CINEMA – Lancement du projet «Mobiciné : transformer l’accès et la distribution des films» : Pour l’autonomisation des jeunes entrepreneurs culturels

Promouvoir de jeunes entrepreneurs culturels sénégalais, c’est l’un des objectifs du projet «Mobiciné : Transformer l’accès et la distribution des films.» Hier, lors d’une conférence de presse, le président de l’association Culture Waw, porteur dudit projet, a fait savoir que ce dernier vise aussi à développer la distribution de films et l’accès au cinéma dans 6 régions du pays.

L’association Culture Waw, qui a bénéficié du soutien du Fonds international pour la diversité culturelle, a lancé son projet : «MobiCiné : transformer l’accès et la distribution des films.» L’objectif de ce projet est de développer la distribution de films et l’accès du cinéma dans 6 régions du Sénégal. Il s’agit de Saint-Louis, Matam, Kédougou, Ziguinchor, Kaolack et Thiès. Basé sur un système de cinéma itinérant, ledit projet cherche à autonomiser de jeunes entrepreneurs culturels sénégalais à travers des ateliers de formation et le déploiement d’unités mobiles et leur gestion commerciale. Selon le président de cette association, Ousseynou Thiam, l’une des particularités de ce projet c’est d’essayer de répondre à la demande en matière de cinéma à travers tout le pays. C’est donc la raison pour laquelle le choix a été fait de vouloir structurer et de transformer la diffusion et l’accès au cinéma dans les régions.

La phase-pilote du projet va se dérouler de juin 2018 à novembre 2019, une période durant laquelle MobiCiné va sillonner les 6 régions choisies afin d’identifier les meilleurs profils. D’après M. Thiam, dans chaque région, 10 jeunes entrepreneurs culturels seront sélectionnés puis formés. De même, le président de l’association Waw souligne qu’au sortir de la formation, les meilleurs profils identifiés se chargeront de la mise en œuvre. «Au total 60 jeunes seront formés et 18 seront retenus pour la mise en œuvre. La formation se fera sous plusieurs thématiques parmi lesquelles : les méthodes de recherche de financement, marketing et communication, régie générale, les techniques de diffusion de film, la création et la promotion de séances grand public», a-t-il expliqué. L’idée est de toucher toutes les régions du Sénégal, par exemple renseigne M. Thiam, «avec la création d’une unité à Ziguinchor on peut en créer d’autres dans les localités proches de cette région».

«On essaye de faire en sorte que les exploitants soient autonomes et qu’au sortir de la phase-pilote qu’ils soient en mesure de lancer des initiatives pareilles», a-t-il ajouté. Se réjouissant de la sélection de ce projet par le fonds international pour la diversité culturelle, le directeur de la Cinématographie, Hugues Diaz, soutient qu’il faut s’impliquer pour qu’il puisse réussir. Estimant que c’est un projet structurant et une réponse pour que  «la production cinématographique ait un droit de cité».

dkane@lequotidien.sn

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