Rapport de l’ARMP : l’audit technique qui accable Mansour Faye, Serigne Mbaye Thiam et Diène Farba Senghor

Dans le rapport 2016, outre l’audit de conformité des procédures de passation, l’Autorité de régulation des marchés publics (ARMP), a fait réaliser, pour la première fois, des audits techniques auprès d’un certain nombre d’autorités contractantes (AC). Un audit technique portant sur des infrastructures réalisées par le groupe I, a concerné 8 marchés dans les domaines de l’hydraulique/assainissement et des aménagements hydroagricoles.

Dans le secteur de l’hydraulique et de l’assainissement que gère le ministre Mansour Faye, entre autres anomalies décelées dans les projets hydro-agricoles non cités, on peut révéler ‘’quelques malfaçons constatées au niveau des digues, signes d’un mauvais compactage, l’inexistence d’études préalables, l’usage de matériaux de qualité inferieure dans certains cas (granulats de latérite utilisés dans fabrication de béton)’’.

L’audit technique du groupe II concerne 7 marchés : 4 marchés portant sur la construction et/ ou la réhabilitation de collèges, lycées et salles de classe et 3 marchés de travaux d’extension ou de réhabilitation. Des marchés relevant des services du ministre de l’éducation nationale, Serigne Mbaye Thiam. Le rapport a montré des ‘’absences de plans architecturaux et béton arme visés ; une résistance à la compression du béton faible constatée à la suite de tests effectués ; une absence de documents attestant de la mise en place d’un dispositif de suivi rapproché des travaux par le maitre d’ouvrage ; une application de moins-values sur des montants importants à la suite d’une insuffisance dans le suivi des travaux par le maitre d’ouvrage ; des retards dans les délais d’exécution ‘’.

Et enfin, l’audit du groupe III qui concerne 6 marchés exécutés dans les secteurs de l’habitat social, des travaux de terrassement et voiries, domaines relevant du ministre Diène Farba Senghor. L’ARMP a déploré ‘’une malfaçon dans la plomberie, la menuiserie et l’étanchéité, notamment dans les marché de construction de logements sociaux ; un défaut de preuve sur les tests de laboratoire exigé des entreprises, conformément aux prescriptions techniques ; un retard dans l’exécution et dans la réception provisoire dans certains contrats ; une absence de mission de contrôle prévue’’.

L’Observateur


Laissez un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.