce qui est possible compte tenu des circonstances. »

Fin mai, Thiam s’est illustrée lors du prestigieux meeting de Götzis. Elle avait déjà obtenu tous ses records personnels à cet endroit. « Ce n’est pas le résultat d’une pression accrue sur les grands championnats. Ici à Berlin, le calendrier n’est pas idéal, nous commençons tôt. À Götzis, l’horaire est adapté aux athlètes disputant les épreuves combinées. »

À Götzis, Elle avait essayé une nouvelle version plus longue du javelot. À Berlin, elle a cependant choisi à nouveau une version courte. « Je vise maintenant le score le plus élevé possible. Changer de technique prend du temps. Après l’Euro, j’y travaillerai en tous cas. »

Après son titre mondial de la saison dernière à Londres, Nafi Thiam a reconnu qu’il était plus difficile d’apprécier le tournoi avec le statut de favori et la pression qui s’y ajoute. « Le stress en fait partie. Mais cela complique le fait de prester au top. Une fois que vous êtes à ce niveau, il est plus facile d’échouer », a conclu Thiam.
 
Nafissatou Thiam est la fille d’une mère belge (Danièle Denisty) et d’un père sénégalais. Elle a deux frères et une sœur. Son père étant retourné vivre au Sénégal, elle a été élevée, ainsi que sa sœur et ses frères par sa mère en Belgique.
 


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