Licenciements de travailleurs: Wari vire 24 agents sans frais

Alors qu’il se bat pour racheter l’opérateur de téléphonie Tigo , le président directeur général de Wari Kabirou Mbdoji est en passe de licencier 24 agents sous prétexte d’une restructuration de la boite qui fait un chiffre d’affaires de 94 milliards de francs. le collectif des 24 agents de Wari a rendu visite hier à «l’As» pour dénoncer les conditions de leur éjection, mais aussi et surtout pour dire sa détermination à mener le combat pour que leurs droits soient respectés. Kabirou Mbodj risque fort d’augmenter le nombre de ses contentieux judiciaires s’il ne signe pas le protocole d’accord cadre qui lui a été soumis par le collectifs des 24 personnes qu’il veut licencier depuis le 16 janvier dernier sous prétexte d’une réorganisation. Très remontés contre leur employeur, le collectif des 24 agents de Wari a mandaté 3 des leurs pour dénoncer les conditions dans lesquelles on leur a notifié « la rupture de contrat». «Il n’y a pas eu, à l’interne, une note de service informant en amont les principaux concernés. Nous avons été mis devant le fait accompli», ont fustigé les représentants du collectif qui soupçonnent un forcing aux allures d’un règlement de comptes contre des travailleurs ayant sacrifié toutes leur vie pour faire de Wari un fleuron national. En outre, les mandataires du collectif ont regretté l’absence de cadre approprié pour discuter de «départ négocié » ou pour s’entendre sur un protocole de départ. Par conséquent, le collectif a refusé d’apposer sa signature sur le protocole de départ non lu qui leur a été soumis devant l’inspecteur du travail. « Nous avons refusé de signer le protocole de départ proposé par Wari car les 3 mois de salaires pour indemnité de départ anticipé sont insuffisant. Le salaire du mois de janvier ne doit pas être dans le protocole car nous avons travaillé tout le mois », insiste notre interlocuteur. Après leur refus de signer le protocole, la société Wari leur a notifié à nouveau un autre texte sans même le logo de l’entreprise. En lieu et place, le collectif a proposé un protocole cadre commun pour négocier à l’amiable les indemnités de départs dont le bonus de 24 mois. Pour le moment, en attendant une certification de licenciement ou une solution à l’amiable, les 24 agents concernés sur les 130 que compte Wari, respectent les horaires de travail non sans subir des dommages collatéraux de leur combat. Le collectif a remarqué que depuis vendredi dernier qu’ils sont été déconnectés du réseau, leurs mails bloqués. C’est pourquoi, ils ont fait constater cela par huissier. Du reste, le collectif met en garde le PDG de Wari Kabirou Mbodj, responsable de règlement de compte pour « délit d’amitié » ou de proximité supposé avec un directeur démissionnaire. Les déflatés de Wari menacent de saisir la justice et tient l’opinion à témoin. « On accepte d’être viré, mais dans des conditions acceptables. Sinon nous tenterons une action en justice contre Wari », crient-ils leur rage.


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