Commune de Saint-louis : Le défi du déparasitage des animaux domestiques

Accompagner les éleveurs de Saint- Louis en termes de conseils sur le déparasitage, l’alimentation et la santé animale. Tel est l’objectif des consultations gratuites des animaux, organisées, samedi, par l’Amicale des étudiants vétérinaires de l’école d’élevage de la capitale du nord, dans le cadre de la « journée du technicien ».

Selon le président de l’Amicale des élèves vétérinaires, Mamadou Lamine Diémé,  il a été constaté que les éleveurs n’ont pas le réflexe d’entretenir régulièrement le cheptel. Ainsi, ces consultations vétérinaires gratuites ont-elles permis de déceler  et résoudre de nombreux cas de parasitage des animaux domestiques.

Le plaidoyer des élèves vétérinaires a tourné essentiellement autour de l’urgence et de la nécessité de maîtriser le parasitisme chez les ovins, caprins et bovins. Ceux-ci ont rappelé que les strongles gastro-intestinaux (vers parasites du tube digestif présents chez tous les ruminants ayant accès au pâturage) sont responsables chez les bovins, ovins et caprins d’infestations souvent insidieuses et chroniques qui affectent la production et le bien-être animal. 
Faute d’outils d’aide à la décision, les strongyloses digestives impliquent très souvent l’utilisation systématique d’anthelminthiques, sans analyse a priori de la situation. Cet usage non raisonné a des conséquences négatives en termes de développement de l’immunité, de résistances aux anthelminthiques, d’impact environnemental, de coût et d’image.
 
Ils ont précisé que la viande de mouton est particulièrement appréciée dans la plupart des pays car considérée comme noble, comparée à celle de bovin. De plus, dans certaines religions, le mouton joue un rôle très important. En effet, l’élevage des ovins est pratiqué dans plusieurs pays du monde non seulement pour la production de la laine mais surtout pour la qualité de sa viande qui est consommée lors des fêtes religieuses telles que la « Tabaski ». 

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Au Sénégal, ont-ils souligné, malgré l’importance du cheptel ovin, la population à majorité musulmane reste tributaire des importations de moutons des pays voisins comme le Mali, la Mauritanie, le Burkina Faso, voire le Niger. Une telle incapacité à couvrir les besoins nationaux est liée à des problèmes inhérents à l’élevage de cette espèce dont le parasitisme helminthique constitue l’une des contraintes majeures. Le parasitisme est considéré comme un élément essentiel de la gestion d’un troupeau de ruminants. Les helminthoses ont souvent un impact zootechnique difficile à évaluer car les mortalités sont rares et le diagnostic précis n’est pas souvent réalisé.
 
Mbagnick Kharachi DIAGNE
LE SOLEIL

 



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