« Autour de minuit », une scène « off » en mémoire de Habib FAYE

La traditionnelle scène Off « Autour de minuit » organisée chaque année durant le Saint-Louis jazz, à l’institut français de Saint-Louis, s’est tenue ce samedi à la mémoire du bassiste sénégalais Habib Faye décédé mercredi dernier à Paris a annoncé son initiateur le joueur de kora Ablaye Cissokho. 

 

« Cette année, il était prévu que notre grand frère et ami Habib dirige cette scène, car je ne devais pas être là à cette période. Il devait le gérer et à mon retour le 30 avril, on avait prévu de jouer ensemble. Mais Dieu en a décidé ainsi, quand je devais aller, cela n’a pas eu lieu et Habib n’est plus parmi nous », explique Ablaye Cissokho. 

 

Il ajoute qu’il a eu des « moments d’hésitation » pour honorer ce rendez-vous annuel, mais « on le fait aussi pour sa mémoire, car comme on dit en wolof +il n’a pas gâté la musique+, il a vécu dans cela, il ne savait faire que cela, on a vraiment une pensée pour un homme multidimensionnel ».

 

Le koriste raconte avoir eu beaucoup de plaisir à jouer avec le défunt bassiste avec qui il vient de terminer l’enregistrement d’un album fruit de leur collaboration musicale. 

 

Mais la sortie de cette production sera soumise à l’appréciation de la famille, mais pour le moment « on l’accompagne dans sa dernière demeure », dit-il. 

 

« On avait tout fini, il avait des projets de tournée nationale et internationale, des dates ont été annulées à l’annonce de son décès, mais un festival en France a maintenu la sienne pour lui rendre hommage », souligne Cissokho. 

 

Pour cette soirée hommage à Habib Faye à l’institut français de Saint-Louis, le joueur de kora a invité sur scène le batteur français Simon Goubert avec qui il a déjà sorti un album « Au loin » en septembre 2017. 

 

Il avait aussi au piano Sophia Domancich, à la contre basse Jean-Philippe Viret, au balafon Djiby Diabathé, aux percussions Ousmane Ba, etc. 

 

« C’est une petite scène avec tout son charme, ceci permet la possibilité de rencontre entre les grands noms de la musique et la nouvelle génération », dit-il.

 

Pour lui, « ceux qui nous viennent d’ailleurs avec ce qu’ils amènent et nous aussi, une occasion de présenter notre culture, nos instruments traditionnels, la scène nous donne stimule ». 

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APS
 



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